La SPPF a fêté ses 30 ans

Publié le jeudi 15 septembre 2016

Musique enregistrée

Lors d’une soirée organisée à la Maison de l’Amérique latine, la SPPF (Société civile des producteurs phonographiques indépendants) a fêté ses 30 ans. L’occasion de revenir sur le passé, mais aussi d’envisager l’avenir et ses défis.

Hier soir, mercredi 14 septembre, la SPPF (Société civile des producteurs phonographiques indépendants) fêtait son anniversaire à la Maison de l’Amérique latine. L’occasion de revenir sur 30 années passées au service des labels indépendants. Comme l’a rappelé son président, Emmanuel de Buretel, "en 30 ans, les droits voisins ont acquis un rôle économique majeur dans la production musicale, au travers des droits de rémunération ou des droits exclusifs gérés collectivement, mais aussi par les aides attribuées, sans lesquelles de nombreux projets musicaux n’auraient pas vu le jour, surtout chez les TPE".

Pour rappel, le montant des perceptions est passé de 2,5 millions d’euros en 1988 à 38,6 millions d’euros aujourd’hui. La SPPF, qui représente environ un tiers des droits voisins perçus par les producteurs phonographiques en 2015, a distribué 7,5 millions d’euros d’aides cette année, pour 904 projets aidés. Et Emmanuel de Buretel de conclure son discours en regardant vers l’avenir : « nous avons devant nous un nouveau monde, avec des revenus digitaux, des revenus issus du streaming, des combats qui doivent évoluer, comme celui de la copie privée, mais aussi l’internationalisation de nos revenus ».

C’est ensuite Jérôme Roger qui a pris la parole, pour revenir sur ses 21 années passées à la direction de la SPPF. "Heureux et fier" d’avoir accompagné tous les "combats" des producteurs indépendants depuis 1995, il s’est aussi montré serein face à l’avenir : "j’ai vécu les grands bouleversements de l’industrie musicale, j’ai aussi été le témoin de l’émergence d’une nouvelle génération de labels indés. Le passage de témoin se fait dans des conditions que l’on sait difficiles. La crise que nous traversons n’est pas terminée, mais il y a un avenir pour la musique enregistrée, avecun modèle, celui du streaming payant. Une partie de l’avenir de ce métier appartient aux labels indépendants".