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Publié le mardi 11 mai 2010
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Le Snep a annoncé, au début du mois, des chiffres encourageants pour le marché de la musique enregistrée : avec un chiffre d’affaires de 128.6 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année, le marché du support augmente de 4,3 % et celui du numérique de 28,7 %.
(ventes gros éditeurs H.T. nettes de retours et remises)
Au cours du premier trimestre 2010, le marché de gros de la musique enregistrée a représenté 128.6 millions d’euros, dont :
105.5 millions d’euros pour le marché physique (+4.3 %),
23.1 millions d’euros pour le marché numérique (+28.7 %).
Aujourd’hui, le chiffre d’affaires de la musique enregistrée est composé par les ventes physiques à hauteur de 82 % et par les ventes numériques à hauteur de 18 % (contre respectivement 85 % et 15 % au premier trimestre 2009).
LES VENTES PHYSIQUES DE MUSIQUE ENREGISTREE : 105.5 millions d’euros (+ 4.3 %) (Ventes gros H.T., nettes de retours, remises et ristournes)
Pour la première fois depuis 2005, le marché physique connaît une progression.
La hausse de 4.3 % du marché se décompose en :
pour le marché audio : +3.8 %
pour le marché vidéo : +8.7 %
Le marché audio progresse de 3.8 %
Le chiffre d’affaires des singles perd 16 % de sa valeur
Le chiffre d’affaire des albums progresse de 4 %
Le marché vidéo : +8.7 %
Répertoires : baisse du classique et de l’international compensée par la progression du répertoire francophone.
Le chiffre d’affaires classique : -7.2 %
Au cours de ce premier trimestre 2010, le répertoire classique a réalisé un chiffre d’affaires de 8.7 millions d’euros contre 9.4 millions en 2009, 11 millions en 2008, 14 millions en 2007 et 25 millions en 2006. La part de marché de ce répertoire perd un point, passant de 9.3 % à 8.2 %.
Le chiffre d’affaires de la variété francophone : +10.8 %
Au cours de ce trimestre, le chiffre d’affaires francophone progresse de 10.8 % passant de 59 millions d’euros en 2009 à 65 millions d’euros en 2010.
Le chiffre d’affaires de la variété internationale en légère baisse -4 %
Compte tenu des évolutions, la part de marché du répertoire francophone au sein des ventes de disques de variété gagne 4 points, passant de 64 % en 2009 à 68 % en 2010.
LES VENTES NUMERIQUES DE MUSIQUE ENREGISTREE : 23.1 millions d’euros (+28.7 %)
Les ventes numériques de musique enregistrée du premier trimestre 2010 ont représenté un chiffre d’affaires de 23.1 millions d’euros en hausse de 28.7 % rapport au premier trimestre 2009.
Les ventes en téléchargement internet ont représenté 12.5 millions d’euros (+ 50 %), avec une croissance soutenue des ventes de titres à l’unité (+55 %), relayée par une croissance encore plus soutenue des ventes d’albums (+68 %).
Les ventes en téléphonie mobile ont représenté 4.1 millions d’euros (- 21.8 %), avec une baisse du chiffre d’affaires des sonneries, insuffisamment compensée par une croissance des ventes de titres (+ 11%).
Les revenus des offres en streaming ont représenté 2.6 millions d’euros soit un doublement par rapport au premier trimestre 2009.
Les revenus des abonnements ont représenté 3.8 millions d’euros, soit 27 % de plus qu’au premier trimestre 2009.
La restructuration des ventes numériques autour du téléchargement Internet et du streaming amorcée en 2009 se poursuit donc en 2010.
Le téléchargement Internet devient majoritaire au sein des ventes numériques avec 54 % de part de marché.
Les revenus des abonnements font jeu égal avec la téléphonie mobile (respectivement 17% et 18 % de part de marché).
Enfin le poids du streaming passe de 7 % à 11 %.
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.