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Publié le mercredi 17 mars 2010
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Arcadi organise, le 2 avril à Paris, une rencontre intitulée "L’évaluation dans le secteur culturel, entre exigence démocratique et efficacité décisionnelle". Cette journée se fera en présence de chercheurs et spécialistes en partenariat avec la Société française d’évaluation.
Avant-propos
Depuis les années quatre-vingt, l’évaluation s’est progressivement imposée dans l’ensemble des secteurs bénéficiant de l’intervention publique.
Levier de changement et d’optimisation des projets, elle représente aussi et surtout un enjeu de démocratie dans l’optique de « rendre compte » au citoyen de l’utilisation d’argent public.
Pourtant, la question de l’évaluation fait largement débat dans le secteur culturel.
On la dit dévoreuse de temps et d’énergie, coûteuse et réclamant une expertise difficile à mobiliser ; on croit deviner derrière ses beaux atours l’ombre des logiques d’audit et de contrôle ; et surtout on la considère comme inadaptée au champ artistique, où règnent le sensible, le subjectif… bref, le non quantifiable.
Malgré ce scepticisme ambiant, la pratique de l’évaluation semble devoir devenir incontournable. Le cadre réglementaire « citons notamment les directives européennes et les exigences de la loi organique aux lois de finances (LOLF), promulguée en 2001 et entrée en application en 2006 « est ainsi de plus en plus explicite en la matière.
Par ailleurs, la relative raréfaction des ressources publiques impose des arbitrages toujours plus délicats entre les différentes politiques publiques et il y a donc nécessité pour le secteur culturel, dans sa globalité, à apporter des éléments objectifs pour défendre sa légitimité.
Cette journée d’échange et de réflexion se propose donc de cerner les différents enjeux opérationnels, politiques et sociétaux qui sont au cœur de la notion d’évaluation, de voir comment les différents protagonistes du secteur culturel s’emparent ou pourraient s’emparer de celle-ci et d’imaginer les possibilités d’une concertation en la matière.
9 h 30
Accueil des participants
10 h
Présentation de la journée
10 h 15
Introduction à l’histoire et aux grands principes de l’évaluation
Par Arnaud de Champris de la Société Française d’Évaluation
10 h 45
Pourquoi et comment intégrer la dimension évaluative dans son activité ?
L’évaluation est le plus souvent vécue par les acteurs du secteur culturel comme une contrainte. N’est-il pas possible de renverser la logique ? En s’emparant de ces questions, en les intégrant à leur propre démarche, les acteurs culturels « qu’ils soient représentants des institutions, opérateurs, artistes… « ne peuvent-ils pas contribuer à un saut qualitatif de leurs activités, à mieux se structurer et se développer ? Quels sont les freins et les difficultés rencontrés ?
> Anne Catherine de Perrot, responsable d’Evalure, entreprise d’évaluation spécialisée dans le domaine culturel et co-rédactrice du guide « L’évaluation dans la culture, pourquoi et comment évaluer » édité en 2008 par le Pour-Cent culturel Migros et la fondation suisse pour la culture Pro Helvetia.
> Intervention ponctuée et illustrée par des témoignages d’expériences concrètes menées dans le secteur culturel.
13h
Buffet déjeuner proposé gracieusement sur place
14 h 30
Vers une évaluation concertée ?
Le sentiment est quasi-unanime : les logiques d’évaluation de l’État et des collectivités sont globalement peu adaptées à l’activité des acteurs culturels.
Face à ce constat, l’idée d’une co-construction sur ce sujet semble donc s’imposer.
Mais comment créer les conditions d’un travail collectif et collaboratif entre la puissance publique et les opérateurs ? Comment concilier les attentes et besoins des uns et des autres pour aboutir sinon à un consensus du moins à un « compromis » sur des objectifs, des processus et des outils d’évaluation partagés ? Et comment associer à cette démarche participative le public/citoyen, trop souvent ignoré lors de ces concertations ?
> Jean-Michel Lucas, docteur d’État ès sciences économiques, maître de conférences à l’université Rennes 2 Haute-Bretagne et activiste des politiques culturelles.
> Ainsi que des représentants du ministère de la culture et de la communication, de la Fédération Nationale des Collectivités pour la Culture, du Syndicat National des Arts Vivants, de la Société Française d’Évaluation…
17 h 30
Fin des échanges
Avec la participation de Pascal Le Brun-Cordier, professeur associé à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directeur du Master 2 professionnel Projets Culturels dans l’Espace Public.
Cette journée est organisée en partenariat avec la Société Française d’Évaluation
Le lieu :
Comptoir Général
80, quai de Jemmapes, Paris (10e)
Entrée libre
Réservation obligatoire entre le 12 et le 30 mars
Informations
Franck Michaut
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.