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Publié le lundi 20 septembre 2010
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Les premiers chiffres de fréquentation communiqués par les festivals montrent un cru 2010 qui s’annonce très bon. En effet, plusieurs records d’affluence ont été battus, et la tendance générale semble se dessiner à la hausse.
Crise, mauvais temps au mois d’août, autant d’éléments qui auraient pu faire baisser la fréquentation des festivals. Les programmations ambitieuses ont en définitive attiré un grand nombre de spectateurs. Les organisateurs avaient visé haut, en proposant de nombreuses têtes d’affiche (Prince, Pearl Jam, Black Eyed Peas, au Main Square à Arras, Muse et Indochine aux Vieilles Charrues à Carhaix, Massive Attack, Cypress Hill et Arcade Fire à Rock en Seine à Saint-Cloud…).
Si certains rendez-vous ont été annulés (Furia Sound Festival à Cergy-Pontoise, Garden Nef Party à Angoulême), la tendance du début de saison semble s’être maintenue. Un premier sondage réalisé à la fin de l’été par France Festivals auprès d’une vingtaine d’adhérents faisait état d’une hausse de fréquentation de 5,76%. Au palmarès des réussites, Les Vieilles Charrues, Solidays ou encore Jazz à Juan ont battu leur record d’affluence. Seuls bémols, les Eurockéennes, les Francofolies et Nice Jazz festival, qui enregistrent des baisses sensibles de fréquentation.
3 Eléphants (Laval) : 20 000 festivaliers (17 000 en 2009)
Astropolis (Brest) : 14 853 entrées payantes pour une fréquentation totale en hausse, de 35705 personnes
Les Eurockéennes (Belfort) : 80 000 festivaliers, contre 95 000 en 2009
Les Escales de Saint Nazaire : avec 35 000 entrées payantes, soit près de 50 000 avec les enfants et les invitations, les Escales de Saint-Nazaire ont battu ce week-end leur record de fréquentation. (30 000 entrées dont 26 000 payantes en 2009)
Francofolies (La Rochelle) : 77 000 entrées (3000 de moins qu’en 2009). Gérard Pont, l’organisateur, annonce un bilan équilibré à 4,2 millions d’euros
Interceltique de Lorient : 115 000 billets vendus (contre 80 000 en 2009), avec une forte hausse de fréquentation pour les spectacles gratuits
Jazz à Juan : record d’affluence avec plus de 30.000 spectateurs, en hausse de 11,9% par rapport à 2009.
Jazz à la Villette : 25 800 spectateurs (3 000 spectateurs de plus par rapport à 2009, pour un taux de remplissage de 95 %).
Jazz à Vienne : 95 000 spectateurs (+5%) (90 000 en 2009)
Jazz in Marciac : 225 000 spectateurs (gratuits et payants) (6000 de plus qu’en 2009)
Main Square Festival (Arras) : plus de 100 000 festivaliers (85 000 en 2009)
Musilac (Aix-les-Bains, Savoie) : 70 000 spectateurs payants (47 300 en 2009)
Nice Jazz Festival : 25 000 entrées payantes (31 000 en 2009)
Reggae Sun Ska en Gironde : 46 000 spectateurs (30 000 en 2009)
Rock en Seine (Saint-Cloud) : 105 000 spectateurs (97 000 en 2009). Le festival affichait complet. Un tel succès qu’il est envisagé un jour supplémentaire en 2011.
La Route du Rock (Saint Malo) : 20 000 spectateurs payants (16 000 l’année dernière)
Solidays : 168 276 entrées (record de 2008 de 162 000 battu), contre 152 000 en 2009
Les Suds (Arles) : 56 600 festivaliers dont 15 600 entrées aux concerts payants (19 000 entrées payantes et 60 000 en tout en 2009)
Les Tombées de la Nuit (Rennes) : 17 000 spectateurs (96% de taux de remplissage) pour les spectacles payants. 150 000 participants environ.
Les Vieilles Charrues (Carhaix) : 242 000 entrées, dont 198 000 payantes (8000 de plus qu’en 2009).
Sources : La Lettre du spectacle (n°257), sites des festivals
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)