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Publié le lundi 25 septembre 2006
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Le Snep a présenté les chiffres d’affaires de la musique enregistrée en France pour le 1er semestre 2006 : si le marché perd à nouveau 8,8 % en valeur, le discours des producteurs semblent paradoxalement plus optimiste… le vote de la DADVSI, la prévision d’une convention collective, la croissance du marché en ligne et du nombre de signatures de nouveaux talents francophones y sont pour quelque chose.
Le 15 septembre dernier, le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) a révélé les résultats semestriels du début de l’année 2006.
Les ventes en gros s’élèvent à 373 millions d’euros (contre 409 millions au 1er semestre 2005), soit 8,8 % de baisse qui se décompose ainsi :
les ventes physiques ont chuté de 11 %, avec un net recul des ventes de vidéomusiques (- 25 %)
les ventes dématérialisées ont progressé de 79 %, bien qu’elles ne représentent toujours qu’une part très minoritaire du chiffre d’affaires global (5 %, soit 20 millions d’euros). Au sein de ces ventes, 36 % proviennent du téléchargement sur plates-formes payantes, les 64 % restant étant issus de la téléphonie mobile.
A noter que malgré la "crise", 34 nouveaux artistes francophones ont été signés au premier semestre, contre 24 en 2005. Les producteurs et la filière s’en félicitent. Par contre, ils restent toujours inquiets concernant la diversité musicale sur les ondes radios : 9 % de titres en moins sont entrés dans les playlist par rapport au 1er semestre 2005.
Ni le nouveau président du Snep, C. Lameignère, ni son directeur, H. Rony, ne s’alarment de ces nouvelles baisses du chiffre d’affaires.
Depuis le vote de la loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information (DADVSI) durant l’été, les producteurs ont le sentiment de pouvoir sereinement penser au développement durable de l’économie de la musique en ligne, qui certes ne compense pas pour l’heure les pertes, mais qui permet d’inscrire l’avenir à moyen terme de la filière dans un environnement structuré et en croissance économique.
Le Snep a donc annoncé qu’il allait poursuivre ses actions de sensibilisation auprès des internautes, tout en mettant en place un outil performant de mesure des ventes en ligne grâce au nouvel outil Easyrights de Yacast.
A l’occasion de cette conférence de presse, le Snep a annoncé les dossiers sur lesquels il allait se concentrer. Il travaille ainsi toujours à l’élaboration d’une convention collective de l’édition phonographique qu’il espère officielle pour le début de l’année 2007.
Il va aussi se consacrer à la mise en place d’une plate-forme de propositions en faveur de la production musicale en vue des élections présidentielles 2007.
Par ailleurs, le Snep ne s’est pas rallié à l’Upfi concernant sa demande au ministère d’allonger les possibilités offertes par le crédit d’impôt et les systèmes d’avance, félicitant au passage le gouvernement de ce système mais estimant qu’une industrie culturelle ne doit pas dépendre des aides de l’Etat…
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.