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Publié le mercredi 6 juillet 2005

 
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Compte-rendu

L’édition phonographique présente ses chiffres et son évolution en 2004

Le 5 juillet, le SNEP et la BNF se sont associés pour faire un point sur la production et l’édition de phonogrammes en France l’an passé. Le syndicat a présenté son guide économique "L’Actualité du disque 2005", et la Bibliothèque Nationale de France a dressé un bilan chiffré du dépôt légal de phonogrammes enregistré dans l’année. Constat : les ventes de disque ont régressé de 14,3 % et près de 14 000 nouveaux disques ont été archivés à la BNF.

De gaughe à droite, Isabelle Giannattasio et Jean Noà« l Jeanneney de la BNF, Gilles Bressand et Hervé Rony du SNEP

Pour cette première présentation commune qui a eu lieu à la Bibliothèque Nationale de France, Jean Noà« l Jeanneney, président de la BNF, a rappelé que depuis la loi de 1925 sur le dépôt légal de phonogrammes, 600 000 œuvres avaient été déposées aux archives. A cette occasion, il est revenu sur l’objectif de la BNF qui n’est pas d’être un lieu de « collecte désincarnée mais un lieu d’échanges et de valorisation du patrimoine (…) ouvert aux chercheurs  ».

Dans le détail, 13 397 phonogrammes ont été déposés en 2004 par 417 déposants. Les majors représentent 6O,3 % des dépôts (Universal, 19 % ; EMI, 16 %…) et les indépendants, 39,7 % (Wagram, 6 % ; le défunt M 10 Musidisc, 4 %…). Du point de vue des contenus, 40 % des œuvres déposées sont issus du répertoire rock, 18 % du classique, 12 % de la variété internationale… et 12 % de la chanson francophone, qui est pourtant le genre qui résiste le mieux à la régression du marché du disque.

Après que Gilles Bressand, président du SNEP, ait estimé très proches les chiffres du dépôt légal et ceux de la production, Hervé Rony, directeur général du syndicat, a présenté L’Actualité du disque 2005. L’ouvrage édité en partenariat avec l’irma dresse un panorama du marché du disque en 2004 et un bilan sur 10 ans d’évolution : les ventes ont diminué de 14,3 % l’an dernier et le chiffre d’affaire de l’industrie du disque est revenu au même niveau qu’en 1993. Il a aussitôt « souhaité aux producteurs de disque que les années présentes ne soient bientôt plus qu’un mauvais souvenir ».

Globalement, les tendances de l’année 2004 confirment la régression générale du marché :

- Avec un chiffre d’affaires de 953 millions d’euros (H.T.), les ventes de disques enregistrent une baisse de 14,3 % en valeur, et de 10,2 % en volume avec 136 millions d’unités vendues.

- Le répertoire français (-10,3 %) résiste mieux que le répertoire international (-22 %).

- Moins de signatures de nouveaux talents francophones : par rapport à 1995, il y a deux fois moins de nouvelles signatures et plus du double de contrats rendus.

- La distribution du disque est concentrée à hauteur des 3/4 sur les grandes surfaces spécialisées et les hypermarchés.

- En radio, la diversité musicale marque le pas : 5 % en moins de nouveautés diffusées.

- L’émergence des revenus en ligne : le chiffre d’affaires des téléchargements en ligne représente 8,5 millions d’euros en 2004 (dont 3/4 pour la téléphonie mobile).

- Au niveau du marché mondial, les ventes de disques ont baissé de 1,3 % en valeur et de 0,4 % en volume (source IFPI).

Pour plus d’information sur les chiffres du dépôt légal.

Pour commander L’Actualité du disque 2005.

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