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Publié le lundi 1er février 2010
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Le Digital Data Exchange (DDEX) est une organisation créée pour améliorer les normes d’échange de données entre sociétés opérant dans la chaîne de valeur des contenus multimédias numériques. Alors que l’organisation se dote d’une nouvelle structure, cinq sociétés européennes de gestion de droits musicaux ont annoncé l’adoption des normes DDEX.
DDEX change de formule
DDEX a été créé pour développer et encourager l’adoption des formats de messages XML standard pour améliorer l’échange actuel de données entre les sociétés opérant dans la chaîne de valeur des contenus multimédias numériques. Ces normes permettent l’identification des informations nécessaires pour fournir des contenus multimédias numériques au consommateur et transmettre en retour l’état des ventes aux sociétés propriétaires des contenus, ainsi que les modalités communes d’échange de ces données entre sociétés. DDEX a été créée en 2006 par les grandes maisons de disques, les distributeurs de musique en ligne et les sociétés de gestion des droits musicaux.
Cette organisation a annoncé le 13 janvier la création d’une nouvelle structure dotée de règles d’adhésion qui répond à l’augmentation du nombre de demandes. Une approche basée sur le chiffre d’affaires apparaît dorénavant mieux adaptée pour encourager une croissance plus significative du nombre d’adhérents, en particulier des PME.
Techniquement, DDEX a désormais une vision qui va au-delà de la simple élaboration des messages XML standard et elle se tourne vers tous les domaines de la chaîne de contenus multimédias numériques pouvant bénéficier de la standardisation, afin d’ouvrir la voie à un environnement largement automatisé. Cette vision englobera les mécanismes grâce auxquels les messages sont échangés, y compris l’élaboration de "micro" messages, qui peuvent contrôler l’ordre et le séquençage des événements dans la chaîne logistique. Un travail similaire est actuellement en cours sur la livraison du contenu lui-même. Un tel environnement automatisé devrait offrir des efficiences et des économies de coûts encore plus importantes aux sociétés de la chaîne de contenus multimédias numériques par rapport aux messages XML standard.
DDEX a d’ailleurs publié sur son site un livre blanc qui définit sa vision d’une infrastructure standardisée et automatisée pour la gestion de la chaîne de contenus multimédias numériques. Intitulé "Standardisation pour un Environnement de Traitement des Transactions Automatisées dans la Chaîne de Contenus Multimédias Numériques", ce document décrit de quelle manière l’environnement actuel de traitement largement propriétaire conduirait, par la standardisation, à des améliorations significatives de l’efficacité et des économies de coûts pour tous les acteurs de la chaîne de contenus multimédias numériques.
Les SPRD s’engagent
Quelques jours plus tard, ce sont cinq sociétés européennes de gestion des droits musicaux qui se sont engagées publiquement à adopter les normes de messages DDEX. Ces sociétés sont la CELAS, GEMA, PAECOL, PRS for Music et la SACEM. Elles ont formalisé leur engagement à adopter les normes DDEX par la signature d’un Protocole d’Accord, après avoir collaboré pour concevoir et développer un ensemble de messages XML standard pour l’échange d’informations entre les partenaires commerciaux sur l’ensemble de la chaîne de valeur des contenus multimédias numériques. Elles sont parvenues à s’accorder sur des exigences minimales quant aux informations devant obligatoirement y figurer afin que les distributeurs en ligne puissent soumettre leurs informations sur l’état des ventes en utilisant le même format de données.
Pendant cette annonce, le Dr Harald Heker, Directeur Général de GEMA a estimé que l’application des normes DDEX était en bonne voie : "D’autres organismes procèdent actuellement à l’examen de l’ensemble des messages XML dans le but de devenir signataires du Protocole d’Accord. Nous pensons que la plupart des organismes de gestion des droits musicaux adopteront très prochainement cette approche commune."
Bernard Miyet, président du directoire de la SACEM, a également précisé que "les sociétés de gestion des droits musicaux signataires du Protocole collaborent également pour produire un ensemble de messages XML standard de telle sorte que les distributeurs en ligne puissent aussi simplifier leur déclaration de contenus musicaux concernant les productions audiovisuelles."
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