Votre panier est vide
Publié le lundi 30 mai 2005
Version imprimable
Constamment repoussé, l’examen du projet de loi commencera le 31 mai 2005 et le vote des députés est prévu pour les 6 et 7 juin. Certains observateurs s’inquiètent d’une possible remise en cause du droit à la copie privée.
Initialement prévue à l’automne 2003, la transposition en droit français de la directive communautaire 2001/29/CE du 22 mai 2001 intervient à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale dans les jours à venir.
Le projet de loi maintient l’exception pour copie privée mais légitimise les mécanismes anticopies pour les auteurs et les ayants droit qui diffusent leur oeuvre sur Internet. Le texte instaure, en cas de contournement des mesures techniques "anti-contrefaçon", des sanctions pénales allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 150 OOO € d’amende.
Cette position contradictoire fait craindre la disparition progressive du droit à la copie privée. D’autant que le projet de loi ne précise pas d’orientation en terme de rémunération des artistes sur Internet, ce que regrette l’Adami. La société civile propose en effet une redevance prélevée sur les abonnements Internet afin d’utiliser légalement les plates-formes d’échange de fichiers (licence globale). Cette position, appuyée par un récent sondage Ipsos/Adami, ne semble pas être à l’ordre du jour de l’Assemblée alors que le débat sur les droits d’auteur reste très lié aux échanges gratuits de fichiers musicaux sur Internet.
On notera aussi que la transposition de la directive ajoute une exception au droit d’auteur puisque la traduction en braille ou sous forme de synthèse vocale destinée aux personnes handicapées est désormais exonérée de la redevance.
Avec la crise du disque, on a d’abord raisonné "transfert", les ventes numériques devant compenser la perte sur le physique. Puis, rapidement, on a bien compris que de nouveaux comportements s’installaient et que c’est une mutation globale qui allait s’opérer.
Quand Apple et iTunes ont débarqué, une révolution industrielle du téléchargement s’est engagée. De nouveaux acteurs se sont positionnés en interfaces entre le vieux et le nouveau monde.
Depuis, la distribution numérique progresse inexorablement. Elle explore les débouchés inconnus, adapte les savoir-faire aux environnements de demain et porte l’espoir d’un renouveau économique.
Entre métiers et marchés, focus sur la distribution numérique.
Cinq distributeurs - Idol, Believe, Yozik, Jamendo, Toolbox - un journaliste spécialisé - Frédéric Neff et le co-fondateur d’une société de conseil - Aymeric Pichevin - évoquent pêle-mêle les joies du métier, les services monétisables, l’évolution des ventes et du streaming, l’essor des vidéos musicales, l’équilibre et les déséquilibres du marché…
Pascal Bittard, président fondateur d’Idol
Romain Becker, chef de projet Vidéo chez Believe Digital
Henri Pierre, gérant de Yozik
Pierre Gérard, cogérant de Jamendo
Christophe Brunel, responsable de production chez Toolbox
Frédéric Neff, journaliste et blogueur spécialisé
Aymeric Pichevin, journaliste à Billboard et cofondateur de Home