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Publié le mardi 30 octobre 2012

 
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Politique culturelle

Le discours en intégralité d’Aurélie Filippetti au MaMA (màj)

La ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti était présente au MaMA jeudi 25 octobre. Retrouvez la retranscription en verbatim de son intervention sur la scène du Trianon, ainsi que la vidéo de celui-ci.


Verbatim du discours d’Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication

MaMA, jeudi 25 octobre 2012


Le discours en intégralité vidéo :

1ere Partie :

2e Partie :

Voir la vidéo du point presse de la ministre au MaMA

Aurélie Filippetti : "Je suis ravie d’être là pour le MaMA et de profiter de cette occasion pour vous parler un petit peu de la musique et de la politique que j’entends mener en matière musicale. Il y a déjà un certain nombre de personnes parmi vous que j’ai déjà eu l’occasion de réunir au ministère pour évoquer ces questions et pour évoquer aussi le CNM, le débat budgétaire et parlementaire, l’avenir de la filière musicale ou de l’écosystème, bref autant de questions sur lesquelles il est bon que je puisse faire ce soir un point un peu synthétique.

Tout d’abord, ce que je veux vous dire, c’est que pour moi, et ma présence ici ce soir en est le témoignage, c’est qu’évidemment la musique est un secteur majeur pour la création dans notre pays et évidemment aussi la musique doit être accompagnée, soutenue par une politique publique qui soit à la fois réaliste, efficace et réellement structurante. On a souvent parlé de filière musicale, et le terme est peu être un peu réducteur parce qu’il évoque plus la matière première, le produit fini. On parle aussi d’écosystème, comme quoi les difficultés sémantiques sont infinies. Écosystème est un terme un peu barbare mais qui, en même temps, évoque bien la complexité que l’on peut avoir à saisir un objet extrêmement divers, varié, touffu, avec une grande pluralité d’acteurs, des très petites entreprises, des très grosses entreprises, des acteurs indépendants et également une pluralité de métiers. Et donc évidemment il est important, plutôt que de s’acharner sur le lexique, de parler des objectifs. Et l’objectif, c’est bien de pouvoir veiller jalousement, j’allais dire amoureusement, à la dynamique musicale dans notre pays, afin qu’elle ne faiblisse pas, et qu’au contraire, elle fleurisse.

Alors évidemment, la musique est la première pratique culturelle des Français, et on a vu la vitalité de tous nos festivals encore cette année en 2012, et un grand appétit, notamment des jeunes pour des genres de musiques toujours aussi variés, et qui s’exprime sur l’ensemble de notre territoire. Donc c’est un secteur que j’entends aussi soutenir parce qu’il contribue à la vie artistique et culturelle dans tous les territoires de France, et par exemple à Bourges. Alors redéfinir le rôle d’une politique publique, c’est aussi prendre en compte tous ces différents acteurs qui ont des jeux, des positionnements, qui sont parfois pas toujours cohérents, en tout cas il y a des interactions entre eux, et parmi ces acteurs, il y a les collectivités locales. Et donc le rôle des collectivités locales doit aussi être pleinement intégré dans notre réflexion sur l’accompagnement de la musique. Évidemment, elles seront donc systématiquement, puisque je les réunis, j’ai commencé à le faire dès mon arrivée au ministère, je les associe le plus possible à l’ensemble des réflexions sur tous les secteurs et en particulier sur la musique. Mais avant tout je pense que ce qu’il faut mettre en avant quand on parle de musique, comme quand on parle de création, ce sont bien les artistes, qui doivent être remis au cœur des politiques publiques en matière musicale. On a aujourd’hui peut être évidemment des politiques à mener, des décisions à prendre qui sont absolument indispensables face aux mutations technologiques du secteur musical, mais il faut aussi travailler sur la place,le statut, la carrière, l’avenir d’un artiste, depuis le moment où il se forme, où il émerge, jusqu’au moment où il perce et explose, et l’après aussi, qui doit être pris en compte. Et de la même manière qu’il faut envisager la vie de l’artiste, il faut envisager évidemment la structuration de la filière professionnelle dans son ensemble.

Alors il y a la mission qui a été conduite par Didier Sellès sur le CNM, sous l’égide du ministère de la Culture. Cette mission a permis de faire émerger d’abord ce besoin de structuration, une volonté forte des acteurs de travailler ensemble, de se réunir tous autour d’un même objectif, et ça c’est un acquis indispensable. Et je vous l’ai dit lors de la réunion que j’avais organisée au début du mois de juillet, cet acquis là est fondamental, et c’est à partir de cela que je veux que l’on travaille. Mais de la même manière que je considère que le ministère de la Culture doit vraiment pleinement assumer ses responsabilités en matière de gestion des politiques publiques sur l’ensemble des établissements, je pense qu’il est important qu’au sein du ministère il y ait une mission qui soit spécifiquement dédiée à la musique, une mission qui soit conjointe entre les deux directions qui s’occupent aujourd’hui de ce secteur, à savoir la DGCA et la DGMIC, dont la directrice Laurence Franceschini est avec nous. Cette mission musique va permettre d’avoir un espace, un lieu dédié au secteur au sein du ministère avec des personnes référentes et une vision qui permettra d’être transversale entre les deux directions. J’installerai très prochainement cette mission, et je pense que ce sera véritablement un outil efficace d’accompagnement de la politique au service de la musique. Alors évidemment, cela permet de recréer aussi une forme de cohérence au sein du ministère entre le spectacle vivant et la musique enregistrée, puisqu’en fait, au sein du monde professionnel, la dichotomie traditionnelle entre les deux a déjà largement perdu de son sens. Donc on va avoir un service pertinent pour contribuer à nos réflexions. Avec l’urgence et le besoin de rationalisation et d’une meilleure efficacité des dispositifs que l’on a, je vais aussi proposer aux associations d’intérêt général qui sont soutenues par le ministère de la Culture de conduire avec la mission musique une réflexion sur la manière de créer une dynamique de fédération de l’ensemble des outils qui existent, dans une concertation permanente avec l’ensemble de acteurs de la filière. Il y aura ainsi une vocation très opérationnelle, travailler sur les outils, et puis une vocation de concertation et d’animation d’un dialogue permanent. Et l’on pourra également s’appuyer sur la création d’un observatoire qui pourra nourrir l’évaluation des politiques et des décisions stratégiques mises en œuvre.

J’ai bien évidemment entendu les invitations, les déclarations, les idées, les suggestions qui ont été émises ces derniers jours, et jusqu’à ce matin, sur la poursuite de la structuration de la filière. Je veux réaffirmer, parce que je pense que c’est indispensable, que l’État a un rôle central à jouer dans l’accompagnement de la filière et dans la mise en place de nouvelles politiques au service de la diversité musicale, puisque c’est au final l’État qui sera garant de la structuration de l’ensemble de l’écosystème. Moi je veux que l’État assume pleinement son rôle de régulateur mais aussi de stimulant de la nouvelle économie de la création musicale. Je souhaite donc en quelque sorte répondre à vos interrogations, à vos questionnements, et réaffirmer ici par ces mesures très opérationnelles la volonté du gouvernement de soutenir l’ensemble des acteurs du secteur de la musique.

Il y a un domaine évidemment dans lequel j’ai souhaité agir tout de suite, c’est celui de l’accompagnement des TPE qui ont été très fortement et très durement touchées par la mise en redressement judiciaire d’un distributeur. J’ai donc agi immédiatement pour qu’un plan de soutien spécifique et exceptionnel soit mis en œuvre. C’est le signe que l’on a une situation d’urgence pour certaines entreprises parmi les plus fragiles et c’est pourquoi on a pris un arrêté qui a permis de débloquer une aide exceptionnelle de 200 000 euros permettant à un ensemble de maisons de disques qui contribuent à la création originale et à la diversité du répertoire, de franchir ce cap très difficile et de poursuivre leur activité malgré ce redressement judiciaire. Ça c’est l’aspect réponse à une situation d’urgence et évidemment nous le ferons à chaque fois qu’il y aura une situation semblable, mais dans un deuxième temps, il est aussi important d’avoir des mesures qui, dans un contexte budgétaire très difficile, soient des mesures ciblées pour accompagner l’ensemble du secteur, mais en ciblant bien les petites et les moyennes entreprises. Et c’est pourquoi je me suis beaucoup battue et impliquée pour la prolongation de 3 ans et l’intensification du crédit d’impôts pour la production phonographique dont la disparition était normalement programmée au 31 décembre 2012. Alors c’était évidemment un combat très difficile parce que le contexte pour les finances publiques n’est pas bon, et parce que les mesures qui ont été prises pendant ce débat budgétaire ont été difficiles pour tout le monde. Il est normal que la Culture y participe, mais j’ai mis en avant le fait que le secteur musical, par la diversité des entreprises qui l’irriguent, contribue au redressement de notre pays, et qu’il n’y a pas de redressement productif sans redressement créatif. L’amendement gouvernemental que je m’étais engagé à défendre devant les professionnels a donc été présenté et adopté par l’Assemblée Nationale, donc par les députés, et maintenant il va continuer sa route au Sénat et dans le débat budgétaire. Mais en tout cas, il sera voté en décembre définitivement, et il permet une nette amélioration du ciblage de cette mesure en faveur des PME. La mesure est donc maintenue, prolongée pour tout le monde pour 3 ans, et elle est encore un peu plus avantageuse pour les PME. Je pense que quand on a un contexte budgétaire difficile, il est bon d’avoir des mesures qui fiscalement permettent de soulager, de soutenir et d’accompagner des entreprises qui sont aussi touchées par la crise.

Alors le deuxième aspect, c’est que malgré le contexte budgétaire difficile, j’ai marqué ma volonté de maintenir le plan Smac, qui est le label du ministère de la Culture et qui permet aujourd’hui de disposer sur l’ensemble du territoire national de ces outils qui jouent un rôle majeur dans l’accompagnement des artistes en développement et qui constituent pour nos voisins européens un objet d’intérêt, si ce n’est d’envie. J’en ai inauguré une très récemment en Franche-Comté à Montbéliard (Le Moloco, ndlr). Le label Smac est un label indispensable pour la poursuite de cette politique en faveur des lieux d’émergence. Je me suis également engagée, mais là-dessus je ne peux pas encore annoncer de mesures définitives, pour obtenir le maintien du taux de TVA ultra réduit à 2,10% sur la billetterie des festivals. Je ne peux pas m’y engager définitivement puisque c’est, là aussi, vous le savez, sous le regard aigu de la Commission européenne.

Alors maintenant, pour l’avenir à court terme, nous allons évidemment continuer à étudier la situation des PME, et en particulier des TPE, et même des micro entreprises. Elles sont elles aussi un vivier indispensable pour la filière et pour l’écosystème musical. Elles ont une fragilité financière qui est évidemment due à leur taille, à leur modèle économique, et le système, aujourd’hui en cours, d’accompagnement par des aides financières pour la filière, est soit inadapté, soit inaccessible à ces micro entreprises. Je suis par exemple frappée par les difficultés dans lesquelles se trouvent certaines plateformes de musique en ligne. Or il est important, au moment où l’on travaille sur le développement de l’offre légale, d’avoir des plateformes qui soient aussi des plateformes indépendantes et qui ne soient pas simplement les plateformes globalisées que l’on connaît. On doit avoir là aussi une pluralité, une diversité des acteurs sur le marché de l’offre légale de musique en ligne. Il faut donc également que l’on ait des acteurs français et que la politique que nous menons accompagne ces acteurs pour leur permettre de trouver un modèle viable économiquement.

Enfin, il y a une réflexion qui se poursuit avec le cabinet, avec les services, sur la manière d’intervenir de façon encore plus pertinente pour répondre aux besoins spécifiques des TPE et il y aura un plan de soutien qui sera séquence, organisé dans le temps, avec plusieurs volets et qui sera annoncé prochainement.

Pour l’avenir à moyen terme, l’objectif, c’est que tous les mécanismes, tous les dispositifs d’aide qui soutiennent la diversité, la création, l’émergence des talents et l’irrigation du territoire puissent non seulement se pérenniser, mais aussi s’enrichir. Le projet de créer un outil qui soit cohérent pour soutenir la diversité des besoins reste une priorité du ministère et de mon action. Je vous l’ai déjà dit, je ne crois pas que la priorité ce soit en revanche la création d’un établissement public. La priorité, c’est bien d’avoir des outils efficaces pour mener à bien des politiques publiques. Ça ne passe pas forcément par un établissement public. Ce n’est pas une finalité en soi. Mais elle peut très bien en revanche être au final la résultante d’un ensemble de solutions retenues. Je pense que l’on doit remettre au début de notre chaîne de priorité la question des mécanismes de financement. Et je souhaite donc que l’association de préfiguration du CNM puisse évidemment continuer, comme je l’avais dit en juillet dernier, à faire des propositions relatives à ces mécanismes d’aide, mais surtout qu’elle soumette ses propositions à une concertation transversale avec les différents piliers des acteurs qui ont constitué l’association de préfiguration. L’ensemble de ces propositions devrait m’être transmis au mois de novembre, donc très rapidement. Donc il faut que cette concertation puisse se faire dans les semaines qui viennent. La création du CNM en soi, je vous le dit, n’est pas la priorité. Pour autant, ce n’est pas un projet qui est enterré. Le projet essentiel, c’est celui de trouver les bons outils pour la filière musicale. Moi je souhaite que l’on se donne le temps qu’il faut pour avoir des outils efficaces. Parmi ces outils, il y a évidemment des outils fiscaux, et on réfléchit sur la fiscalité à l’ère du numérique. Il y a la mission qui est pilotée par Pierre Lescure et qui a engagé une série très dense et très complète d’auditions sur un champ qui est très large, plus large que le champ de la musique. Il y a également la mission de messieurs Colin et Collin qui elle se concentre plus spécifiquement sur les outils fiscaux numériques, mais moins spécifiquement sur le champ de la culture, qui va alimenter la mission Lescure. Cela nous permettra d’avoir une palette d’outils, de préconisations, qui permettront de rendre efficaces nos politiques de soutien à la musique. Je crois évidemment que le numérique a engagé, et la musique a sans doute été le premier secteur artistique a y être confronté, toute une série de bouleversements. Nos politiques publiques en matière d’accompagnement de la création ont été assez efficaces pour les dernières années, les dernières décennies, elles doivent maintenant être adaptées à l’ère du numérique, mais en poursuivant ses objectifs qui ont été l’encouragement à l’émergence, le financement d’une diffusion la plus large possible et la plus variée possible avec les cadres juridiques qui conviennent. C’est ça vraiment l’objectif.

La Culture est un bien public, d’intérêt général et donc elle doit être à ce titre accessible à l’ensemble de notre population. A l’heure où l’on s’interroge beaucoup sur la jeunesse et sur l’avenir que l’on peut lui proposer, la musique demeure non seulement une pratique extrêmement attractive mais aussi un secteur attractif et un secteur d’activité pour les jeunes partout en France. A ce titre, elle joue un rôle éminent dans le tissage du lien social entre les territoires, entre les générations. Pour ce faire, pour le financer, comme pour l’ensemble des œuvres de l’esprit, le seul fonctionnement du marché ne suffit pas. Je pense que l’on a une réflexion qui est menée en France, mais elle doit aussi se mener à l’échelle européenne. Et au moment où l’on cherche plus que jamais le sens, des espoirs, des perspectives d’avenir pour l’Europe et pour les citoyens européens, et surtout la possibilité de leur redonner l’envie de croire en l’Europe, l’art et la culture sont des projets qui devraient être au cœur de toutes les politiques européennes. Le président de la République s’est engagé à défendre lui-même, dans les instances européennes, l’exception culturelle. L’exception culturelle, c’est cet ensemble de mécanismes qui ont été mis en place au cours des années, non pas pour défendre les intérêts français, ça c’est une vision erronée, mais bien pour défendre le monde de la création et le monde de la culture face à des logiques de marché qui sinon, auraient sans doute détruit la diversité culturelle elle-même. Et donc la mission menée par Pierre Lescure est chargée de trouver les moyens d’adapter ces outils de l’exception culturelle à l’ère du numérique. C’est pourquoi j’ai voulu que Jean-Baptiste Gourdin, qui est donc le directeur de l’association de préfiguration du CNM, devienne aussi le coordinateur de la mission Lescure. Il est ainsi à l’interface en permanence entre la mission qui a un objectif plus large mais aussi des intérêts et des perspectives plus larges pour l’ensemble de la filière. Plus largement, et je l’ai dit devant l’Assemblée Nationale, moi je suis très favorable à une fiscalité du numérique qui s’adapte aux évolutions, qui permette aussi d’aller chercher les entreprises mondialisées quand elles font des bénéfices à travers la circulation d’œuvres qu’elles n’ont pas contribué à produire. Il faut qu’elles s’inscrivent dans ce cercle vertueux de la création et de l’exception culturelle, pour qu’elles participent finalement au financement. C’est un vaste chantier, on aura besoin de toutes les énergies, et en particulier des énergies du secteur musical. En tout cas, je voulais vous dire que moi je suis déterminée et confiante aussi, dans la possibilité, et dans l’engagement, surtout, de l’État, aux côtés de la filière musicale pour que nous trouvions les mécanismes, les modes de financement de la création et de la diffusion musicale à l’ère du numérique. C’est un vaste chantier et je serais très heureuse que nous continuions à le mener ensemble."


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