(MAJ) - Le GIP cafés cultures dans les starting-blocks

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Publié le lundi 13 avril 2015

Spectacle

Annoncé à l’automne dernier, le Groupement d’intérêt public (GIP) des cafés cultures est désormais officialisé. Ce dispositif d’aide à l’emploi artistique dans les petits lieux de diffusion, expérimenté en Pays de la Loire, va pouvoir devenir opérationnel sur l’ensemble du territoire. Plusieurs collectivités locales ont d’ores et déjà annoncé leur intérêt.

Le 31 mars, à l’occasion d’un groupe de travail du Conseil parisien de la musique, le projet de GIP cafés cultures a été présenté par Denis Talledec (Fédération nationale des cafés cultures) et par Marc Slyper (secrétaire générale du Syndicat national des artistes musiciens).

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Présentation du GIP cafés cultures par Denis Talledec et Marc Slyper au Conseil parisien de la musique

Depuis, l’arrêté du ministre des Finances et des Comptes publics, du ministre de l’Intérieur et de la ministre de la Culture et de la Communication est paru au Journal officiel le 12 avril 2015, approuvant ainsi la convention constitutive du GIP.
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Ce Groupement d’intérêt public a vocation à fonctionner à la fois sur des fonds publics et des fonds privés et permet la mise en place d’une aide fléchée sur l’emploi des artistes (et dans une moindre mesure des techniciens) dans les cafés culture, à condition que ces artistes soient directement embauchés par l’exploitant du lieu (contrat d’engagement).
Une partie des coûts salariaux est alors pris en charge par le dispositif selon le nombre d’artistes sur scène et à condition que le lieu soit éligible (la demande d’aide s’effectue auprès du GIP).

Un texte d’accord constitutif a été signé entre les organisations professionnelles et la ministre de la Culture, ce qui permettrait d’envisager la mise en place de ce fonds pour 2015. Une assemblée générale constitutive est programmée à cet effet par la fédération des cafés culture pour le 16 avril.

« Après deux années d’expérimentation du dispositif en Pays de la Loire, on a évalué à environ 1000 concerts et 3600 journées de travail rémunérés qui ont été aidés par ce fonds sur ce territoire » indique Denis Talledec, qui insiste également sur les effets indirects, à savoir que certains lieux en profitent pour faire une demande de licence d’entrepreneur de spectacles ou entrer en contact avec le Guso par ce biais.

Outre la Ville de Nantes et la Région Pays de la Loire, pionnières en la matière, plusieurs collectivités territoriales ont annoncé qu’elles s’engageraient dans le processus une fois le dispositif opérationnel, notamment la Ville de Paris, de Rennes, de Dole et la Région Alsace.