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Accueil du site > Documentation > Focus > LA RÉVOLUTION DE "JAZZMIN" SE POURSUIT Le jazz au rapport !

Article mis à jour le mercredi 10 septembre 2014
Article créé le mardi 6 mars 2012

 
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Article

LA RÉVOLUTION DE "JAZZMIN" SE POURSUIT
Le jazz au rapport !

Tout est parti au printemps dernier d’une simple prise de bec entre le directeur d’antenne de TSF Jazz, Sébastien Vidal, et un musicien en colère, le pianiste Laurent Coq. Cette querelle personnelle fut tout de suite mise sur la place publique par l’intermédiaire d’un blog intitulé « la révolution de jazzmin ». Elle provoqua très vite une avalanche de réactions virulentes, passionnées, passionnelles, de la part de musiciens qui trouvaient enfin par ce "blog défouloir" le moyen de crier leur ras-le-bol et de manifester leurs inquiétudes sur l’avenir. Après la convocation d’États généraux du jazz, un groupe de travail piloté par Laurent Coq, Pierre de Bethmann et Alex Dutilh, avec la participation de toutes les fédérations qui composent aujourd’hui le monde du jazz, a planché pour remettre au ministre de la Culture et de la Communication un rapport d’étape sur la situation de la filière jazz en France. La communication de ce rapport aux acteurs du jazz fera prochainement l’objet d’une journée de travail inaugurée par le Ministre. L’occasion de revenir sur cette "révolution", avec ses acteurs.

Premier constat : les lendemains qui swinguent semblent aujourd’hui sérieusement compromis. Déjà, une enquête réalisée en 2008 par le Cij, en introduction de Jazz de France, sur les conditions économiques d’exercice du métier de musicien de jazz indiquait clairement, sans ambiguïté, que tous les voyants étaient au rouge et que le « métier » de musicien de jazz devenait de plus en plus difficile et précaire. Face à cette vague d’inquiétudes et de colères soulevée par son blog, Laurent Coq décida de regrouper les forces et de rassembler les énergies. De cette réunion informelle et spontanée de compagnons de lutte surgit vite l’idée de rédiger une tribune « Pour des états généraux du jazz ». Elle sera publiée par Libération le 27 juillet 2011 et, relayée par l’AFP, provoquera un « buzz » médiatique inespéré et salutaire.

Afin de donner suite à cette tribune, le ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand demanda tout de suite à la Direction générale de la création artistique la constitution d’un groupe de travail chargé d’étudier la situation du jazz en France. Ce groupe de travail fut composé des personnalités suivantes : Pierre de Bethmann, Laurent Coq, Reno Di Matteo, Alex Dutilh, ainsi que de représentants des fédérations nationales. À savoir, l’Afijma, les Allumés du jazz, la Fneijma, la FSJ, Grands Formats, l’UMJ et Jazz(s)Ra, avec l’aide des conseillers musique et danse des Directions régionales des affaires culturelles. Pendant moins de deux mois (novembre et décembre 2011), ce groupe de travail travailla d’arrache-pied à la rédaction d’un « rapport d’étape sur la filière jazz en France ». Dans la brève « actualité professionnelle » publiée sur le site de I’Irma le 21 février dernier ont été publiés le rapport ainsi que les dix propositions du ministre de la Culture pour améliorer les conditions d’exercice des artistes de jazz et accroître la présence de ce genre musical dans le paysage culturel.

À l’occasion de la publication de ce rapport, une journée de restitution et d’échanges sera organisée :

le lundi 19 mars à la Maison de la poésie passage Molière, 157 rue Saint-Martin 75003 Paris

Inaugurée par Frédéric Mitterrand, cette journée s’intéressera aux questions de l’insertion, la diffusion, l’export, la structuration professionnelle, l’emploi, le disque et les médias. Pour chaque table ronde, il y aura une introduction par des membres du groupe de travail, suivie de l’intervention de deux ou trois personnalités. D’autres journées sur le même modèle pourront, éventuellement, être organisées en région.

ATTENTION : la capacité de la salle étant limitée, seules les 140 premières inscriptions seront prises en compte. Pour tous ceux qui souhaiteraient participer à cette journée, il est impératif et prudent, avant le 12 mars 2012, de s’inscrire à l’adresse suivante : cecile.jeanpierre@culture.gouv.fr

Programme de la journée :

La journée s’organise autour de tables rondes dont les thèmes sont les suivants :

- 10h00 : Insertion professionnelle :
Introduction et modération : Alex Dutilh (journaliste), Laurent Coq (musicien) Intervenants : Alexandre Herer (musicien), Vincent Jacqz (musicien, enseignant), Clotilde Rullaud (musicienne), Jean-Charles Richard (musicien, enseignant)

- 11h00 : Diffusion :
Introduction et modération : Ondine Garcia(Grands Formats), Fred Maurin, (Ping Machine), Intervenants : Frédéric Maurin, (scène conventionnée de Vendôme), Jean-Pierre Vivante (Le Triton),

- 12h00 : Export :
Introduction et modération : Armand Meignan (Directeur de l’Afijma), Reno Di Matteo (Agent et producteur), Intervenants : Louis Moutin (Musicien), Sylvain Darrifourcq (Musicien),

- 14h30 : Structuration économique et production phonographique :
Introduction et modération : Pierre de Bethmann (Musicien), Vincent Bessières, Pascal Anquetil, (responsable du Centre d’information du jazz, Irma) Intervenants : Laurent de Wilde (Musicien), Edouard Ferlet (Musicien), Jean-Michel Leygonie (Directeur artistique label Laborie),

- 15h30 : Médias :
Introduction et modération : Pierre de Bethmann (musicien), Vincent Bessières (journaliste), Pascal Anquetil (CIJ), Intervenants : Jean-Marc Gelin (journaliste), Stéphane Ollivier (Journaliste), Elsa Boublil (journaliste).

Pascal Anquetil

Les témoignages de Laurent Coq et d’Alex Dutilh

Pour en savoir plus sur l’historique et les enjeux de ce rapport, nous avons demandé à deux des acteurs principaux de ce groupe de travail de nous délivrer à chaud leurs premières impressions sur le « rapport d’étape sur la filière du jazz en France ».


"L’heure n’est plus aux rivalités mais bien à une mobilisation étendue à tous les acteurs qui font vivre le jazz en France."

- Laurent Coq, musicien et initiateur de la "Révolution de jazzmin"

« Le processus improbable qui nous a conduit là où nous sommes aujourd’hui fut complètement improvisé depuis le début. Comment aurais-je pu savoir qu’en proposant à Sébastien Vidal un pilote d’émission pour présenter l’actualité du jazz new-yorkais sur la radio TSF, je me retrouverais impliqué dans un groupe de travail qui allait remettre un rapport au ministre de la Culture sur la situation du jazz et des musiques improvisées en France ? Pourtant, après dix mois d’activisme - d’agitation diront certains - nous avons un texte qui, s’il est loin d’être parfait, témoigne de l’avancée d’une mobilisation sans précédent : de nombreux acteurs de cette musique (musiciens, fédérations, associations producteurs, journalistes … en tout plus de soixante-dix personnes) ont planché pendant deux mois sur des questions cruciales liées à la survie de cette musique sans se déchirer ni abandonner en cours de route, et cela malgré la grande diversité des parcours, des profils, des points de vue, des esthétiques.

Personnellement, cette intense consultation m’a permis de faire la connaissance de personnes dont je connaissais vaguement l’existence et le travail… sans avoir jamais eu directement affaire à eux en plus de vingt ans de parcours professionnel. J’en ressors aujourd’hui avec la satisfaction d’avoir pu faire entendre certaines vérités qui me tiennent à cœur, mais également d’avoir appris beaucoup, et d’avoir évolué sur de nombreux sujets. Une nouvelle génération de musiciens – que les nombreuses écoles qui sont apparues depuis vingt ans ont plutôt bien formés – éclot aujourd’hui dans un contexte extrêmement tendu et il est urgent de faciliter leur insertion.

Je souhaite que ce travail déclenche un débat bien plus large au sein de notre vaste communauté qui est aussi riche et diverse qu’elle est fragmentée et désunie, et qu’enfin nous sortions des clivages (Paris/province, musiques de répertoire/musiques originales, lieux subventionnés/lieux privés, etc.) qui divisent et affaiblissent. Une utopie ? Avec la crise que nous connaissons depuis de nombreuses années et qui ne va pas se résorber en une élection, le projet du Centre national de la musique qui semble suffisamment avancé pour qu’il soit désormais plus difficile d’y faire barrage, le changement de paradigme induit par l’essor d’Internet et des nouveaux moyens d’échange de musique, l’heure n’est plus aux rivalités mais bien à une mobilisation étendue à tous les acteurs qui font vivre le jazz en France, et plus largement toutes les musiques dite « de niche » (musiques traditionnelles, contemporaines, acoustiques, baroque, hip-hop, etc.) qui ne répondent pas aux critères du marché, de l’industrie de la musique et des médias de masse. »

"Une composition « ouverte », dont chacun peut s’emparer"

- Alex Dutilh, producteur à France Musique, ancien rédacteur en chef de Jazzman, président en 1998 de la Commission nationale des musiques actuelles

« Depuis combien de temps les musiciens de jazz n’avaient plus pris les choses en mains en France, sur un plan national ? Trente ans ! Depuis que sous la présidence de Maurice Merle (alors membre de l’Arfi), un Collectif national du jazz et des musiques improvisées (le CNAJMI créé en 1982) ne retrousse les manches dans l’après 1981. Les premières écoles associatives étaient de la partie, les collectifs de musiciens aussi, lyonnais, marseillais et parisiens notamment, les associations qui organisaient des concerts et des festivals hors saison et dans les « arrière-pays », des producteurs de concerts, des labels indépendants, quelques journalistes et photographes… Une première Commission nationale consultative vit le jour en 1983 sous la pression du lobby, qui contribua à structurer efficacement une politique culturelle adaptée au jazz.

Il y eut une deuxième vague dix ans plus tard. Les réflexions et préconisations d’une deuxième Commission consultative créée en 1993 et présidée par Michel Orier s’intégrèrent en 1998 au rapport de la Commission nationale des musiques actuelles. Entre temps des fédérations étaient nées, regroupant les lieux de formation (Fneijma), les salles et clubs (Fédération des scènes de jazz), des festivals (Afijma), des musiciens (UMJ) et, plus récemment, des grandes formations (Grands Formats)… Et puis plus rien de concerté, chacun s’activant dans son coin à cultiver des relations privilégiées avec la puissance publique (ici l’État, ailleurs une ville, un département, une région…). Jamais autant d’écoles, de salles, de festivals, de musiciens, de labels, de public : créativité exacerbée (rarement autant de propositions artistiques simultanées aussi passionnantes) mais survitaminée. Trois fois plus de capacité d’accueil pour dix fois plus de musiciens, ça coince ! Il y a comme un goulot d’étranglement. Et justement, le nombre de musiciens qui se sentent coincés et étranglés enfle avec un effet boule de neige. La floraison artistique se fait triste quand elle rime avec crise économique.

C’est pourquoi quand ce sont les musiciennes et les musiciens qui ont poussé un coup de gueule par une prise de position publique dans une tribune libre publiée par Libération, au début de l’été 2011, il y eut comme un tremblement de terre culturel dans le landerneau bien ordonné du jazz. Comment, les musiciens se mettaient à penser, à argumenter, ne laissaient plus aux « professionnels de la profession » le soin de les représenter ? D’un coup, ils rappelaient à toute la « filière » (c’est comme cela que l’on appelle une chaîne de métiers dans un secteur économique donné) que ce sont bien les musiciens en fournissent la matière première. Et qu’à l’autre bout de la chaîne le public a le dernier mot. Tous les autres, absolument tous, ne sont que des intermédiaires dont la vocation est de fluidifier la relation artiste-public, de l’amplifier, de la dynamiser, de la fidéliser, de l’élargir…

C’est cela, cette conviction partagée qui m’a fait me sentir immédiatement solidaire de l’initiative des jazzmen et jazzwomen. Tout d’un coup, le sens précédait la formulation, le pour qui et pour quoi précédait l’élaboration d’une politique, l’urgence imposait le jeu collectif.

Ce fut la grande et belle surprise des premières réunions de travail, après que le ministre eut reçu une première délégation : parce que tout le monde avait clairement pris conscience que les musiciens et le public sont les deux bouts de la chaîne, la parole pouvait à nouveau circuler, s’échanger, débattre, de manière constructive. Plus que tolérante, souvent bienveillante, franche, sans précautions diplomatiques. L’échéance rapprochée imposée (moins de deux mois) obligeait à aller à l’essentiel, à définir des priorités et à tenir le pragmatisme de propositions concrètes. Trop tentant, trop facile, trop narcissique, de se contenter d’un constat amer et de ne pas mettre les mains dans le cambouis. Je retiens du rythme hebdomadaire de nos réunions de l’automne, sainement élargies à des participations individuelles ou d’organismes qui sont autant d’acteurs incontournables de la vie du jazz, cette envie de concret, de prise de risque, d’imagination. J’ai vu débarquer toute une génération d’à peine trentenaires avides de changer les choses et ne se défilant pas pour apporter leur pierre à la réflexion. Résultat, les cinq thèmes de départ sont tous assortis de propositions concrètes, dont plusieurs peuvent rentrer dans les faits assez rapidement si la solidarité ne se délite pas, les pouvoirs publics ont été sensibles à la méthode et à la cohésion des différents acteurs.

Heureusement qu’il y eut des débats, des désaccords, des arguments rejetés, d’autres convaincants… Mais à l’arrivée, le consensus s’est réalisé autour d’une cohésion inespérée. Évidemment il ne s’agit que d’une étape. Le rapport remis au ministre s’appelle bel et bien « rapport d’étape »… Évidemment, celles et ceux qui ont donné de leur temps pour l’intérêt général ne prétendent pas détenir la vérité et encore moins la figer. Ils et elles viennent juste de signer une composition. Il reste à improviser dessus ou à l’arranger en commençant par la fin si on veut. Surtout, il s’agit maintenant de la proposer à toute la communauté du jazz et des musiques improvisées, et d’écouter comment elle peut mieux sonner encore. Comment tel passage peut s’oublier et tel autre faire l’objet d’un thème en soi. Une composition « ouverte », dont chacun peut s’emparer en apportant sa propre contribution, une incitation à une réflexion et une évolution permanente : je me demande si le jazz ne pourrait pas devenir une philosophie politique… »


Dossier réalisé par Pascal Anquetil
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Interviews
Ce n’est qu’un début, continuons le… débat !

Pour nourrir le débat provoqué par la "révolution du jazzmin" et ses suites, nous avons demandé à vingt acteurs du jazz en France (musiciens, membres de fédération, directeurs de festival ou de scène de jazz, journalistes, producteurs phonographiques, agents, etc.) de prendre connaissance des préconisations du Rapport d’étape et des propositions du ministre de la Culture. Avec liberté et rapidité, passion, franchise et talent, ils ont tous accepté de répondre à nos questions.

Découvrez les points de vue de :

Arnaud Meignan, Denis Le Bas, Roger Fontanel, Jacques Panisset, Philippe Ochem, Cyrille Gohaud, Stephan Le Sagere, Jacques Bonnardel, Thierry Mallevaës, Daniel Yvinec, Peter Orins, Guillaume de Chassy, Claude Barthélemy, Jean-Michel Leygonie, Mohamed Gastli, Arnaud Merlin, Xavier Prevost, Vincent Bessières, Jean-Michel Proust, François Peyratout, François-Xavier Ruan.

>> Lire les interviews


Pour information, nous publions le communiqué de presse du groupe de travail daté du 1 [1] mars :

"Dans un pays qui a toujours été en pointe sur les politiques culturelles, les Français continuent de plébisciter les artistes qui poursuivent une voix exigeante avec courage et intégrité et c’est pourquoi nous devons impérativement maintenir une offre musicale plurielle et abondante. Dans une période particulièrement dynamique sur le plan de la créativité artistique, le jazz et les musiques improvisées traversent aujourd’hui en France une grave crise économique qui touche tous les acteurs de la filière, des musiciens aux producteurs, des salles de concert aux festivals, et qui nécessite des solutions adaptées aux spécificités de ce secteur. À la demande du ministre de la Culture et de la Communication, Monsieur Frédéric Mitterrand, un groupe de travail a été constitué au sein de la Direction générale de la création artistique (DGCA) pour réfléchir à des dispositions susceptibles d’améliorer la situation. Un calendrier de réunions a été élaboré, d’octobre à décembre 2011, autour de cinq thématiques considérées comme des priorités :

- Insertion professionnelle
- Diffusion
- Export
- Structure économique, emploi
- Disques, médias

Pour chaque thématique, des intervenants extérieurs, dont de nombreux artistes, ont été invités à partager leurs expertises et alimenter un premier rapport listant un certain nombre de constats et de préconisations.

Ce rapport d’étape a été transmis au ministre de la Culture fin décembre 2011 et a été discuté avec lui le 14 février 2012.

La communauté du jazz en France ne s’était pas réunie depuis près de quinze ans. Il est réjouissant de constater toujours la même ferveur chez ceux qui veulent développer cette musique. Le jazz et les musiques improvisées constituent une richesse inestimable en France qu’il faut à tout prix préserver, soutenir et développer. Pour ce faire, il est désormais impératif d’élargir la mobilisation à tous ceux - à Paris comme en régions, de toutes esthétiques et générations - qui n’ont pas encore pu s’exprimer sur les questions soulevées par ce rapport.

Par conséquent, après la remise du rapport au ministre, le groupe de travail propose plusieurs actions :

- Retourner vers la communauté des musiciens et des acteurs de cette filière afin de présenter les fruits de son travail et récolter largement des réactions et des propositions. À cette fin, Une journée de restitution et d’échanges est prévue le lundi 19 mars 2012 à la Maison de la poésie à Paris. Il est bien évident que cette première journée ne suffira pas et qu’il faudra que des évènements similaires essaiment en régions.

- Poursuivre et étayer sa réflexion en demandant une observation régulière et pérenne du secteur, mais aussi en ajoutant des problématiques non spécifiquement abordées ici, telles que celle du public.

- Associer les représentants des collectivités territoriales à cette réflexion, car ils sont essentiels dans les politiques culturelles en œuvre dans notre pays.

- Dans le cadre de la création éventuelle d’un CNM (Centre national de la musique), garantir une place importante aux musiques peu médiatisées et peu commercialisées en prévoyant des procédures concertées et adaptées. »


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