La Fédération CGT du Spectacle appelle à manifester le 15 Novembre à propos des annexes 8 et 10

Publié le mercredi 14 novembre 2001

LA FÉDÉRATION CGT DU SPECTACLE ET SES SYNDICATS D’ARTISTES ET DE TECHNICIENS APPELLENT L’ENSEMBLE DES PROFESSIONNELS À UNE GRANDE MANIFESTATION PUBLIQUE A PARIS :

JEUDI 15 NOVEMBRE À PARTIR DE 15H DEPUIS LA PLACE DU PALAIS ROYAL JUSQU’À L’Hà ?TEL MATIGNON POUR EXIGER QUE SOIT PRISE UNE MESURE CONSERVATOIRE QUI PÉRENNISE LES ANNEXES VIII ET X

ci-dessous le communiqué de presse :

"De lourdes menaces pèsent à nouveau sur le régime spécifique d’assurance chômage des artistes et techniciens du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel. Même si actuellement les allocations chômage continuent à être servies sur la base des annexes à la convention UNEDIC du 1er janvier 1997 (qui a cessé de produire ses effets le 1er janvier 2001), il reste que la "décision de maintien " prise le 4 mai dernier au sein de la commission paritaire nationale de l’UNEDIC n’a aucun fondement légal. Il s’agit là d’une situation inédite dans l’histoire du régime interprofessionnel d’assurance chômage. De la sorte, le MEDEF pourrait à tout moment mettre à profit cette situation de non droit pour basculer nos professions dans l’annexe IV applicable aux intérimaires. Cela se traduirait par l’exclusion immédiate de plus de la moitié des professionnels du spectacle actuellement indemnisés. Sous l’effet de nos actions, en particulier durant le festival d’Avignon, le Premier Ministre a pris des engagements. La parole donnée doit être tenue. A l’issue de notre journée nationale d’actions du 18 octobre dernier, une délégation de la Fédération CGT du Spectacle a été reçue au cabinet de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité. Au cours de cet entretien, où étaient représentés la Délégation à l’Emploi et le ministère de la Culture, il nous avait été précisé que le gouvernement n’écartait plus la possibilité de la promulgation d’un décret en Conseil d’Etat qui pérenniserait les annexes cinéma spectacle dans l’attente de l’ouverture et de la conclusion des négociations qui doivent avoir lieu au sein de l’UNEDIC. Le 22 octobre nous étions reçus, à l’occasion d’un rassemblement place du Palais Royal, au cabinet de Madame Catherine Tasca. Curieusement, le ton avait changé. Il nous était déclaré que les cabinets devaient " expertiser " la faisabilité de la prise d’un décret. Trop, c’est trop ! Cela fait 4 mois que cette situation perdure. Il revient à la profession de se faire entendre pour que les engagements pris par Lionel Jospin soient pleinement respectés. Paris, le 29 octobre 2001"

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