Votre panier est vide
Publié le jeudi 31 mars 2011
Version imprimable
Le dispositif national des cafés-culture a été lancé officiellement le 29 mars, par la signature du protocole d’accord entre le Snam-CGT et l’UMIH. Les porteurs du projet et le ministère de la Culture étaient réunis pour présenter ce nouveau dispositif. Protocole d’accord, démarche interministérielle, fonds d’aide à l’emploi artistique direct, les différents axes du projet ont été détaillés.
Les porteurs de ce projet, le Collectif Culture Bar-Bars, le SNAM CGT, l’UMIH, la CPIH, la Ville de Nantes au nom de l’association des Maires des Grandes Villes de France, les Régions Pays de la Loire et Aquitaine, le Pôle (Pôle de coopération des acteurs pour les musiques actuelles en Pays de la Loire) et le RAMA (Réseau Musiques Actuelles Aquitain) ainsi que le Ministère de la Culture (DGCA) se sont réunis le mardi 29 mars pour lancer officiellement la plateforme des cafés-culture.

Présentée fin 2010, la plateforme mise en place vise à favoriser les conditions de l’emploi artistique, dans les cafés cultures.
Roland Héguy, président confédéral de l’UMIH, et Marc Slyper, délégué général du Snam-CGT, ont signé le protocole de bonnes pratiques concernant la programmation et la diffusion d’artistes interprètes.

Jean-Louis Jossic et Pierre-Yves Le Brun de la ville de Nantes insistent également sur la nécessité de soutenir l’emploi artistique, aussi bien dans les bars que dans les petits lieux.Marc Slyper a rappelé les objectifs de ce dispositif : 30 000 journées de travail de musicien indemnisées, encadrement des pratiques amateurs dans le cadre non lucratif, extension du dispositif aux petites salles… Parallèlement, Agnès Toullieux se félicite de ce "premier exemple de démarche sectorielle pour les pratiques amateurs ". "Ce protocole sert de base pour le contrôle du ministère du Travail", a-t-elle ajouté. Il s’agit en effet pour les amateurs de pratiquer leur passion et pour les professionnels d’exercer leur métier en bonne intelligence. Ainsi, pour éviter la concurrence, le cadre non-lucratif de la pratique amateur est détaillé : aucune billetterie, pas de surcoût sur les consommations, aucune recette sur le concert, les groupes doivent être originaires du département ou des départements limitrophes du lieu. Les "artistes amateurs" devront déclarer sur l’honneur leur statut dans un registre présent dans chaque bar.
Eric Lejeune, vice-président ducollectif Culture Bar-Bars, précise bien que "tout reste à faire" pour atteindre des résultats concrets. La question du module de formation adapté sur la sécurité n’a en effet pas été détaillée.
Les collectivités territoriales sont de plus en plus nombreuses à s’intéresser au projet : "l’effet de contagion nous gagne", précise une personne en charge des affaires culturelles de la région Poitou-Charentes. Dans le département de la Sarthe, la décision de soutenir le projet a été votée à l’unanimité, avec un intérêt particulier porté sur l’enjeu de l’aménagement du territoire.
Ainsi, le dispositif vise à être étendu dans plusieurs autres régions, notamment en Île-de-France et à Paris, où les collectivités se sont montrées intéressées.
Le Collectif Culture Bar-Bars a d’ailleurs annoncé l’ouverture de son antenne parisienne le 2 mai prochain.
Avec la crise du disque, on a d’abord raisonné "transfert", les ventes numériques devant compenser la perte sur le physique. Puis, rapidement, on a bien compris que de nouveaux comportements s’installaient et que c’est une mutation globale qui allait s’opérer.
Quand Apple et iTunes ont débarqué, une révolution industrielle du téléchargement s’est engagée. De nouveaux acteurs se sont positionnés en interfaces entre le vieux et le nouveau monde.
Depuis, la distribution numérique progresse inexorablement. Elle explore les débouchés inconnus, adapte les savoir-faire aux environnements de demain et porte l’espoir d’un renouveau économique.
Entre métiers et marchés, focus sur la distribution numérique.
Cinq distributeurs - Idol, Believe, Yozik, Jamendo, Toolbox - un journaliste spécialisé - Frédéric Neff et le co-fondateur d’une société de conseil - Aymeric Pichevin - évoquent pêle-mêle les joies du métier, les services monétisables, l’évolution des ventes et du streaming, l’essor des vidéos musicales, l’équilibre et les déséquilibres du marché…
Pascal Bittard, président fondateur d’Idol
Romain Becker, chef de projet Vidéo chez Believe Digital
Henri Pierre, gérant de Yozik
Pierre Gérard, cogérant de Jamendo
Christophe Brunel, responsable de production chez Toolbox
Frédéric Neff, journaliste et blogueur spécialisé
Aymeric Pichevin, journaliste à Billboard et cofondateur de Home