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Publié le mardi 27 avril 2010
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Le journaliste indépendant anglais David McCandless avance une hypothèse de calcul sur ce que toucherait un artiste sur la musique en ligne, et ses résultats témoignent de sa faible rémunération sur les téléchargements. Par ricochet, ces données soulèvent en France la question de la rémunération des interprètes sur le streaming.
Combien un artiste musicien gagne sur le online ? C’est pour répondre à cette question que David McCandless a épluché les sources en tentant de percer l’opacité des contrats entre majors et distributeurs online. Les résultats obtenus, bien que toutes les sources soient dévoilées, n’en restent pas moins à prendre avec recul, l’auteur estimant lui-même qu’ils ne sont pas 100% fiables.
L’élément le plus perturbant est de constater l’écart entre les revenus touchés par les majors sur un album physique et sur un album numérique : ils passent de 2 $ à 6,29 $ tandis que l’artiste touchera respectivement 1 $ à 0,94 $ !
Ces données montrent également à quel point le streaming rapportent peu, notamment sur Spotify.
Voici l’ensemble des résultats. Il faut comprendre qu’ils tiennent comptes des royalties sur les ventes ainsi que les droits de reproduction. En revanche, ils ne tiennent pas compte des droits de diffusion et d’exécution publique.
La question de la rémunération des artistes ne s’arrête pas, en France, à celle des auteurs. Concernant le streaming, seuls les auteurs et compositeurs bénéficient de rémunérations tandis les interprètes ne touchent rien de ces diffusions. La Spedidam est montée au créneau sur cet aspect et demande à ce que le dispositif de rémunération équitable s’étende au streaming comme c’est le cas, par exemple, pour les radios.
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.