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Publié le mardi 25 juillet 2006
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Quand la cour de justice de l’UE désavoue la commission européenne pour avoir validé en 2004 la fusion entre BMG et Sony… ou quand le réseau des indépendants, regroupé dans Impala, milite pour la déconcentration du marché du disque et fait plier les majors…
Le 13 juillet dernier, le Tribunal de première instance de l’Union Européenne a jugé que la fusion Sony-BMG, autorisée par la commission en 2004, devait être annulée. La justice a estimé que l’accord sur cette fusion avait été donné trop hâtivement par Mario Monti, commissaire à la concurrence à Bruxelles. Les risques de position dominante n’avaient pas été retenus à l’époque, bien que la fusion entre Emi-Warner avait été refusée pour ces mêmes motifs en 2000.
Depuis, Emi et Warner sont restés en pourparlers et s’intimident à coup d’OPA respectives pour négocier ce rapprochement stratégique… Mais cette décision du TPI risque de remettre en cause ces fusions envisagées, et plus largement la concentration du marché de la musique enregistrée (près de 80% du marché est détenu par les majors, au nombre de quatre aujourd’hui).
Cette décision fait suite à un recours déposé fin 2004 par
Independent music companies association (Impala), réseau de labels indépendants regroupant 2 500 adhérents dont Naïve, Wagram, Beggars Group, Pias… Après leur coup de force en 2000 où Impala avait obtenu que la fusion entre Emi et AOL Time Warner échoue, voilà un deuxième "fait d’armes" pour les indépendants.
Leurs arguments ont cette fois-ci été entendus : ni l’inexistence d’une position dominante collective avant la concentration, ni l’absence de risque de création d’une telle position du fait de l’opération n’avaient été démontrées en 2004, laissant ainsi "60 000 groupes de rock en Europe face à 60 directeurs artistiques (ce qui) crée des goulots d’étranglement dangereux", explique Patrick Zelnik président d’Impala et fondateur de Naïve.
Cette décision pourrait forcer Sony-BMG, devenu n°2 mondial du secteur, à se scinder. Sony Music, filiale de l’entreprise japonaise d’électronique, et BMG, filiale du groupe de communication allemand Bertelsmann, sont dorénavant dans l’obligation de réitérer au plus tôt leur demande de fusion et de l’argumenter au regard de l’économie actuelle du marché phonographique.
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.