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Publié le lundi 25 juin 2012
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Rencontres pros, Speed Dating, programmation d’artistes de l’Océan indien, la seconde édition du marché de la musique de l’océan Indien (IOMMA) a réussi son pari : stimuler le business sur cette région et faire de la Réunion le carrefour de l’industrie musicale.
Le Iomma (Indian océan music market) s’est tenu à la Réunion du 29 au 31 mai 2012, préambule au festival Sakifo.
Avec plus de 200 délégués professionnels et des participants venus de nombreux pays (Maurice, France, les Comores, Mayotte, Seychelles, Madagascar, Afrique du Sud, Swaziland, Inde, Australie, Kenya, Chine, Japon, Suisse, Pologne, Belgique, Allemagne, Canada et Etats-Unis), le Iomma a réussi en seulement deux éditions à créer une place de marché sur cette partie de l’Océan indien en vue de faciliter les rencontres et les opportunités de business pour des participants venus découvrir ou promouvoir des artistes dans plusieurs styles musicaux.
Ni Midem, ni Womex, mais véritable salon professionnel, cet événement place l’île de la Réunion au cœur du business de la musique. Pour la Région, d’ailleurs, cette seconde édition fait suite à un pari de développement économique à travers la musique, son business, et inscrit dans le temps avec des partenaires financiers majeurs (Etat, UE…).
Reprenant les principes efficaces du speed dating, plus de 300 rencontres professionnelles ont été organisées entre délégués locaux, régionaux et invités internationaux au cours des trois jours, doublées d’une « Place des tourneurs ».
L’analyse et la viabilité des projets s’est faite à travers des séances d’évaluation pour les projets locaux et régionaux, les « Diagnostic Box ».
Enfin, ce fut aussi l’occasion de participer à des conférences et ateliers sur divers thèmes : les marchés internationaux de la musique, les réseaux professionnels de l’océan Indien, le marketing en ligne, les circuits live de l’océan Indien, et également un éclairage sur le marché et l’industrie musicale de l’Afrique du Sud sur leur marchés à l’occasion de la saison croisée France – Afrique du Sud.
Tous les professionnels présents ont tenu à remercier le directeur du Iomma, Jérôme Galabert, pour avoir créé et fait vivre ce marché musical en des moments difficiles pour les organisateurs.
Gerald Seligman, M. Womex, responsable des conférences pros du Iomma avec Dominique Thiange (Conseil Francophone de la Chanson) a conclu la plénière des rencontres par ces mots : « Ce qui manque à la plupart des événements de marché, c’est la voix des artistes pour avoir une meilleure idée de ce qu’ils veulent. Nous vivons un moment où il y a plus que jamais des artistes en tournée dans le monde. C’est une réussite faite par des individus qui raisonnent en partenaires et pas en concurrents. Dans ces moments de difficulté économique qui vont à l’encontre du multiculturalisme, il est plus important chaque jour, non de tolérer ces multicultures, mais de les célébrer ».
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)