La Fneijma publie les actes du colloque "Enseigner les musiques actuelles"

Publié le jeudi 15 septembre 2005

Éducation artistique

Le 14 septembre 2005, la Fédération nationale des écoles d’influence jazz et musiques actuelles a présenté, aux côtés de Jérôme Bouà« t, directeur de la DMDTS, une synthèse du colloque tenu en mai dernier à Toulouse. Cette présentation a permis de mettre en avant de manière synthétique les principales questions et propositions liées à l’enseignement des musiques actuelles.

Dans le cadre de la publication des actes du colloque "Enseigner les musiques actuelles", Daniel Beaussieu, président, et Stéphan Le Sagère, directeur de la Fneijma, sont revenus, en présence de Jérôme Bouà« t et André Cayot de la DMDTS, ainsi que de nombreux invités, sur les ateliers qui ont eu lieu à Toulouse.

Dans le contexte de la crise de l’intermittence, de la décentralisation, de la concertation nationale pour le développement des musiques actuelles, et des séminaires du Cefedem Rhône-Alpes , les enjeux majeurs relevés lors du colloque ont été mis en avant et en débat. Débats qui se poursuivront lors du ForuMa qui se tiendra à Nancy en octobre.

Si la question du statut de l’artiste enseignant (dont 120 heures d’enseignement sont désormais prises en compte par l’assurance chômage) a suscitée le souhait de la pérennisation de ce barème (maintenu par le fond transitoire) et la négociation d’annexes relatives à l’enseignement dans les conventions collectives pour le spectacle, les remarques concernant la structuration de l’offre de l’enseignement ont été plus nombreuses.

Suite à l’installation des DE (diplôme d’état) et des CA (certificat d’aptitude) de musiques actuelles, la mise en place d’un tronc commun aux différentes esthétiques musicales a été discutée et par beaucoup approuvée comme une orientation nécessaire. Par ailleurs, pour Jérôme Bouà« t, un rapprochement entre les différentes structures d’enseignements (privés/publics) permettrait d’établir une offre plus complémentaire et mieux répartie. La Fneijma a ajouté que certains musiciens n’étant pas en mesure de préparer leur DE, la VAE (Validation des acquis et de l’expérience) représente la porte d’entrée la plus pertinente. Or la VAE est un dispositif coûteux et très lourd aux yeux des acteurs et organismes pourtant intéressé par le dispositif, mais qui manquent de moyens. En savoir plus sur la VAE

Dépassant les enjeux stricts de l’enseignement artistique, c’est à nouveau la précarité du secteur qui a été pointée. Avec l’arrivée de diplôme reconnu pour l’enseignement des musiques actuelles, les coûts de formation augmentent et certains organismes comme le Ciam craignent de pratiquer des tarifs élevés. D’un autre côté, la Fneijma, le Snam (Syndicat national des artistes musiciens de France), l’ARF (Association des régions de France) et d’autres se méfient d’une décentralisation synonyme de désengagement de l’Etat.

Les acteurs de l’enseignement des musiques actuelles réclament unanimement le rééquilibrage financier et une meilleure répartition des fonds. Cette demande figurait déjà parmi les principales préconisations que la commission nationale des musiques actuelles avait prononcées lors des Rencontres de Nantes en 1998. On risque d’en entendre à nouveau parler dans trois semaines lors du ForuMa…

En guise de conclusion, Philippe Audubert de Trempolino est d’ailleurs revenu sur l’intérêt de ce prochain rendez-vous : "Si on en est là , c’est parce que ce secteur ne se satisfait pas de la norme, il réfléchit, mais tous les chantiers doivent être menés ensemble pour avancer dans une logique sereine »

Pour plus d’information sur le colloque.

Les actes du colloque sont consultables au centre de ressources et de documentation de l’irma.


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