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2003-02

La production discographique en Europe

Publié dans Planètes Musiques, février 2003

Etienne Bours : Conseiller à la Médiathèque de la communauté française de Belgique. Journaliste pour Répertoire et Trad Magazine. Il participe également à la programmation, à la préparation et à la présentation de divers concerts

Musiques traditionnelles, musiques du monde, world music, folk et autres appellations jouissent aujourd’hui d’une place de choix chez les disquaires, au même titre que le classique, le jazz, les variétés françaises ou la pop internationale. Les rayons consacrés aux musiques du monde se sont imposés au regard et se sont élargis, pour le meilleur et pour le pire sans aucun doute, mais ils sont enfin présents et visibles.
Et c’est le cas parce que, d’un côté, les producteurs travaillent à alimenter un marché relativement spécialisé et que, de l’autre côté, un public de plus en plus large est prêt à accueillir ces musiques traditionnelles. Entre ces deux extrémités, dans une sorte de no man’s land confus, évoluent une série d’intermédiaires dont le rôle peut s’avérer essentiel pour la promotion et la découverte de ces musiques.
Un coup d’œil circulaire fait apparaître le clivage classique entre les multinationales, soit cinq super puissances qui tentent de contrôler l’essentiel du commerce, et une foule invraisemblable de petits producteurs indépendants aux moyens extrêmement disparates.

Une production impressionnante

Ce choc entre les titans et les centaines de petits producteurs pose déjà le problème de la quantité et de la qualité. Nous sommes noyés sous la quantité. On produit trop, beaucoup trop… Mais on produit également beaucoup de bonnes musiques, et ce selon des logiques très différentes et des stratégies géographiques très diverses. La multiplicité des distributeurs, la rapidité des moyens de communication, la curiosité des milieux des musiques traditionnelles permettent à des stratégies locales de voyager très nettement au-delà des zones précises qu’elles visent à priori. Et c’est tant mieux même si c’est d’autant plus compliqué. Il est intéressant, par exemple, qu’on sache, en Belgique ou en Suisse, que des associations françaises produisent des disques sur le Tarn ou la Dordogne. Mais tous les exemples ne sont pas aussi intéressants.

Il est évident que les distributeurs les plus puissants mettront en valeur ce qu’ils désirent, c’est-à -dire ce qu’ils vendront le mieux en fonction de toute une série de critères qui sont hélas ceux du marché des musiques de variétés et non ceux d’un marché plus spécifique qui tiendrait compte de critères culturels. Les autres devront bricoler. L’exemple le plus typique, le plus bateau aussi, depuis l’avènement de la sacro-sainte catégorie world music, est celui de Real World. Depuis les débuts de cet illustre label, les afficionados des musiques d’ailleurs n’ont que Real World et Peter Gabriel à la bouche. Combien de fois dès que l’on parle musiques du monde n’entendons-nous pas les uns et les autres s’extasier d’emblée, inconditionnellement, sur ces disques mis en boîte à Bath. Real World est cité parce que pour ces uns et ces autres ce label est la seule référence. Ils n’en connaissent pas d’autres, du moins pas au point de les identifier et de les retenir. Real World est l’arbre qui leur cache la forêt. Il jouit du charisme et de la renommée de Gabriel, d’une position en pointe au début des années world music, d’une distribution forte de la part d’une multinationale et du succès de quelques bons disques ou bons artistes qui dissimulent curieusement les moins bons disques du même label. Cet exemple, parmi d’autres possibles, illustre le tissu de difficultés auxquelles se heurtent producteurs, musiciens et publics.

Le marché européen dans le domaine qui nous concerne est énorme, mouvant, difficile à appréhender. Mais il est vivant, en bonne santé, dynamique et passionnant.

Suprématie France-Angleterre

Il n’existe d’ailleurs pas un marché en Europe mais plusieurs. Parce que chaque pays, voire chaque région, produit des disques de musiques traditionnelles liées à la culture locale, la langue du cru, l’identité d’une ou de plusieurs populations. Mais aussi parce que chaque pays a tendance à produire des disques de musiques traditionnelles du monde. La complexité est donc double.

Ici encore se détache d’emblée un clivage évident. Certains pays se sont imposés avec une forte culture de la production de musiques traditionnelles, tous pays et tous continents confondus. La France semble l’emporter haut la main, avec derrière elle une longue tradition de productions discographiques spécialisées, pointues, mais destinées au grand public. Les traces de ce long héritage sont toujours tangibles, après vingt ans de disques compacts, chez Ocora, Inédit, Buda, la collection Unesco Auvidis, la collection Prophet, la collection du CNRS/Musée de l’Homme chez Chant du Monde, collections suivies aujourd’hui par les Al Sur, Cinq Planètes, Empreinte Digitale, Arion et beaucoup d’autres…

La Grande-Bretagne a un autre passé et une autre histoire. Son marché a tellement profité des courants pop et rock et de leurs renommées internationales qu’il a souvent délaissé les musiques traditionnelles. Mais le réveil fut déterminant et les labels de ces vingt dernières années ont largement contribué à l’avènement de musiques de qualité. Par contre, seul Topic et des branches de multinationales, comme Argo chez Decca (mais à l’époque du LP), ont un passé lointain dans le combat pour les musiques de traditions. Petit à petit s’y sont greffé Nimbus, Earthworks, World Circuit, Stern’s, Globe Style, Real World, Saydisc… mais on entre alors déjà dans les mouvements de la world music.

Cette tradition d’intérêt pour les musiques traditionnelles du monde ne se limite évidemment pas à ces deux pays. La Suisse est dans le coup avec les excellentes Archives Internationales de Musiques Populaires publiées par VDE-Gallo, la Belgique est présente avec Fonti Musicali, la Hollande avec Pan Records et Sharp Wood… Les autres suivent péniblement cette mouvance. Seuls les Etats-Unis peuvent rivaliser.

Un puzzle de petits marchés

Mais l’Europe ne se limite pas à produire selon cette logique d’ouverture sur le monde. On l’a dit, les producteurs sont nombreux qui travaillent sur les patrimoines locaux, sur des musiques régionales ou encore sur des expressions peut-être étrangères mais très ciblées, délimitées. Les citer tous devient alors une gageure. L’exhaustivité n’est pas de mise, notamment parce que chaque fois que disparaît un label, un autre apparaît aussitôt.

Chaque pays vit d’abord sur son propre marché, voire sur son propre puzzle de petits marchés intérieurs. La Bretagne, le Pays Basque et Paris sont des marchés différents, les disques produits dans une région se vendant d’abord dans celle-ci. On peut en dire autant pour le Pays de Galle, l’Ecosse et l’Irlande par rapport à l’Angleterre ou encore, par exemple, pour la Flandre et la Wallonie en Belgique. Ces différents marchés ont évidemment envie de s’interpénétrer mais ils s’observent d’abord avec méfiance, écrasés d’emblée par le commerce multinational et les choix qu’il impose. Pour sortir un label de sa région, pour lui donner une chance sur un territoire national ou international, il ne suffit pas de jouer des coudes. Il faut franchir un nombre important d’obstacles. Le problème majeur est celui de la distribution, on y reviendra, mais celle-ci est freinée par une méconnaissance des goûts, des habitudes, des envies des publics.

On évolue entre peur du risque, soucis de protectionnisme et manque total de critères d’appréciation objective des valeurs d’une musique de tradition. Mais on aura compris que l’objectivité a bien peu de place quand il s’agit de vendre. Vendre, c’est faire croire, prétendre, créer des envies, des besoins… Ce n’est certainement pas affirmer que tel disque Topic sur la Papouasie-Nouvelle-Guinée ou tel disque Buda sur la Sibérie est une œuvre essentielle parce que appartenant au patrimoine humain, correspondant à ce que sont les expressions de tradition ancrées dans la vie quotidienne et rituelle des peuples de la terre et qui plus est vierges ou quasi vierges des influences du commerce des musiques. D’ailleurs si vous consultez les arguments de vente des labels ou des distributeurs, ils sont souvent chiffrés, du style « voici le nouveau disque de machin qui a vendu cent mille cassettes en Afrique, qui remplit les stades et qui a atteint le top cinquante avec son premier CD vendu à autant de milliers d’exemplaires » !

Les entités régionales

Dans cette jungle affolante, le reste de l’Europe essaie tant bien que mal de suivre les gros pays producteurs. Un travail de fond dont il est bien difficile de trouver le moindre reflet dans les bacs de nos disquaires, y compris ceux qui prétendent travailler le culturel.

Un regard approfondi sur l’ensemble de l’Europe suscite étonnement et curiosité. La Hongrie produit des merveilles ; la Russie s’ébroue ; la Scandinavie bouillonne ; Grèce, Espagne et Italie ne chôment pas ; Ecosse, Irlande et Pays de Galles débordent ; la Lettonie produit à la fois son passé et son présent ; le Groenland et les îles Féroé n’ont rien à se reprocher…

Plus près de nous, chaque région, chaque association, chaque groupement, chaque musicien même, est capable de produire des disques représentatifs d’une culture et d’une tradition. Il existe bel et bien un marché par région, bien plus que par pays. Les identités, les parlers, les expressions propres, les instruments types, les danses régionales, les rituels locaux… sont ainsi conservés et proposés au public. La Bretagne, certaines régions d’Occitanie, le Pays Basque, la Corse, certaines régions du Portugal, les régions espagnoles, la Crête, la Flandre, la Transylvanie, les îles de la Grande-Bretagne… et beaucoup d’autres sont là pour le prouver. Là  ? Mais où précisément ? Pas nécessairement chez votre disquaire, si vous avez la chance d’en avoir encore un, ni dans la grande surface très spécialisée. Sur place la plupart du temps !

Certains labels ne sortent pas de chez eux pour différentes raisons. Le violon suédois, la cabrette auvergnate ou l’accordéon suisse ne sont pas spécialement à la mode à travers l’Europe. Pourtant d’excellents disques très représentatifs existent en chaque région.

Génération spontanée ou rouleau compresseur

Cette multiplicité des producteurs est évidemment une des plus grandes richesses de l’ensemble des marchés européens. Une richesse qui nous garantit diverses façons de faire, divers points de vue, visions, mentalités. C’est le contraire du rouleau compresseur de la mondialisation, de l’uniformisation des goûts. C’est l’affirmation, essentielle, des différences et de leurs richesses respectives, c’est la vitalité de musiques non figées par un marché, non « produites ». Ces disques n’existent pas sans raisons. Si Topic produit une incroyable série de vingt CD d’archives sur les traditions de la Grande-Bretagne, si Dastum, l’AMTA ou la Talvera le font à leur manière pour leurs régions, si l’Université de Crête s’y applique également, comme l’a fait aussi Grappa en Norvège ou Caprice en Suède… ce n’est pas pour se faire plaisir.

C’est parce que le disque, non content d’être un excellent moyen de conservation, est aussi un vecteur essentiel de diffusion des cultures régionales ou nationales. Ces labels, autant que d’autres, aspirent évidemment à une plus large diffusion. Ils la méritent parce qu’ils font connaître des expressions qui existaient bien avant cette possibilité de « seconde vie » sur un marché culturel et parce que, en faisant ce travail, ils servent les musiques et leur « catalogue mondial ». Certains producteurs ont passé le cap de l’anonymat, ils ont pignon sur rue parce qu’ils sont connus pour leur sérieux, pour leur travail de fond quasi scientifique, pour leurs alliances avec des musées ou instituts de recherches. On a cité la plupart d’entre eux. Les autres sont hélas souvent confinés dans leurs démarches plus locales et leurs liaisons avec des institutions régionales, mais leur travail est souvent de même valeur.

L’écueil de la distribution

On l’aura compris, le problème majeur est la distribution. Parmi les intermédiaires entre le producteur et le public, le distributeur joue un rôle primordial. On a vu que la masse de disques « disponibles » sur le territoire européen est énorme. On sait également que la quantité de disques proposés en nos magasins est écrasante. Et pourtant cette quantité n’est pas le reflet exact de l’autre !

Beaucoup de disques ne sont pas distribués dans les pays à forte économie de marché, comme la France, la Belgique, la Grande-Bretagne, l’Allemagne… Outre quelques freins de protectionnisme et un ethnocentrisme qui pousse certains pays à croire qu’ils sont les meilleurs producteurs et qu’il n’est point besoin d’importer, d’autres raisons se poussent en pagaille. Le nouveau clivage est celui qui oppose connaissance et méconnaissance. Les professionnels du disque ne sont pas des professionnels de la musique, rarement du moins. La plupart n’ont aucune idée de l’existence même des centaines de labels qui gravitent autour d’eux. Ils connaissent encore moins les musiques produites par ces labels et leurs éventuelles valeurs de représentativité de cultures et de traditions. Un distributeur exploite un catalogue, il doit donc défendre celui-ci contre vents et marées, mais ça ne signifie pas pour autant qu’il en a compris toutes les données. Il n’a pas de regard au-delà de ce catalogue, il n’a pas d’éléments de comparaison. S’il distribue un mauvais catalogue de musiques celtes, ce catalogue risque bien de représenter ces musiques là où il sera passé le premier. Sauf, évidemment si le disquaire en sait plus que lui. Ce qui est de plus en plus rare !

La distribution est le nerf de la guerre, elle ressemble à un vaste foutoir dans lequel il est de plus en plus difficile de s’y retrouver. Même un professionnel a du mal à affirmer qui distribue tel catalogue à tel moment de l’année parce que la valse des changements, des abandons de catalogues, des retournements de situations, est telle qu’il est impossible d’être constamment au courant de tout ce qui se passe. Le Midem est la date fatidique qui, chaque année, bouleverse l’échiquier au risque de supprimer des références pendant des mois en attendant que de nouvelles signatures soient passées. Sans compter les nombreux labels qu’on voudrait voir arriver sur le marché français, belge, anglais… et qui n’y arrivent jamais !

Où sont les bacs ?

D’autres y sont en principe bien installés, mais brillent plus souvent par leur absence que par leur présence. La loi est celle du commerce, une loi évidemment dictée par le marché des variétés dont les musiques traditionnelles ne sont finalement qu’une nouvelle sous catégorie. Seuls les mouvements de mode et les grands interprètes « starifiables » induisent les ventes. Cuba, le Brésil, quelques nouvelles musiques africaines, Cesaria Evora, Youssou N’Dour, Salif Keita, font saliver de plaisir le représentant tandis que beaucoup d’autres le font transpirer à l’idée qu’il devrait être capable d’en parler. Et ceci est vrai qu’on soit sur le terrain des majors ou sur celui des indépendants.

Les labels Prophet et Sharp Wood ont chacun développé une collection de musiques africaines enregistrées sur le terrain. Du pointu, comme on dit, du vrai, de l’ethnique… Appelez ça comme vous voulez, c’est là que se trouvent les réservoirs des musiques africaines de tradition. Prophet est une collection Philips, distribuée par Universal. Sharp Wood est un petit label indépendant hollandais distribué par Mélodie. Les deux méritent les feux de la rampe, les bravos des critiques, les applaudissements du public, mais les deux végètent dans une demi obscurité sinon dans la pénombre la plus totale. Ils ne sont pas prioritaires en termes de vente parce que personne, dans les milieux de la vente, ne croit à la valeur de ces musiques en tant que produits culturels vendables. C’est un exemple parmi d’autres.

La vitalité des musiques traditionnelles trouve un reflet assez exact dans la profusion des disques produits aux quatre coins de l’Europe. Mais les dictats du commerce, les méconnaissances de nombreux professionnels, les impératifs de vitesse, les volontés d’éviter le stockage, les procédés de retour des disques après un laps de temps extrêmement réduit en magasin, sont autant de signaux alarmants qui prouvent à suffisance que l’avènement des musiques du monde dans les bacs des disquaires n’est pas un signe de changement du marché. Ces musiques sont dès lors condamnées à vivre et à se vendre dans leurs propres milieux avant tout, peut-être dans des lieux alternatifs ou sur des sites Internet réellement ouverts sur les expressions de tous les peuples du monde.

Finalement, on produit trop, c’est vrai. Mais produire beaucoup en ce domaine est peut-être la vraie alternative tant que ces productions demeurent une vitrine des musiques vivantes ou de celles qui ont balisé le chemin sur lequel continuent d’avancer les musiques d’aujourd’hui. Cette masse de disques finira toujours, à terme, par bouger, petitement sans doute mais sûrement, vers les publics qui s’y intéressent vraiment.

Etienne BOURS

L’Arctique en CD

Le Groenland a produit de très nombreux disques de toutes les expressions Inuit : traditions autant que rock, hymnes et chansons. Le principal label est ULO, non distribué en Europe. Les Sames ou Lapons du nord de la Scandinavie produisent de superbes CD de joiks traditionnels ou modernisés comme le font Mari Boine et Wimme. On citera notamment les labels DAT et Idut coincés à jamais dans les glaces du nord. E.B.
Les trésors de la Scandinavie

Finlande, Norvège et Suède produisent sans cesse des musiques savoureuses, tantôt très traditionnelles, tantôt intelligemment modernisées. Le violon y règne en roi, le chant y fait des merveilles et l’accordéon s’y développe de plus en plus. Grappa, Caprice, Heilo, Xource, Silence, Amigo, Drone, Olarin Musikki, Kansanmusiikki-Instituutti, Rockadillo, Giga, sont quelques-uns de ces producteurs de qualité. Le Danemark n’est pas en reste mais semble encore plus oublié du reste du monde. Quant aux îles Féroé, elles ont le petit label Tutl qui produit tout ce qui se passe en ces îles : chants, tradition, jazz, classique ou rock. Si le Benelux a la chance d’avoir quelques-uns de ces labels, la France a fait preuve d’une grande frilosité jusqu’aujourd’hui, à part le travail de l’Autre Distribution sur quelques artistes. Mais soudain, le distributeur Intégral semble vouloir s’intéresser à la Scandinavie. E.B.
À l’Est, loin de l’Eden l’EST

Là où les musiques sont multiples, vivantes, indispensables, à l’est de l’Europe, les producteurs ne sont pas encore légions. On retiendra Bohème pour la Russie, avec une distribution française par Culture. En Lettonie, UPE travaille avec un répertoire passionnant que les Anglais semblent avoir compris mais pas encore la France ni le Benelux. La Hongrie est un cas exceptionnel. Les labels Fono, Etnofon, Folk Europa permettent des découvertes remarquables. La tradition y est resplendissante. La France ignore superbement alors que la Grande-Bretagne distribue. On peut en dire autant du label turc Kalan. E.B.
Et si les musiques régionales s’échangaient ?

Imaginons un instant une immense organisation européenne dont le but serait de faire tourner tous ces petits labels régionaux qui s’échinent à produire leur propre patrimoine. Les musiques de chacun s’en iraient se partager sur tous les territoires pour que l’Europe s’affiche heureuse de sa multiplicité, de ses « multicultures ». Les productions de l’AMTA, Talvera, Dastum, Keltia, Breizh, Elkar, Nord Sud, Modal s’en iraient se mêler aux Wild Boar, Map, Eufoda et Zoku de Belgique, aux CSR et Zytglogge ou Disques Office de Suisse, aux Clo-Iar-Chonnachta, Claddagh, Ossian, Gael-Linn, Hummingbird et autres irlandais, aux Greentrax, Lismor, Temple et autres écossais, à Fflach, à Beeswing, Fuse, Fellside… en Angleterre, à tous les petits labels locaux espagnols, portugais ou italiens (Resistencia, Do Fol, Taranta, Robi Droli, New Tone, Saga, Several, Sonifolk…), scandinaves, hongrois… Ensemble, ces producteurs locaux feraient l’Europe des musiques traditionnelles. On peut rêver ! E.B.
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