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Publié le lundi 23 février 2009
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À partir des données recueillies dans le Rapport de branche 2008 des entreprises artistiques et culturelles (données 2007), le SMA vient de rédiger une note qui donne quelques indications sur les emplois dans les équipements de musiques actuelles.
Note du Syndicat national des petites et moyennes structures non-lucratives de musiques actuelles (SMA - www.sma-syndicat.org)
Réalisée à partir du Rapport de branche 2008 des entreprises artistiques et culturelles (données 2007)
Contrats
Les équipements salarient 77% de CDI, 17% de CDUU et 6% de CDD. La précarité des emplois dans ces entreprises est donc limitée. Pour exemple, ce pourcentage est le meilleur des lieux fixes (11% Scènes nationales, 9% Scènes conventionnées, 9% Théâtres de Ville).
Les CDI artistes sont quasi inexistants et les salaires bas (2pers).
Les CDUU cadres hors artistes sont très faibles (7 pers).
Les CDUU TAM (techniciens agent de maîtrise) sont nombreux, il s’agit principalement des techniciens intermittents. Les salaires sont les plus élevés de l’ensemble de la branche avec un salaire moyen de 17euros/heure (Scènes nationales : 13,4 et Théâtres de ville : 14 euros)
Les CDUU Employés sont assez nombreux dans les entreprises syndiquées au SMA (211) et les salaires les plus élevés de la branche (14,4 euros/heure).
Concernant les CDUU artistes : les scènes ont embauché 1104 artistes dont 1044 musiciens. Les SMAC sont celles qui ont le plus salarié d’artistes après les « compagnies » (1442) et les « orchestres permanents » (1277). Les théâtres municipaux ont salarié 471 artistes, les Scènes nationales (473) et les Scènes conventionnées 208 artistes.
Parmi l’ensemble des CDD hors artistes salariés par les SMAC en 2007, 41% ont été salariés moins de 20h au total sur l’année, 20% de 20 à moins de 50 heures, 13% de 50 à moins de 100 heures.
Les charges de personnel au regard des charges d’exploitation représentent 44% (44% dans les Scènes nationales, 49% dans les théâtres de ville, moyenne de la branche 45%). En revanche, 91% des entreprises du SMA sont bénéficiaires d’aides à l’emploi pour une moyenne dans la branche de 52%.
Salaires
Les salaires restent proches des minima et sont les moins élevés de la branche : 61% des Cadres et 72% des TAM sont sur des minima.
Des efforts sont consentis pour les employés ouvriers ; 48% sont sur les minima ; cependant ils sont mieux rémunérés que dans d’autres entreprises telles que les Scènes nationales ou CCN.
Formation professionnelle
48% des entreprises syndiquées au SMA ont mis en place un plan de formation (43% Théâtres de ville, 42% Scènes conventionnées ; 45% Opéras). La formation est une priorité pour ces équipements.
Revalorisation salariale
Concernant la revalorisation salariale (hors NAO), 36% des salles de musiques actuelles ont effectué une revalorisation (moyenne générale 37%) avec un taux de revalorisation plus élevé (+4%) que les autres entreprises du secteur (Scènes nationales : 2% ; Théâtres de ville : 2,2%, scènes conventionnées : 2,3%)
Conclusion
Les emplois dans les scènes de musiques actuelles sont des contrats stables (CDI). Les contrats précaires (CDD) sont très peu utilisés à l’exception des CDUU avec l’emploi des techniciens et artistes.
Le nombre d’artistes salarié est conséquent et élevé au regard d’autres secteurs.
Les salaires restent bas du « Cadre à l’agent de maîtrise » (à l’exception des CDUU) mais nos entreprises font des efforts sur les plus bas salaires et incitent à la formation professionnelle de ses salariés. La politique salariale est contrainte par une économie souvent fragile voire précaire.
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