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Publié le mercredi 21 décembre 2005
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Cette conférence a eu lieu lors des 6e Rencontres européennes des artistes organisées par l’Adami à Cabourg. Pour ne pas vivre la délocalisation de la production artistique comme une fatalité, il convient d’envisager des solutions. La situation des compositeurs de musiques de films a été plus particulièrement évoquée.
Depuis un certain nombre d’années, on constate un fort accroissement de la délocalisation de la production artistique et plus particulièrement de la production audiovisuelle. Ce phénomène a commencé à la fin des années 1990 pour atteindre son paroxysme en 2003-2004. Si une délocalisation artistique est parfois légitime (intérêt des décors naturels de certains pays étrangers), il convient en revanche de trouver une solution à celle motivée par des considérations purement financières (…)
Le crédit d’impôt récemment mis en place aurait déjà permis un retour sur le territoire français de nombreuses productions. Toutefois, il est fort probable que son régime soit réformé à l’initiative de la Commission européenne.
La plupart des intervenants s’accordent à relever les effets positifs du système d’aides régionales dont le régime ne devrait pas être modifié par la Commission européenne.
On pourrait imaginer également l’introduction de critères de localisation pour bénéficier du compte de soutien géré par le CNC.
S’agissant plus particulièrement de la musique de films, il a été proposé par l’UCMF la constitution d’un fond alimenté par les sociétés de gestion collective, les collectivités locales, etc… permettant de compenser les différences de rémunération entre musiciens français et étrangers.
Il faut garder à l’esprit qu’il est particulièrement difficile de freiner la délocalisation vers d’autres pays de l’Union européenne dans un contexte de libre concurrence.
Il convient de réduire les effets pervers de la concurrence dans le secteur culturel via une coopération syndicale accrue aux fins d’harmoniser les différentes législations au sein de l’Union et équilibrer les niveaux de rémunération des artistes-interprètes.
Parallèlement, il est plus que souhaitable de procéder à une politique incitative afin d’attirer les productions étrangères sur le territoire français.
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.