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2003-02

Le reseau européen des musiques et danses traditionnelles

Publié dans Planètes Musiques, février 2003

Philippe Fanise : Directeur artistique de la Mission des musiques et danses traditionnelles de l’Arcade (Provence-Alpes-Cote d’Azur), Philippe Fanise est également l’un des coordinateurs fondateurs du Réseau Européen des Musiques et Danses Traditionnelles

Sommaire

Rappel historique

La structuration

Le programme de coopération

Les actions

Les valeurs du réseau
- Unité• /• Diversité
- Tradition• /• Création

Une priorité• : les jeunes musiciens

Les difficultés

Le Réseau et la Commission Européenne

Les deux ailes de l’Europe


L’histoire du Réseau Européen des musiques et danses traditionnelles se situe à l’intersection de l’évolution des musiques traditionnelles en France et en Europe, et d’une nouvelle dynamique culturelle européenne favorisée par la place nouvelle accordée à la Culture dans les Traités de Maastricht (1992) et d’Amsterdam (1999) de l’Union Européenne. Cette place, bien que relativement faible sur le plan financier, mais importante sur le plan de la reconnaissance institutionnelle et du soutien apporté aux outils de coopération transnationale, a permis le développement d’un nombre important de réseaux européens dans tous les domaines de la culture. La volonté, affirmée dans l’article 128 sur la Culture du Traité de Maastricht, de contribuer à « • l’épanouissement des cultures des Etats membres dans le respect de leur diversité nationale et régionale, tout en mettant en évidence l’héritage culturel commun•  » n’a pas échappé aux initiateurs du Réseau Européen de musiques traditionnelles, car quel autre domaine musical que les musiques traditionnelles, pouvait mieux exprimer à la fois cette diversité régionale et cet héritage culturel commun des peuples de l’Europe• ?

Rappel historique

Le Réseau européen des musiques et danses traditionnelles a été fondé à l’initiative française de la Fédération des associations de musiques et danses traditionnelles (FAMDT), dont le Conseil d’Administration, réunissant Centres régionaux et associations, a proposé en 1996 la tenue en France des Premières Assises Européennes de Musiques et Danses Traditionnelles. Un collectif européen de préparation a réuni plusieurs personnes et associations de Grèce, Italie, Grande Bretagne, Suède, Autriche, France, Belgique, Irlande et Espagne (Catalogne). Soutenues par le programme Kaléidoscope de l’Union Européenne, les Assises ont réuni, en Novembre 1997, environ 250 participants venus de plus de 15 pays, et ont été accueillies par la Région Languedoc-Roussillon à Perpignan, ville choisie pour sa situation frontalière franco-espagnole et la vitalité de ses traditions transfrontalières catalanes et gitanes. Les travaux réalisés dans les 8 ateliers (circulation des artistes en Europe, musiques des diasporas et immigration, valorisation des cultures traditionnelles dans la politique européenne, patrimoine, formation/enseignement, supports d’information, éditions/ publications, danse traditionnelle) ont constitué les axes fondamentaux de la constitution d’un premier Réseau informel, dont la première rencontre publique a eu lieu à Stockholm en mars 98 sur la question des droits, en marge d’une Conférence intergouvernementale de l’Unesco sur les politiques culturelles pour le développement.

La structuration

La seconde phase, de 1998 à 2000, s’est attachée à structurer le Réseau autour de la rédaction d’une Charte commune, définissant la philosophie, les valeurs partagées et les grandes orientations, et à élaborer les statuts d’une association support du Réseau. Plusieurs réunions à Bruxelles, Paris, Budapest, Vercelli ont été nécessaires pour élaborer la Charte (voir extraits dans l’encadré), compte tenu de la disparité des situations, de la nécessité de bien se connaître pour avancer ensemble, et de questions de vocabulaires et concepts diversement appréhendés (les termes « • traditionnel, folklore, folk, musiques du monde•  » renvoient à des réalités et des perceptions différentes selon les régions, nations et langues• !) . Parallèlement le programme européen Raphael a permis de financer en 1999 la publication de la Route Européenne des musiques et danses traditionnelles, valorisant une trentaine de grandes et petites manifestations de qualité à travers toute l’Europe. Le premier Conseil d’administration réunit des membres venus de 15 pays et choisit comme président Jany Rouger, directeur de la FAMDT.

Le programme de coopération

Depuis 2000 le Réseau Européen est entré dans une troisième phase d’action plus concrète, rendue possible par l’obtention d’un financement de la Commission Européenne (Culture 2000) accordé jusqu’en juin 2003, qui porte sur un programme triennal de coopération transnationale et pluriannuelle, actuellement en cours de réalisation. La coordination globale et la gestion sont assurés par la FAMDT, mais les axes de développement sont coordonnés par des groupes de travail transnationaux pilotés par des associations de pays différents• : information et nouvelles technologies (coordination suédoise)• ; transmission et formation (coordination irlandaise)• ; soutien aux jeunes artistes (coordination italienne)• ; diffusion et circulation des œuvres (coordination française). Un groupe de travail franco-britannico-suédois s’est également constitué pour développer un travail spécifique sur la dimension multiculturelle, à partir des régions de Stockholm, Aix-Marseille et Londres.

La dynamique actuelle du Réseau repose sur l’implication de personnes et d’associations en majorité originaires de pays nordiques (Norvège-Suède-Finlande), de France et d’Italie, d’Irlande et d’Angleterre. La Hongrie, l’Autriche, l’Allemagne, l’Espagne et le Portugal sont également présents dans le Réseau. Partenariats et contacts se multiplient avec la Grèce, la Bulgarie, la Roumanie, l’Albanie, la Turquie, et peu à peu avec l’ensemble des pays de l’est européen et de la Méditerranée.

Les actions

Le travail d’un réseau ne s’évalue pas seulement à la quantité de documents, de publications ou de manifestations nouvelles produites, mais à la qualité, à la richesse des échanges générés, et à leur pouvoir d’ouverture, voire de transformation de l’approche, de la conscience d’un domaine culturel souvent confiné dans des territoires, des géographies, ou des idéologies réduites. Le travail du Réseau est avant tout de « • produire de la rencontre•  » à l’intérieur d’un domaine menacé par le cloisonnement.

C’est pourquoi une part importante des activités du Réseau est consacrée à l’organisation de rencontres• européennes : rencontres/séminaires de formateurs à Londres (2001), Galway (2002) et prochainement en Finlande (2003), rencontres de jeunes musiciens dans le Piémont Italien (2001), à Parthenay (2002) et prochainement à Segovia (2003), rencontres multiculturelles à Zaragoza (2000), Stockholm (2001) et Aix en Provence (2002). Chaque rencontre donne lieu à la fois à des témoignages d’expérience, des réflexions communes, la définition de projets nouveaux, mais aussi à des temps de musique, publics et privés, valorisant à la fois des musiciens du pays d’accueil et des musiciens venus d’autres pays d’Europe, créant ainsi de nouveaux contacts directs entre artistes.

Le Réseau produit également de l’information sur son site Internet (www.eurotradmusic.net) et sa lettre d’information. Il doit publier en 2003 une étude comparative de quatre lieux de formation supérieure aux musiques traditionnelles (Irlande, Finlande, France, Grèce), une liste européenne de labels de musiques traditionnelles, ainsi que deux CD thématiques, consacrés l’un au violon, l’autre à la voix en Europe.

Les valeurs du réseau

Les principales valeurs défendues à l’échelle européenne par le Réseau se retrouvent autour de deux « • principes duels•  » essentiels.

Unité• /• Diversité

Le principe « • Unité• /• Diversité•  » qui revient à ne pas considérer le patrimoine traditionnel européen seulement comme une addition de patrimoines locaux distincts et autarciques, d’identités étanches, mais aussi comme un « • ensemble organique•  » de cultures vivantes reliées entre elles par de multiples influences, sources communes et échanges permanents. D’où un extraordinaire paysage musical combinant diversités et parentés, différences et ressemblances, enrichi aujourd’hui par l’apport de musiques venues du monde entier, via l’immigration et la vie culturelle planétaire. D’où le bien fondé d’une coopération qui n’associe pas en fait des cultures étrangères l’une à l’autre, mais les expressions diverses d’un même ensemble culturel européen, transcendant les frontières des États, des religions et des cultures. D’où l’importance dans le Réseau d’une approche multiculturelle et transculturelle des musiques traditionnelles valorisant la diversité locale du microcosme européen, et de toutes les expressions minoritaires, qu’elles soient régionales ou communautaires.

Tradition• /• Création

Le principe « • Tradition• /• Création•  » est également très important. Les musiques traditionnelles vivantes ne sont pas un repli, un refuge dans le passé, s’opposant aux temps présents ou à la modernité. Elles sont au contraire le renouvellement permanent et contemporain de sources vraies, ancrées dans notre humanité, héritées de notre histoire locale et mondiale, appelées à se transformer sans cesse, en fonction de l’évolution du monde et du pouvoir créatif des individus. Le traditionalisme et l’attachement pathologique au passé, tout autant que l’oubli et le rejet des racines culturelles sont , pour des raisons opposées, nuisibles à la vitalité des musiques traditionnelles. Le concept d’« • héritage vivant•  » suppose donc à la fois un devoir de mémoire, de collecte, de préservation et de transmission du patrimoine, mais aussi la liberté de son usage. Un vrai musicien traditionnel n’est pas le clone de ses prédécesseurs.

Une priorité• : les jeunes musiciens

Les jeunes musiciens traditionnels sont une priorité du Réseau. D’une part parce qu’aucune musique traditionnelle ne peut vivre ou survivre sans la formation des nouvelles générations, d’autre part parce que le renouvellement nécessaire de la musique traditionnelle passe par l’apport régénérateur de jeunes musiciens, porteurs de pratiques, d’esthétiques, d’environnements nouveaux. Après les générations du vingtième siècle marquées par le folklore et le revivalisme, nous sommes entrés au XXIe siècle dans une ère de jeunes musiciens de plus en plus imprégnés de musiques traditionnelles et actuelles de l’Europe et du Monde. Les musiques traditionnelles étant liées à leur environnement, cette évolution n’a en soi rien d’anormal et ne constitue pas une rupture avec le passé, à condition de continuer à transmettre et valoriser la richesse patrimoniale des sources traditionnelles. A l’époque de l’Euro et de la mondialisation, il est non seulement inévitale mais normal que les musiques traditionnelles, comme toute expression culturelle, s’européanisent et se mondialisent. Sinon elles sont condamnées à disparaitre, ou n’etre plus que le souvenir nostalgique d’une époque révolue, se confondant ainsi à des musiques « • anciennes•  » .

Les rencontres organisées en Italie et en France auprès d’une centaine de jeunes musiciens de haut niveau, venant de toute l’Europe, avec un encadrement de musiciens créateurs tels que Miqueu Montanaro, Paul James, Giovana Marini, Jakes Aymonino etc, ont permis à ces jeunes, pour beaucoup futurs professionnels, de vivre des expériences artistiques et humaines inoubliables d’ouverture aux autres traditions et de création commune, mais aussi de se détacher d’une vision trop identitaire et géo-patrimoniale de la musique traditionnelle, encore très dominante dans certaines régions d’Europe. L’expérience la plus marquante, mais aussi la plus controversée, à l’intérieur comme à l’extérieur du Réseau, a été la création à Vercelli en juin 2001 d’un ensemble instrumental et vocal de onze jeunes musiciens traditionnels professionnels venant de dix pays différents (EYFO, European Youth Folk Orchestra) confié à un jeune musicien arrangeur suédois, Pà¤r Moberg, qui a composé un programme musical « • européen•  » reliant des éléments musicaux traditionnels fournis par chaque musicien. Etonnante rencontre entre la vielle française et le nyckhelharpa suédois, le piffero italien et le violon harmonique norvégien, la bourrée auvergnate, la polska suédoise et les rythmes ibériques, qui séduit jeunes musiciens et auditeurs, mais suscite des débats animés entre créateurs, musicologues et enseignants.

Les difficultés

Elles sont évidemment nombreuses, comme dans tout Réseau international, mais fort heureusement s’effacent le plus souvent derrière la motivation commune, l’intérêt des découvertes et la volonté d’avancer ensemble.

Ces difficultés sont à la fois le reflet de la précarité matérielle d’un secteur souvent peu structuré, peu soutenu, et le reflet de la complexité d’une Europe en chantier, qui se construit dans l’action.

Certaines difficultés sont liées à la disparité des moyens et structures associés. Quelques pays, comme la France, l’Angleterre ou les pays nordiques, sont assez structurés, fédérés, et relativement bien soutenus par les pouvoirs publics locaux et nationaux. Dans d’autres pays, trouver un interlocuteur pour l’ensemble du pays est difficile, comme en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Autriche, où les cultures régionales sont indépendantes et souvent morcelées. Dans les pays d’Europe Centrale et Orientale les anciennes structures de formation, de diffusion, de recherche, se sont considérablement affaiblies économiquement depuis la chute du communisme, et, sauf dans le cas de la Hongrie (qui reste malgré ses difficultés l’un des pays de pointe en Europe) ne peuvent participer à des projets de coopération que s’ils reçoivent des aides de l’Europe ou de partenaires de l’Ouest. Les musiques traditionnelles, sauf exceptions, ont de la peine à trouver leur place dans une économie culturelle dominée par les lois du marché.

Il faut cependant remarquer que les pays aux traditions musicales les plus vivantes sur le terrain (l’Irlande ou la Grèce, par exemple) ne sont pas nécessairement ceux où la structuration et l’aide publique sont les plus fortes. La faiblesse des moyens « • officiels•  » n’empêche pas une tradition musicale de s’exprimer. Inversement on ne fait pas vivre ou revivre une tradition avec uniquement des subventions. Il n’est pas mauvais en soi que les musiques traditionnelles gardent une certaine liberté, une certaine distance par rapport aux pouvoirs et institutions, car les tentatives d’instrumentalisation idéologique ou politique de la musique traditionnelle ne sont pas rares.

Sur le plan du fonctionnement technique, la charge que représente la gestion et la coordination administrative du réseau par une seule association, comporte des risques, et il semble préférable d’imaginer un fonctionnement plus fédératif, répartissant le poids du Réseau en divers points de l’Europe.

Le Réseau et la Commission Européenne

La relation du Réseau avec la Commission Européenne fonctionne sur un principe de réciprocité.

D’une part ce que le Réseau reçoit de l’Europe• : une reconnaissance parmi les grands réseaux culturels de l’Europe aux côtés des grands réseaux de théâtre ou de diffusion, (ce qui n’est pas toujours le cas dans les politiques culturelles nationales et régionales ), un soutien financier répété (Kaléidoscope, Raphaà« l, Culture 2000) qui permet notamment de financer rencontres et déplacements de tous, (condition importante de bon fonctionnement d’un réseau), ainsi que l’invitation de la Commission Européenne à participer à des rencontres et forums culturels européens…

D’autre part ce que le Réseau apporte à l’Europe• : une meilleure connaissance d’un secteur culturel souvent méconnu et objet de nombreux préjugés, des propositions concrètes pour une politique culturelle européenne valorisant l’unité dans la diversité, une expérience originale de travail en coopération transnationale, la mise en valeur d’une expression culturelle importante pour des régions ou des populations spécifiques (milieu rural, minorités, gens du voyage, diasporas, immigrés), un esprit de coopération « • équitable et durable•  » avec les pays d’Europe de l’Est et du Sud (qui ne sont pas en position d’infériorité par rapport à l’ouest dans le domaine des traditions musicales) et enfin une expertise proche du terrain. C’est ainsi que le Réseau a fourni plusieurs experts pour la réalisation du CDrom « Moments de musique traditionnelle en Europe » produit conjointement par le Conseil de l’Europe et la Commission Européenne.

Les deux ailes de l’Europe

L’élargissement vers l’Est et la Méditerranée est, avec la refonte des institutions l’enjeu européen majeur des années à venir. Or il serait important de ne pas confondre Europe et Occident. Il existe aussi une aile orientale de l’Europe. Cela s’entend notamment dans les musiques traditionnelles vivantes de l’Europe, à condition de les entendre toutes. L’Europe n’est pas seulement occidentale, culturellement et artistiquement, et elle partage aussi avec le monde Méditerranéen et le Proche-Orient une dimension orientale, qui s’enracine dans des valeurs culturelles et spirituelles héritées du monde grec et chrétien, mais aussi des cultures juives et de l’Islam.

Si la vision culturelle occidentale « • anglo-latino-germanique•  » domine actuellement l’Europe et constitue la pensée dominante de la construction européenne, il ne faut croire pour autant qu’elle représente l’Europe entière, notamment dans le Sud et l’Est de l’Europe. Alors que les centres de gravité administratifs de la construction européenne se trouvent à Bruxelles et Strasbourg, les « • centres de gravité•  » ou mieux les « • centres énergétiques•  » de la culture européenne, notamment en musique traditionnelle, se trouvent partout, et souvent aux quatre coins de l’Europe, de l’Irlande à la Bulgarie, de l’Andalousie à la Scandinavie, jusqu’aux Iles créoles des Antilles et de l’Océan Indien. En culture la périphérie est aussi, et souvent plus créative que le centre.

Certaines musiques européennes sont manifestement des langages musicaux au style fortement oriental ( Grèce, Balkans, flamenco), alors que de nombreuses musiques traditionnelles de l’Ukraine, ou de la lointaine Russie, sont très occidentales dans leur langage harmonique et rythmique. Les unes ne sont ni plus ni moins européennes que les autres. Quant à la Turquie, son influence musicale continue d’imprégner une grande partie de l’Europe orientale et à gagner de plus en plus l’ouest et le nord de l’Europe à travers le succès des musiques dites Balkaniques.

L’Europe n’est pas vraiment un continent géographique aux contours définis, mais davantage un concept dont les limites sont virtuelles et fluctuantes au gré de l’histoire. Les frontières de l’Europe n’ont guère d’existence ni de sens dans le domaine des musiques traditionnelles, qui comme les oiseaux, se soucient bien peu des limites administratives. S’ouvrir progressivement à la coopération avec tous les pays de l’Est européen et de la Méditerranée est une nécessité future pour un Réseau Européen de musiques traditionnelles. Car en fait il ne s’agit pas vraiment de s’élargir, mais bien de retrouver la taille et le rayonnement normal de l’Europe culturelle, celle que défend le Conseil de l’Europe depuis sa fondation.

Enfin à l’heure où le terme de musiques du monde tend à remplacer de plus en plus celui de « • musiques traditionnelles•  » , il pourrait sembler un peu anachronique et désuet de s’interroger sur l’élargissement à seulement quelques pays européens alors que les enjeux culturels et artistiques de l’Europe actuelle se situent bien à l’échelle du Monde. A une époque charnière où l’hégémonie grandissante d’une petite partie dominante du monde, la disparition des cultures minoritaires et la « marchandisation » de toute musique menacent la diversité et la créativité de notre patrimoine musical « • mondial•  » • !

Philippe FANISE

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