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Publié le mercredi 25 janvier 2012
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En préambule au Midem, le syndicat des producteurs indépendants de musique enregistrée, organisait ce jour un point de presse afin d’affirmer que « le pari de la musique en ligne est en passe de réussir » tout en indiquant que « pour gagner cette bataille et préserver la diversité culturelle, la filière a plus que jamais besoin d’un soutien fort et sans faille de la part des pouvoirs publics ».
Estimant que la conversion devrait néanmoins prendre encore cinq à dix ans, Stéphan Bourdoiseau, son président, précisait « la musique aura fini sa mutation bien avant le cinéma, l’audiovisuel, le livre et la presse ; ces secteurs s’inspirent aujourd’hui des expériences du nôtre pour aborder leur propre mutation ». Rappelant que, au niveau mondial, les recettes issues du numérique atteignent désormais un tiers des revenus, il indiquait que la France est en train de combler son retard, avec une progression de 25% pour 2011.
Dans le contexte électoral, l’Upfi fait donc valoir son opposition tant à la mise en place d’un mécanisme de licence globale, « concept dépassé à l’heure où tout les catalogues musicaux sont disponibles sur les réseaux numérique, destructeur de valeur pour l’ensemble des acteurs et contraire à l’esprit d’innovation qui caractérise internet », qu’à l’imposition d’un système de gestion collective obligatoire pour la distribution de contenus musicaux en ligne.
Affirmant leur soutien à la création du CNM (Centre national de la Musique), « outil idéal pour ajuster les déséquilibres créés par l’économie de marché sur le financement des productions locales, la rémunération des ayants droit, la diversité et le pluralisme des acteurs », les producteurs indépendants indiquaient également leur attachement à la réponse graduée, « réponse essentiellement pédagogique et préventive pour lutter contre les échanges illicites ».
Le syndicat tiendra sa traditionnelle conférence de presse annuelle au Midem, lundi prochain, notamment pour présenter son « plan d’action 2012-2013 », sa revendication de la pérennisation du crédit d’impôt à la production phonographique et d’une exposition plus large de toutes les musiques, à la télévision et à la radio.
Avec la crise du disque, on a d’abord raisonné "transfert", les ventes numériques devant compenser la perte sur le physique. Puis, rapidement, on a bien compris que de nouveaux comportements s’installaient et que c’est une mutation globale qui allait s’opérer.
Quand Apple et iTunes ont débarqué, une révolution industrielle du téléchargement s’est engagée. De nouveaux acteurs se sont positionnés en interfaces entre le vieux et le nouveau monde.
Depuis, la distribution numérique progresse inexorablement. Elle explore les débouchés inconnus, adapte les savoir-faire aux environnements de demain et porte l’espoir d’un renouveau économique.
Entre métiers et marchés, focus sur la distribution numérique.
Cinq distributeurs - Idol, Believe, Yozik, Jamendo, Toolbox - un journaliste spécialisé - Frédéric Neff et le co-fondateur d’une société de conseil - Aymeric Pichevin - évoquent pêle-mêle les joies du métier, les services monétisables, l’évolution des ventes et du streaming, l’essor des vidéos musicales, l’équilibre et les déséquilibres du marché…
Pascal Bittard, président fondateur d’Idol
Romain Becker, chef de projet Vidéo chez Believe Digital
Henri Pierre, gérant de Yozik
Pierre Gérard, cogérant de Jamendo
Christophe Brunel, responsable de production chez Toolbox
Frédéric Neff, journaliste et blogueur spécialisé
Aymeric Pichevin, journaliste à Billboard et cofondateur de Home