Votre panier est vide
Publié le mardi 10 novembre 2009
Version imprimable
Une enquête menée sur les adolescents en Pays de la Loire dévoile, chiffres à l’appui, les types de comportement d’un "jeune" face à son écoute et ses consommations musicales. L’étude s’attarde plus particulièrement sur la gestion des risques auditifs et préconise quelques pistes de développement du dispositif Peace & Lobe.
Réalisée par Gérôme Guibert, Delphine Lambert et Emmanuel Parent [1] pour Le Pôle, cette étude de cas régionale met en avant des données qui donnent quelques indices sur le comportement global des adolescents en matière de pratiques et de goûts musicaux.
L’enquête confirme que cette tranche de population fréquente relativement assidûment les salles de concerts et les bars musicaux, pratique souvent un instrument, téléchargent et achètent des disques, écoute principalement du rock et du rap…
Ainsi, sur une population de 284 896 élèves scolarisés dans l’enseignement
secondaire à la rentrée 2008 en Pays de la Loire :
148 000 élèves se sont rendus à un
concert de musiques actuelles au
cours des douze derniers mois
210 000 collégiens et lycéens
téléchargent de la musique sur
internet et 174 000 achètent des CD
32 000 adolescents jouent dans un
groupe de musique
Elle indique également quelques données moins habituellement délivrées avec précision :
la durée moyenne d’écoute quotidienne de musique sur la population étudiée est de 2 heures
92% de ces adolescents écoutent la radio
L’un des objectifs de l’étude était d’évaluer les risques auditifs liés aux pratiques musicales des adolescents, et l’impact de la campagne de prévention mise en oeuvre par le dispositif Peace and Lobe depuis 2008.
Les résultats indiquent que près de 90% des jeunes écoutent de
la musique à un volume "fort" ou "moyen" et que 77% des adolescents ressentent des effets négatifs sur leur santé suite à
une exposition sonore. La tendance pourrait être encore plus alarmiste quand on sait que, passés 18 ans, ce sont 100% des élèves qui ont déjà ressenti ces problèmes de santé, et que très peu d’entre eux consultent un spécialiste.
La nouveauté, fruit des expériences personnelles et des campagnes de sensibilisation Agi-Son et Peace & Lobe, est que dorénavant 78% des personnes interrogées déclarent vouloir changer leurs pratiques d’écoute…
Ce dernier chiffre confirme qu’il est bien nécessaire que des campagnes comme celle du dispositif Peace & Lobe se poursuivent, et les auteurs de l’étude vont plus loin en proposant quelques pistes de réflexion pour que le dispositif se recentre vers les populations les plus "à risques" à travers des concerts Peace & Lobe modulables selon les lieux et les publics.

[1] Rapport issu de l’exploitation des questionnaires distribués dans le cadre du spectacle Peace & Lobe (saison 2008-2009). Cette enquête a été réalisée sous la direction scientifique de Gérôme Guibert et Emmanuel Parent, chargés de l’observation au Pôle. Les données ont été exploitées par Delphine Lambert, stagiaire à Murailles Médias entre mars et juin 2009.
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.