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Publié le mercredi 30 mars 2011

 
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La FM fête ses 30 ans

Aujourd’hui, mercredi 30 mars, les indépendants de l’audiovisuel, de la radio et de la télévision, fêtent le 30ème anniversaire de la libération des ondes sur la bande FM, ainsi que les 30 ans de leur syndicat, le SIRTI. Un anniversaire sur fond de débat autour de la diversité musicale.

A côté des antennes de la Tour Eiffel à Paris, aujourd’hui, sera donné le coup d’envoi des festivités organisées tout au long de l’année 2011 pour fêter les 30 ans de la libération des ondes en France. On se remémorera le vent de liberté qui a permis la création des centaines de radios libres qui ont investi la bande FM en 1981, et ont, de fait, mis fin au monopole d’État. C’est aussi à cette date qu’a été créé le Sirti (Syndicat Interprofessionnel des Radios et Télévisions Indépendantes).

Aujourd’hui, le secteur emploie plus de 2.000 salariés dont 500 journalistes. Le poids économique du secteur des radios indépendantes s’est affirmé, avec 65 M€ de chiffre d’affaires annuel réalisé en publicité nationale, et à peu près autant en publicité locale.

Si tout le monde s’accorde sur l’importance culturelle considérable de cette ouverture des ondes, la filière musicale s’interroge sur ce qu’il reste de ce formidable mouvement initié il y a 30 ans. L’heure est en effet à la polémique entre radios et maisons de disque sur la question de la diversité musicale, notamment en ce qui concerne les quotas de musique francophone. En effet, ces derniers temps, les radios étudiaient des pistes pour alléger ces derniers (prendre en compte les artistes français chantant en anglais, calculer les quotas par groupes et non plus par réseaux, annualisation des calculs…). Mi-février, la filière musicale, s’inquiétant de la situation, publiait une tribune dans les pages "idées" du quotidien Le Monde. Le débat reste ouvert.


"Halte à la concentration musicale à la radio

Que reste-t-il du vent de liberté qui a soufflé sur la bande FM dans les années 1980 ? Peu ou rien, si l’on observe les principaux indicateurs chiffrés qui servent à mesurer la diversité musicale en radio. En 2010, 90 % des diffusions de nouveautés francophones ont été concentrées sur quinze titres ! Seulement onze nouveautés francophones figurent parmi les cent plus fortes rotations en 2010, soit 56 % de moins qu’en 2009. La part des titres francophones sur les cent plus fortes rotations n’est plus que de 30 % en 2010 (et encore, en y incluant des duos franco-anglais), soit 28 % de moins qu’en 2007.

Au-delà de cette concentration alarmante, l’on assiste à une ghettoïsation des nouveautés et des titres francophones. La diffusion des œuvres françaises ou francophones est le plus souvent reléguée le week-end à des heures d’écoute peu significatives (entre 6 heures et 8 h30). Dans cette tranche horaire, la présence de la musique est de 75 % le week-end contre 44 % en semaine.

Pour justifier leur comportement, les radios accusent les maisons de disques de délaisser les artistes francophones. Faux. Malgré la crise, les producteurs ont envoyé aux radios en 2010 2 180 nouveautés, dont 713 productions francophones. La progression de l’envoi de titres aux radios par rapport à 2009 est de 34 % pour le répertoire francophone. Conclusion : la production a maintenu et accru ses efforts dans tous les domaines de la création musicale.

Non, dans leur grande majorité, les radios ne sont plus le principal vecteur de découverte qu’elles ont été pendant longtemps. Certes, la bande FM en France est riche de formats divers, notamment sur des niches musicales, mais la pyramide de la concentration est terrible pour les radios musicales jeunes et jeunes adultes. Cette tendance lourde produit des effets dramatiques sur l’exposition des artistes et des œuvres musicales.

INTRODUIRE PLUS DE DIVERSITÉ

Malgré le développement d’Internet, l’écoute des radios traditionnelles reste un moyen essentiel de découverte et de promotion des talents musicaux. Chacun sait que la pression concurrentielle qui s’exerce entre les radios privées conduit au plus petit dénominateur commun en matière de prise de risque. Or, c’est précisément parce que les auteurs, les artistes et les producteurs souffrent des effets de la crise que traverse notre secteur qu’ils ont, plus que jamais besoin, du soutien des médias (les télévisions généralistes ayant également tendance à ne prendre aucun risque).

C’est la raison pour laquelle, la filière musicale, dans son ensemble, en appelle au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et au ministre de la culture pour que non seulement la lettre et l’esprit de la loi sur les quotas de chanson française ne soient plus dévoyés, mais également pour conduire les radios à introduire plus de diversité dans leur programmation musicale.

Il s’agit d’un enjeu culturel majeur qui dépasse largement des considérations économiques. N’oublions pas que les radios privées occupent un espace public, la bande FM, et qu’un minimum de régulation se justifie parfaitement à cet égard.

Bruno Boutleux, Adami, David El Sayegh, SNEP, Denys Fouqueray, SFA, Olivier Hugon-Nicolas, SDLEC, Bruno Lion, CSDEM, Bernard Miyet, Sacem, Dominique Pankratoff, UNAC, Emmanuel de Rengervé, SNAC, Jérôme Roger, SPPF – UPFI, Marc Slyper, SNAM, Nicole Tortello Duban, Prodiss. Jérôme Roger, directeur général de la SPPF et de l’UPFI, et David El Sayegh, directeur général du SNEP"


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LE CONTRAT D’ARTISTE EN QUESTION(S)

Le SFA fait son contrat - Révolution numérique, crise du disque, recherche de nouveaux débouchés, logiques de 360, l’économie de la musique enregistrée a profondément muté ces dernières années, entrainant une évolution des métiers et des usages. Qu’en est-il de la traduction de ces changements en termes contractuels ? Le SFA (Syndicat français des artistes) a décidé de se pencher sur la question, en proposant un nouveau modèle de contrat d’artiste. Les analyses et les réactions divergent.

Avec des interviews de Jean-François Dutertre (musicien et auteur du contrat SFA), Jean-Marie Guilloux (avocat au barreau de Paris), Rodolphe Dardalhon (fondateur de Roy Music), Kent (chanteur, fondateur et trésorier de la Gam) et Philippe Couderc (président de la Felin).

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