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Publié le jeudi 1er décembre 2005
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Le cabinet américain Jupiter Research a publié une étude ciblée sur les pratiques des internautes européens. Cette enquête indique notamment que les 15-24 ans sont tellement habitués aujourd’hui à télécharger de la musique gratuitement ou à graver des CD que cela pourrait constituer une "bombe à retardement" pour l’industrie phonographique.
On découvre dans cette étude que les internautes européens (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne et Suède) de 15-24 ans ont tant intégrer la notion de gratuité dans leurs pratiques que cela pourrait constituer un danger pour l’avenir des rémunérations liées à la musique.
C’est en effet chez les 15-24 ans que la pratique de l’échange gratuit de fichiers musicaux est la plus répandue (34%). Toutes générations confondues, 5% des consommateurs de musique téléchargent depuis les sites payants alors qu’ils sont trois fois plus nombreux (15%) à s’échanger des fichiers gratuits.
De 2002 à 2005, le partage de fichiers a décliné de seulement 0,4% sur les principaux marchés européens alors que la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI) a entamé en 2003 des actions en justice contre les "pirates".
Pays par pays : en Espagne, le pourcentage d’internautes s’échangeant de fichiers est passé à 32% en 2005, contre 22% en 2002. En Allemagne, l’évolution a été inverse (de 18% à 13%, en trois ans), alors qu’en France la situation a peu changé (de 21% à 20%).
Selon Mark Mulligan, l’auteur de l’étude, il s’agit d’"une bombe à retardement démographique" pour l’industrie, alors que celle-ci mise justement sur l’arrivée à l’âge adulte de nouveaux consommateurs au pouvoir d’achat renforcé.
A noter cependant qu’un internaute interrogé sur dix est prêt à payer pour télécharger.
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.