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Publié le lundi 31 août 2009
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Le Bato Fou, la salle de concerts de l’île de la Réunion, se retrouve contrainte de restructurer ses activités face aux difficultés financières. Elle stoppe ainsi sa programmation musicale jusqu’à la fin de l’année 2009.
Le Bato Fou va continuer à accueillir des artistes en résidence, à accompagner administrativement les structures locales, et maintient son volet d’action culturelle en milieu scolaire ou carcéral. Des investissements vont également être effectués pour rénover son parc de matériels scéniques et techniques.
En revanche, comme l’explique ce communiqué, le choix a été fait de ne pas poursuivre la programmation afin de ne pas creuser encore plus le déficit du Bato Fou.
Des questions et des choix d’ordre budgétaire nous préoccupent tout particulièrement en cette période de l’année : comment arriver à concilier la mise en œuvre de l’ensemble de nos missions (accompagnement, diffusion, action culturelle), les capacités économiques de la structure et des choix financiers indispensables à prendre d’ici la fin de l’année ?
La prise de conscience collective du déséquilibre récurrent entre les activités proposées par le Bato Fou et ses réelles capacités économiques, ainsi que les répercussions financières de ce fonctionnement (résultats financiers négatifs accumulés au fil des années) nous ont conduit à repenser différemment la gestion de la structure et, par conséquent, l’activité sur l’année.
La position adoptée depuis 2008 par l’association Jazzomaniaques (en charge de la gestion du Bato Fou) et ses partenaires (Ville de Saint-Pierre, Conseil Général, Conseil Régional, Drac) a été de poser un réel projet culturel territorial et de favoriser une stabilisation dans le fonctionnement de la structure.
Ces différentes données nous ont amenés à faire le choix de poursuivre notre politique d’accompagnement artistique des groupes ainsi que l’action culturelle et de stopper les concerts (nécessitant des moyens que nous n’avons pas) sur la période septembre/décembre. Cette décision, bien que difficile à prendre et dans un contexte économique de plus en plus tendu, doit nous permettre de pouvoir envisager avec nos partenaires un démarrage de la saison 2010 sur des bases économiques beaucoup plus saines.
Le site du Bato Fou
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.