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Publié le jeudi 8 juillet 2010
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Suite à leur assemblée générale de juin dernier, les lieux adhérents de la Fédurok et de la FSJ lancent une alerte vis-à-vis de la concentration financière et économique à l’œuvre dans l’économie des musiques populaires et actuelles en France et en Europe. Ils rappellent que l’objectif de respect de la dignité des personnes doit primer, et demandent aux pouvoirs publics la création de moyens juridiques de régulation.
Le 7 juillet 2010
A l’occasion de leur Assemblée Générale et Journées Professionnelles Européennes, les 28, 29 et 30 juin 2010, à Courtrai/Kortrijk (Belgique Flamande) au "De Kreun, l’ensemble des lieux adhérents de la Fédurok, rejoints par ceux de la FSJ, ont demandé à ce qu’une alerte soit lancée vis-à-vis de la concentration financière et économique à l’œuvre dans l’économie des musiques populaires et actuelles en France et en Europe.
Les nombreux ateliers et débats organisés à cette occasion ont notamment permis d’expliciter les fondements des politiques publiques au sens de l’intérêt général et du service public en direction des musiques populaires, à l’échelle européenne, et en particulier en France.
Certes, les politiques publiques sont contraintes par de multiples objectifs, aussi bien de rentabilité économique que de découverte des œuvres. Mais un objectif doit primer sur tous les autres : celui du respect de la dignité des personnes.
Ce respect de la dignité des personnes dans la diversité des identités et des pratiques culturelles est commun à plusieurs textes d’importance dans le fondement des politiques internationales, et est particulièrement prégnant dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et la déclaration de l’Unesco sur la diversité, entérinée par la France.
Dans le contexte de la mondialisation financière, les multinationales constituent une menace particulièrement lourde pour les démocraties et la diversité. L’importance des capitaux qu’elles peuvent mobiliser et investir dans la production de biens et l’exploitation de ressources leur permet une force de frappe considérable. Elles sont aussi des acteurs politiques redoutables qui savent profiter de leur poids économique pour générer et largement diffuser un modèle de développement qui les renforce dans leurs positions hégémoniques.
Ainsi, la Fédurok et la FSJ veulent alerter sur les dangers que font peser les organisations capitalistes multinationales, par leurs ambitions et leurs pratiques, sur les équilibres économiques pluriels et les enjeux artistiques culturels et sociaux dans le domaine des musiques actuelles en France.
La Fédurok et la FSJ demandent aux pouvoirs publics nationaux et européens la création de moyens juridiques de régulation afin de garantir la diversité culturelle par le maintien d’une pluralité d’acteurs économiques et de modèles de développement, en promouvant notamment ceux qui relèvent de l’économie sociale et solidaire.
La Fédurok et la FSJ souhaitent mobiliser le plus grand nombre de citoyens, d’acteurs musicaux, d’organisations et d’élus politiques en les informant le plus largement et le plus et régulièrement possible des processus en cours, afin que chacun puisse pratiquer, créer et soutenir les musiques actuelles avec discernement.
Enfin, en résistance à ces modèles capitalistiques de concentration économique, la Fédurok et la FSJ maintiennent leurs engagements à concevoir et à générer des alternatives.
C’est dans ce sens qu’elles incitent l’ensemble de leurs adhérents à poursuivre leur engagement solidaire de coopération politique, économique et territoriale. C’est encore dans ce sens qu’elles participent à la structuration de réseaux européens des musiques actuelles sur les bases éthiques d’une autre économie de l’art et de la culture.
Contacts presse :
La Fédurok
02 40 48 08 85 - contact@la-fedurok.org
La FSJ
02 47 05 26 36 – contact@scenes-jazz.com
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.