La gestion des droits de la musique fait sa révolution informatique (3e partie)

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Publié le mercredi 21 juin 2017

Dossier

Normalisation des échanges, libération des métadonnées, transparence et équité, efficience, blockchain… A l’heure des réseaux ouverts et du tout numérique, l’informatique révolutionne la gestion des droits de la musique.
Un dossier en 3 parties par Philippe Astor.

3e partie
BLOCKCHAIN ET DEEP-LEARNING S’INVITENT DANS LA GESTION DES DROITS

Troisième et dernier volet de ce dossier, cet article fait le point sur les initiatives internationales engagées pour la conception d’un registre mondial adapté à la musique. On est bien là dans un opérationnel informatique où les technologies de blockchain pourraient prendre toute leur place.

Dans une étude publiée à l’occasion du Midem 2015, sous le titre « Fair Music : Transparency and Paiement Flows in the Music Industry », le collectif Rethink Music — créé à l’initiative du Berklee College of Music et de l’Université de Harvard aux Etats-Unis ¬— s’est penché sur ce que seraient les modalités d’une plus grande transparence dans la répartition de leurs droits aux créateurs de la musique. Au-delà du numérique, Rethink Music englobe dans son analyse toutes les sources de revenus des auteurs et des artistes, et pointe du doigt les nombreuses déperditions de droits dont ils sont victimes.
« On estime que 20 % à 50 % des paiements dans la musique n’atteignent pas les bons ayant droit », indique le rapport.

Rethink Music préconise la définition, par une organisation non-gouvernementale, de standards de transparence et d’équité dans les pratiques des différents acteurs de la chaîne de valeur. Des certificats de transparence et d’équité pourraient ainsi leur être délivrés sur la base d’un audit des données de reporting qu’ils produisent, qui devraient comporter un minimum requis d’informations : titres de la chanson et de l’album, noms de l’artiste, de l’auteur et du compositeur, code ISRC (de l’enregistrement) et ISWC (de l’œuvre), propriété du master, durée d’écoute, type de stream (à la demande, semi-interactif, linéaire), etc.

Pour une documentation des droits décentralisée et distribuée

Rethink Music préconise également d’explorer des voies alternatives à la constitution d’une GRD centralisée (Global Repertoire Database), ou au projet d’International Music Registry un temps porté par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), aujourd’hui au point mort. La première de ces voies est la constitution d’une base de métadonnées musicales globale à la fois décentralisée et distribuée, sur le modèle de celle créée par l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) : un organisme à but non lucratif qui gère le système des noms de domaine (DNS, ou Domain Name System) sur Internet.

La base de données DNS associe notamment des noms de domaine à des adresses IP. Elle permet de convertir la requête de connexion d’un opérateur humain, exprimée sous forme alphanumérique (par exemple, irma.asso.fr), en adresse IP numérique compréhensible par des machines (par exemple, 82.234.57.37). Cette base de données est fractionnée en zones (.com, .edu, .net, etc.) et ses parties sont répliquées sur tout un réseau de serveurs DNS primaires (sur lesquels les informations peuvent être mises à jour) et secondaires (en lecture seule). Ils peuvent être interrogés par d’autres serveurs DNS n’hébergeant qu’une portion locale de la base, comme ceux des fournisseurs d’accès.

« Le système DNS est un excellent exemple, car c’est une base de donnée globale dont la mission est critique, […] distribuée à l’échelle mondiale, […] et qui a démontré durant plusieurs décennies sa capacité à répondre en l’espace de quelques millisecondes à des requêtes en provenance du monde entier », souligne le rapport. Une telle architecture réduit la charge qu’aurait à supporter un système de serveurs centralisé et autorise une administration décentralisée de la base. En France, c’est à l’AFNIC (Association française pour le nommage Internet en coopération) que revient d’administrer la zone .fr et d’enregistrer dans la base DNS les nouveaux noms de domaines créés sous cette branche.
Les « greffiers » (ou registrars) habilités à enregistrer de nouveaux noms de domaine, à l’instar de l’AFNIC, peuvent également être des entités privées ou des organismes à but lucratif.

«  [Cette] approche signifie qu’il y aurait plusieurs registres, comme dans le système DNS, qui distribueraient et propageraient l’information partout dans le monde. Chaque partie impliquée aurait ses propres serveurs, qui seraient synchronisés avec une base de données principale », indique Rethink Music.
Les sociétés d’auteurs, d’artistes ou de producteurs pourraient jouer le rôle de registrars disposant de leurs propres serveurs, et hébergeant leur portion de la base.

Le pari de l’Open Music Initiative

Dans la foulée de la publication du rapport « Fair Music », le Berklee College of Music et le MIT Media Lab ont lancé l’an dernier une autre initiative, l’Open Music Initiative (OMI), qui cherche à tirer parti des technologies de blockchain pour optimiser la gestion des droits de la musique en ligne. Elle a reçu de nombreux soutiens : des trois majors du disque, de sociétés de gestion des droits (dont la Sacem), d’acteurs du numérique (Intel, Youtube, Netflix, Spotify…), d’institutions académiques, ou d’organisations comme l’IAO (International Artists Organisation) et le MMF (Music Manager Forum)…

Conçue à l’origine pour administrer la crypto-monnaie bitcoin et en constituer le registre informatique, ou livre des comptes, la blockchain est une base de données dans laquelle les ordinateurs qui constituent les nœuds du réseau Bitcoin enregistrent, dans des blocs de données horodatés et liés les uns aux autres par un code cryptographique, toutes les transactions effectuées en bitcoins sur Internet. Les algorithmes cryptographiques mis en œuvre, pour authentifier les parties d’une transaction ou valider de nouveaux blocs de transactions, assurent la confiance dans le système. Il lui permettent de fonctionner sans aucune autorité centrale, grâce à un dispositif de « consensus informatique distribué » : chaque nœud du réseau héberge et met à jour sa propre copie de la blockchain, en accord avec les autres, et se fie à la même version du registre. On ne peut modifier ni l’ordre des blocs, ni leur contenu.

Une blockchain permet de procéder à l’enregistrement certifié de l’ensemble des transactions portant non pas sur des bitcoins, mais sur des œuvres musicales ou des enregistrements inscrits au préalable dans son registre distribué, comme autant d’actifs numériques ayant leur propre valeur. Elle peut également héberger des codes cryptographiques (appelés hashtags) permettant de contrôler l’intégrité et l’authenticité des métadonnées éditoriales de provenance diverse ; ou encore sécuriser le contrôle d’accès aux œuvres, et automatiser la répartition des revenus qu’elles génèrent. Autant de pistes que l’OMI est susceptible d’explorer, dans sa volonté de concevoir un nouvel écosystème de la musique en ligne entièrement distribué et automatisé, autonome et décentralisé, transparent et interopérable.

La solution passe par l’élaboration, sur le modèle d’une blockchain, d’un vaste registre distribué adapté aux spécificités de l’industrie musicale, avec des mécanismes de consensus qui peuvent reposer sur le vote des parties concernées ou habilitées : par exemple, pour valider l’inscription d’une chanson nouvellement écrite dans le registre, ou des transferts de droits (un nouveau contrat de licence ou de co-édition, par exemple). Les interfaces de programmation (API) que prévoit de développer le consortium OMI doivent permettre à de nombreuses applications — des applis mobiles permettant aux auteurs et aux artistes de suivre l’exploitation de leurs œuvres et enregistrements en temps réel dans le monde entier ; ou le back office des sociétés d’auteurs et des maisons de disques — d’accéder aux informations de ce registre distribué.

L’objectif est de développer « une architecture technique open source composée de blocs fonctionnels essentiels et d’API qui permettront aux développeurs et aux parties prenantes de construire leurs propres systèmes et outils compatibles OMI », explique Dan Harple, un entrepreneur du Web et ingénieur américain qui fait partie des initiateurs du projet. Il compare cette architecture au langage de balisage informatique HTML (HyperText Markup Language), qui, en permettant de représenter les pages Web, d’y intégrer des liens hypertextes et de rendre interopérables tous les documents postés en ligne, a permis à l’écosystème du Web d’émerger.

Blockchain et gestion collective

Le projet OMI n’en est qu’aux réunions préliminaires et aux premiers « hackatons ». Aucun livre blanc, ni aucun document technique n’ont encore été publiés.
En amont de ses premières réalisations, les trois plus grosses sociétés d’auteurs au monde — l’américaine Ascap, l’anglaise PRS for Music et la Sacem — se sont alliées pour lancer de concert, en partenariat avec IBM, un proof-of-Concept visant à expérimenter les potentialités de la blockchain en matière d’optimisation de la gestion des droits ; en particulier en ce qui concerne l’identification des ayant droit.

Cette identification repose le plus souvent pour les sociétés d’auteurs sur l’association du code ISWC des œuvres avec les codes ISRC des enregistrements dont elles ont fait l’objet. Un lien beaucoup plus difficile à établir dans l’environnement numérique, où il est rarement renseigné. Il ne l’est pas, notamment, dans les listings de reporting que reçoivent les sociétés d’auteurs des plateformes de musique en ligne.
Selon Christophe Waignier, directeur Ressources et Stratégie à la Sacem, il existe en moyenne cinq interprétations par œuvre, soit autant de codes ISRC pour un code ISWC. Mais si chaque société d’auteurs dispose de ses propres bases d’appariements entre œuvres et enregistrements, pour son propre répertoire et pour son territoire, il n’existe aucun référentiel commun à l’échelle internationale.

Les trois grandes sociétés d’auteurs veulent expérimenter la consolidation de leurs bases d’appariement respectives dans une blockchain privée basée sur la technologie Hyperledger de la fondation Linux, également retenue par les géants de l’informatique Intel et IBM, et par l’Open Music Initiative. A la différence d’une blockchain publique, une blockchain privée permet de définir différents niveaux d’accès aux champs de données du registre. Parce que son accès n’est pas ouvert à tous, et que tous ses participants sont connus, elle ne nécessite pas de mettre en œuvre les lourds calculs cryptographiques qui garantissent la sûreté d’un système ouvert comme Bitcoin.

Des règles de consolidation des bases de données, de résolution des conflits, et de validation de l’inscription de couples ISWC/ISRC dans le référentiel commun doivent être définies en amont, Des algorithmes de consensus les appliqueront automatiquement. Un premier objectif d’une mise en commun de 75000 liens ISWC/ISRC a été réalisé. C’est maintenant un objectif de 10 millions d’œuvres pour lesquelles les trois sociétés vont mettre en commun cet été l’ensemble de leurs liens avec des ISRC. « Notre objectif est de constituer une base unique et exhaustive de tous les liens ISRC/ISWC existants dans le monde et de certifier la qualité de l’information » confie Christophe Waignier.

Si l’expérimentation réussit, quelques 170 sociétés d’auteurs sont susceptibles de rejoindre l’initiative. Des plateformes de streaming comme Spotify pourraient alors accéder à un référentiel mondial de couples ISRC/ISWC.
De quoi optimiser l’identification des ayant-droits, réduire les risques d’erreurs et limiter les coûts.

Les voies d’une gestion directe et dynamique des droits

Le proof-of-concept de l’Ascap, de la Sacem et de PRS for Music ne va pas jusqu’à expérimenter des mécanismes de répartition automatique des droits. Une blockchain permet en effet d’enregistrer des certificats de propriété des œuvres et des enregistrements et de les administrer comme des actifs numériques. Appelés « colored coins » dans le langage informatique de la blockchain (ou « jetons colorés »), ces actifs numériques constituent des « bitcoins augmentés » pouvant intégrer ou faire appel à toutes sortes de règles et de métadonnées, comme la liste des ayant droit d’une chanson, avec les clés de répartition en fonction des usages et des territoires.

Les règles d’utilisation et les clés de répartition sont codées en amont à l’aide d’un langage de script spécifique, avec l’adresse des portefeuilles virtuels (wallets) de tous les bénéficiaires, dans des contrats intelligents auto-certifiés, ou « smart-contracts » qui s’exécutent automatiquement. « Chaque fois qu’un paiement est généré pour une œuvre donnée, l’argent est réparti automatiquement en fonction de ces règles, et le compte de chaque partie crédité instantanément en conséquence », explique le rapport.
Rethink Music y recommande l’expérimentation de la blockchain pour mettre en œuvre une telle gestion directe et dynamique des droits.

Plusieurs expérimentations (ou proof-of-concept) ont été menées en la matière.
La plus médiatisée fut celle de la chanteuse Imogen Heap en 2015. Libérée de toute relation avec un éditeur ou une maison de disques, Imogen Heap a publié une de ses chansons, Tiny Human, sur la blockchain publique de la fondation Ethereum, via sa propre plateforme distribuée, baptisée Mycelia. Le prototype, mis au point en collaboration avec la start-up Ujo Music, a permis de tester l’exécution automatique de contrats auto-certifiés pour répartir les revenus générés par son exploitation.

La chanteuse décrit Mycelia comme un champignon dont chacune de ses chansons est une spore. « Chaque spore est marquée d’un hashtag [somme de contrôle cryptographique, ndr] qui permet de tracer tous ses mouvements et d’en garder une trace intacte […], tandis que la spore elle-même peut être mise à jour […], par exemple si une version de l’enregistrement de meilleure qualité est fournie. […] La spore contient toutes les informations que l’artiste souhaite inclure. Plus elles sont élaborées et détaillées, plus les services qui en tireront parti seront funs et utiles. Avant tout, il s’agit des règles sur qui peut faire quoi [de la chanson], quand et comment. »

Si elle pouvait bien être achetée sur la blockchain Ethereum, après un parcours du combattant nécessitant d’ouvrir au préalable un portefeuille électronique et de l’alimenter en ethers (la crypto-monnaie de la blockchain Ethereum), la chanson Tiny Human d’Imagon Heap n’a généré qu’un peu plus de 130 téléchargements par ce biais. Mais l’objectif de Ujo Music — qui était de tester la mise en place de tout un écosystème sur la blockchain Ethereum, permettant aux artistes de vendre directement leur musique sur un site Web personnel, de la proposer en écoute, ou de délivrer des licences de synchro sans aucun intermédiaire — a été atteint.
De nombreuses autres plateformes expérimentent ce modèle de distribution directe via une blockchain, comme Peertracks ou BitTunes.

Une blockchain open source pour la musique enregistrée

Le projet le plus avancé en matière de gestion directe et dynamique des droits, à une échelle qui se veut industrielle, est celui de blockchain musicale open source porté par Benji Rogers, fondateur de la plateforme de vente de musique direct-to-fan Pledge Music, sous le nom de DotBlockchain (dotBC). L’objectif de dotBC est de lier de manière indélébile chaque média à ses métadonnées éditoriales et aux conditions d’utilisation qui sont les siennes.
« Imaginez un monde dans lequel une chanson quitte le studio avec les informations sur qui l’a composée et enregistrée codées dans le fichier lui-même. Un monde dans lequel les métadonnées éditoriales doivent être présentes chaque fois que la chanson est jouée », explique Bendji Rogers.

Pour atteindre cet objectif, Benji Rogers propose d’utiliser une blockchain ouverte alimentée en métadonnées certifiées par différentes parties (sociétés d’auteurs, labels, éditeurs, plateformes de musique en ligne, agrégateurs, etc.), en parallèle avec un nouveau format de fichier média, d’extension .bc., conçu pour intégrer à la fois le contenu média (par exemple, l’enregistrement sonore d’une chanson dans un format audionumérique standard), et un minimum requis de métadonnées éditoriales (ou MVD, pour Minimum Viable Data), renseignées et certifiées au préalable sur cette blockchain.

Plusieurs partenaires ont déjà rejoint l’initiative, dont la Socan (société d’auteurs canadienne), l’agrégateur Fuga, ou le distributeur en ligne CD Baby. Ils vont permettre à DotBlockchain d’expérimenter la création d’un registre distribué, ouvert et décentralisé de la musique enregistrée de quelques 68 millions de titres, de labels indépendants et de majors de la musique. « A raison de 500.000 enregistrements ajoutés chaque mois, dotBC va pouvoir travailler sur l’essentiel de la bibliothèque de musique moderne, et permettre au projet d’assurer une couverture complète des catalogues de musique enregistrée », indique Benji Rogers.

L’intelligence artificielle pour traiter les big datas de la musique en ligne

Les briques technologiques qui vont composer le futur écosystème de la musique en ligne se mettent peu à peu en place, fût-ce sur un mode encore très expérimental pour certaines. Une telle évolution commande de se préparer, en amont, à être capable de traiter des volumes de données colossaux, dont la croissance est exponentielle dans l’environnement numérique.
Une société d’auteurs comme la Sacem prévoit ainsi d’avoir à traiter à elle seule, en 2017, quelques 12 milliards de lignes de reporting en provenance des plateformes. Elle n’a eu à en traiter que 6 milliards en 2016, 3 milliards en 2015, et un milliard en 2014.

Afin d’automatiser le traitement de ces gros volume de données, assimilables à ce qu’on appelle des big datas, Christophe Waignier, a imaginé de faire appel à l’intelligence artificielle. Et de développer un outil spécifique de collecte et de facturation des droits, Urights, en partenariat avec IBM. Urights s’appuie sur le système d’intelligence artificielle Watson du géant de l’informatique : un système cognitif « capable de comprendre les données, d’en tirer des enseignements et de les utiliser pour raisonner », selon son concepteur. La solution Urights, qui a vocation à être commercialisée auprès d’autres acteurs de la gestion des droits à l’international, sera hébergée dans le cloud, sur les serveurs même d’IBM. 

Urights va permettre à la Sacem, en s’appuyant notamment sur des algorithmes d’apprentissage machine (ou Deep Learning), d’automatiser l’exploration des données de reporting, leur analyse et leur interprétation. L’enjeu est identifier les œuvres exploitées et leurs ayant droit avec un taux de confiance de l’ordre de 100% ; d’établir pour chaque œuvre le nombre et la nature des exploitations dont elle a fait l’objet ; et de facturer automatiquement les utilisateurs ensuite (plateformes, diffuseurs, distributeurs).
La solution mise en œuvre par la Sacem et IBM — à travers un partenariat stratégique qui prévoit de s’étaler sur dix ans — fera également appel aux fonctions cognitives de Watson, afin, notamment, d’identifier à terme les œuvres exploitées dans les contenus non officiels (UGC) postés sur des plateformes comme Youtube ou Soundcloud.

« En parallèle au développement de la plateforme elle-même, nous avons planifié un certain nombre d’innovations qui au travers des API permettrons d’ajouter des fonctionnalités à URights », explique Silvano Sansoni, directeur général délégué d’IBM France en charge des entreprises. Difficile, à ce stade, de savoir le type d’applications complémentaires qui seront développées.
Les sociétaires n’ont jamais été aussi près de pouvoir consulter en tant réel toutes les exploitations dont leurs œuvres font l’objet, le retour des fans sur les réseaux sociaux où les villes, régions et pays où elles sont le plus populaire.