Les acteurs des musiques actuelles et de la culture continuent à se mobiliser

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Publié le mercredi 28 mars 2007

Politiques culturelles

Nous avons déjà relayé depuis quelques mois les initiatives de nombreux acteurs culturels. A trois semaines du 1er tour des élections présidentielles, retour sur les programmes culturels des candidats et sur la mobilisation du secteur des musiques actuelles.

Les multiples mobilisations

Côté disque, l’UPFI avait adressé en février un message aux candidats à la présidence en formulant une demande explicite en faveur des indépendants : "100 millions de financement pour survivre".
Côté spectacle, le Fédurok a envoyé aux candidats une lettre contenant cinq questions :
- Considérant le caractère particulier des arts et de la culture, êtes-vous favorable à ce qu’une loi réglemente et limite les possibilités de regroupements ou de partenariats du type de ceux cités ci-dessus [NDLR : favorisant la concentration économique] ?
- Avez-vous l’intention, si vous êtes élu, d’inscrire un rééquilibrage financier [en faveur des musiques actuelles] comme une priorité ?
- Pouvez-vous nous dire si le développement du dispositif SMAC, en nombre et en intervention financière, est pour vous un objectif ?
- Le soutien de l’Etat, conjugué à des soutiens des collectivités locales, pour pérenniser ces lieux ou les développer en nombre est-il pour vous un objectif ? Avez-vous l’intention de débloquer des crédits spécifiques, en investissement et en fonctionnement ?
- Une taxe fiscale sur les abonnements « accès à internet » et sur les abonnements « téléphone mobile », redistribuée vers l’intérêt général artistique et éducatif vous paraît elle une solution à étudier ?
A l’heure actuelle, seul Olivier Besancenot y a apporté ses réponses.

Technopol, association au service de la culture électro, interpelle aussi les candidats, à la fois sur des questions concernant l’ensemble de la filière musiques actuelles que sur des problématiques propres aux musiques électroniques, comme celle du statut du DJ, l’intégration des mixs d’artistes français aux quotas radios, etc…
Zone Franche, réseau de 200 professionnels des musiques du monde, apostrophe ces mêmes candidats sur la situation difficile des musiques du monde en France, notamment concernant la circulation des artistes sur notre territoire.

Plus globalement, l’Adami et ceratins syndicats d’artistes (dont le SNAM-CGT) se sont aussi exprimé pour défendre les droits de propriété intellectuelle des artistes-interprètes. Plus récemment, une 50aine d’organisations représentants l’image fixe, la presse, l’audiovisuel, le cinéma, la musique et le théâtre (dont la Sacem, l’Adami, la Spedidam, la SPPF, la CSDEM, le SFA…) ont lancé une campagne, sur fonds de présidentielles, pour que le principe de copie privée soit mieux connu et défendu.

Les élus locaux de la FNCC rappellent l’Etat à ses responsabilités et revendiquent une nouvelle place pour les collectivités territoriales dans les affaires culturelles. Ils pointent un manque d’ambition, et réclament davantage de responsabilités, d’innovations et de moyens dans les politiques culturelles conduites en France pour "permettre un accès à tous à des biens et pratiques culturels riches et variés".

Les représentants du monde associatif (tous secteurs confondus) ont quant à eux accueilli en janvier derniers certains candidats lors du rassemblement "2007-2012, que serait la vie sans les associations ?". Vous pouvez d’ailleurs retrouver en vidéo leur interventions à propos de ce secteur à l’économie mixte et non lucrative, si importante au sein du secteur musical.

Les programmes des candidats

Pour ce qui est de mieux connaître les programmes des candidats en matière de culture, la SACD a monté un site qui qui recense et confronte les programmes de chacun.
Le Forum Permanent pour l’Education Artistique (FPEA) a adressé un questionnaire aux candidats à l’élection présidentielle concernant l’éducation artistique et culturelle des jeunes. L’esprit de cette démarche est de faire connaître, dès que possible, les propositions des candidats et des partis politiques qu’ils représentent aux acteurs directs de cette mission formatrice en direction des jeunes (enseignants/artistes/ responsables culturels et éducatifs).
Pour finir, la chaîne de télévision publique ARTE accueille jusqu’au 20 avril, certains candidats à s’exprimer sur ce sujet dans son émission "le Journal de la culture". Les candidats de l’UMP et du PS seront les derniers à passer, respectivement le 13 et le 20 avril.

Pour rappel, le 1er tour de l’élection aura lieu le 22 avril.