L’action culturelle diffuse, instrument de développement des territoires

Publié le mercredi 30 août 2006

Rapport

Les députés Henriette Martinez (UMP) et Jean Launay (PS) ont déposé ce rapport en juin 2006 à l’Assemblée nationale. Ils reviennent en détail sur l’impact de la qualité de la vie culturelle d’un territoire.

Les auteurs ont pris le parti d’auditionner diverses personnalités (Xavier Greffe, Jean-Pierre Saez, Jacques Rigaud, Christian Mantei et des représentants des ministères), et d’effectuer quatre déplacements sur le terrain (Meuse, Lot, Bas-Rhin et Hautes-Alpes).

Dans une première partie, ils établissent très clairement que la qualité de la vie culturelle d’un territoire agit comme facteur de lien social, crée de nouveaux référents (une sociabilité artistique, un nouveau regard sur son cadre de vie), et qu’elle est facteur d’attractivité ; voire de développement en terme d’économie et d’emploi, même s’il y a des règles qui conditionnent le succès et " même si ces effets sont difficiles à mesurer, et les interactions parfois complexes ", précise Jean-Pierre Saez. Il est noté dans les conclusions du Rapport que l’absence de mesure de l’effort culturel des territoires (en particulier pour les communes de moins de 10 000 habitants) est incompréhensible.

Laissant de côté des domaines où tout semble bien huilé telle que la lecture publique, la Délégation met l’accent sur les secteurs où se sont exprimées des difficultés : le spectacle vivant et en particulier la promotion de la pratique théâtrale amateur (équipement de salles, formation), l’appui aux salles de spectacle, l’engagement et l’interaction des collectivités (ou de leurs agences culturelles) dans des politiques de programmation (conventionnement, résidences, réseaux de diffusion…), l’enseignement de la danse et de la musique.

La deuxième partie traite plus particulièrement du tourisme culturelle et en particulier patrimonial.

Par ailleurs, la question de la définition d’une politique de festivals se pose aux collectivités qui sont de plus en plus sollicitées face à leur multiplication. Le Vice-président du CG du Bas-Rhin chargé de la culture considère ainsi qu’à travers la politique de subventionnement, on devrait pouvoir lire une politique culturelle. Il s’avère qu’au-delà de la promotion de l’image du territoire, les festivals n’ont pas par eux-mêmes d’effet durable sur le développement local. Ils commencent à avoir des effets indirects réels en terme économique quand autour d’eux se créent des structures de formation, d’archivage ou d’animation, ou l’organisation pérennes de marchés et conférences pour professionnels.

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