L’aide à la transition numérique de la musique enregistrée au rapport

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Publié le jeudi 15 juin 2017

Financement

Lancé l’an dernier par le ministère de la Culture, ce dispositif d’aide à l’innovation - qui a alloué 1,3 M€ au secteur phonographique en 2016 - fait l’objet d’un premier bilan.

Suite à l’appel à projets lancé en 2016, le Bureau du financement des industries culturelles (DGMIC/Ministère de la Culture) publie un rapport d’activité qui présente chacun des 43 projets aidés en 2016 (sur 52 demandes) pour un total cumulé de 1,3 M€ (sur plus de 2M€ demandés).


Les éléments clés du rapport


Les demandes :

  • Sur l’ensemble des 52 projets présentés, 44 ont reçu un avis favorable (6 refus et 2 reports).
  • Sur les 44 projets jugés favorablement, la moitié a fait l’objet d’une proposition d’un montant d’aide inférieur à la demande initiale, principalement en raison de l’exclusion de certaines dépenses programmées de l’assiette éligible.
  • A l’issue de la commission, une de ces structures qui s’est vu proposer un montant d’aide inférieur à sa demande initiale a finalement refusé le bénéfice du dispositif, au motif que ce montant revu à la baisse ne lui permettait pas de mettre en œuvre son projet.

Les dépenses :

L’ensemble des dépenses inscrites dans les budgets prévisionnels des bénéficiaires s’élève à plus de 7,2 M€, dont près de 5,2 M€ pour les seuls producteurs phonographiques. Le montant de subventions attribuées par le ministère représente 1,3 M€, soit 19 % des financements nécessaires à la mise en œuvre de ces projets.

Ces dépenses se répartissent de la manière suivante :

  • Dépenses d’investissement : 2,54 M€
    Parmi les dépenses d’investissement, les coûts de développements informatiques représentent le premier poste de dépense des projets soutenus (54 % des dépenses d’investissement moyennes).
  • Dépenses de fonctionnement (hors salaires) : 1,53 M€
    Parmi les dépenses de fonctionnement (hors salaires) intégrées aux budgets des projets, ce sont les dépenses de promotion et de communication liées au projet qui constituent, avec près des trois quarts de l’ensemble, les dépenses les plus représentées.
  • Dépenses salariales : 3,13 M€
    Les coûts salariaux, pour des tâches liées au développement du projet, représentent le premier poste budgétaire, avec en moyenne 43 % de ces dépenses, et jusqu’à 63 % pour la catégorie des intermédiaires techniques.

Les projets les plus soutenus (aide maximum de 50 000€) relèvent principalement des activités de distribution numérique (Idol), de plateformes de musique en ligne (1DLAB) et des intermédiaires techniques (Transparence Rights Management, Niland, Music Story).
Quelques producteurs en bénéficient également (Digital Music Solutions, Institut du monde arabe, Outhere Music France).

Et en 2017…

La première commission de l’année a permis de soutenir 40 nouveaux projets au titre du dispositif, pour un montant de 1 M€ (pour une enveloppe annuelle de 2 M€).

La prochaine réunion de la commission aura lieu le 16 octobre prochain, avec des dossiers à déposer au plus tard le 15 septembre 2017.