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Publié le lundi 30 mai 2011
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C’est sur le site de Musique Info que l’on a pu apprendre que le ministère de la Culture venait de confier à Jacques Renard, directeur du CNV, une "mission d’étude sur la situation actuelle de la billetterie du spectacle vivant, physique et dématérialisée."
Dans cette lettre de mission, le ministère de la Culture et de la Communication a insisté pour que les professionnels concernés soient consultés, notamment en vue d’obtenir une clarification des pratiques de second marché.
Selon Le Syndicat national des indépendants de la billetterie (SNIB) : "l’appellation « second marché » est utilisée par analogie avec le marché de l’art pour désigner le commerce de billetterie de spectacle par des structures commerciales indépendantes, généralement lorsque la billetterie allouée aux réseaux de distribution « classiques » (le premier marché) est épuisée".
Cette mission est proposée alors que, dans le cadre du projet de loi LOPPSI 2, des sénateurs avaient présenté un amendement visant à interdire la revente via "un réseau de communication au public en ligne" de billets de manifestations culturelles, sportives ou commerciales, prétextant (entre autres) que : "la revente sur Internet de billets à des prix prohibitifs constitue une source d’enrichissement illégitime pour des individus qui ne supportent aucun des coûts d’organisation de la manifestation. » mais aussi la mise en échec des « politiques tarifaires mises en place par certains organisateurs afin de permettre le plus large accès de tous aux manifestations organisées".
Le Conseil Constitutionnel saisi en février dernier a démontré que cet article est contraire à la Constitution.
Dans ce contexte, la mission de Jacques Renard risque de s’avérer difficile, puisque le Prodiss, sur son site, affirme : "Face à la recrudescence de plaintes de spectateurs floués, la décision du Conseil constitutionnel dans le cadre de la LOPPSI 2 reporte le débat. La revente non autorisée de billets de spectacles est aujourd’hui un fléau pour les concerts et les spectacles d’humour." Alors que selon le SNIB : "Nombre de difficultés que peuvent rencontrer les structures du second marché sont en fait dues non pas à leur activité en soi, mais à l’attitude de certains producteurs de spectacles ou enseignes du premier marché qui tentent de la désorganiser par tous les moyens : dénigrement, annulation de commandes, rupture brutale de relations commerciales établies, refus de facturation, etc.", rappelant que "si le second marché existe, c’est précisément parce que la valeur faciale du billet reflète rarement l’état réel de l’offre et de la demande existant pour certains spectacles […] la revente réellement illégale de billets est déjà répréhensible de deux façons : par le biais du délit de travail dissimulé et par le biais de la vente à la sauvette. [1]"
Pour Musique Info cependant : "les professionnels du secteur sont aujourd’hui en passe d’obtenir ce qu’on leur promet depuis déjà plusieurs années : une concertation sur le second marché de la billetterie." En effet, Jacques Renard aurait annoncé : "Je recevrai 30 à 40 représentants de structures très diverses, distributeurs de billets, producteurs de spectacles, organisations syndicales" mais aussi des acteurs du second marché.
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)