IRMA

Centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles

Connexion / inscription

Le panierVotre panier est vide

PUBLICITE
Accueil du site
Accueil du site > Actualités > Actualités professionnelles > L’Aéronef à Lille certifiée ISO 20121

Publié le vendredi 25 mars 2016

 
Version imprimable de cet article Version imprimable  
Développement durable

L’Aéronef à Lille certifiée ISO 20121

En février dernier, L’Aéronef a obtenu une certification ISO 20121 concernant le management responsable de l’activité événementielle. À cette occasion, nous nous sommes entretenu avec Benoît Olla, directeur de la salle lilloise.

Inaugurée en 1989, l’Aéronef est implanté à Euralille depuis 1995. Benoît Olla en assure la direction depuis 2012, après avoir été directeur administratif et financier de l’établissement dès 2009.

- Pourquoi avez-vous choisi d’entamer une démarche de certification ? Qu’est-ce que cela vous apporte ?

C’est une norme internationale créée à l’occasion des JO de Londres de 2012. On peut se demander quel est le rapport entre la culture et le sport ? On parle d’activité évènementielle à partir du moment où il y a un rassemblement de personnes. Cela peut concerner le sport comme la culture et, en ce qui nous concerne, c’est une salle de concerts, une Smac, qui organise des évènements tout au long de l’année.

Cette norme repose sur un référentiel certifiable par une tierce partie. C’est le niveau le plus élevé en terme de certification. La norme vise à aider les organisateurs d’événements à intégrer une dimension de développement durable dans leurs activités. Elle prend en compte les impacts sociaux, économiques, environnementaux… On est au cœur des problématiques du développement durable. Cette norme n’est ni plus ni moins que la création d’un système de management responsable, une façon de gérer de manière responsable une activité évènementielle dans une démarche d’amélioration continue. C’est un outil pour s’améliorer au jour le jour, et qui intervient sur les manières de concevoir et conduire un projet artistique et culturel. L’objectif est de travailler intelligemment et avec toutes les parties prenantes de l’Aéronef, internes ou externes.

- Comment s’est passée la certification ?

Nous sommes engagés depuis 3 ans dans une dynamique visant à structurer notre démarche RSO (responsabilité sociétale des organisations). Nous avions toute une série de « mesurettes », plutôt axées sur le volet écologique. On prenait la question du développement durable par le petit bout de la lorgnette, mais on souhaitait aller plus loin. On a pris contact avec Jean-Claude Herry, il nous a présenté une méthodologie qui pouvait nous amener à une certification ISO 20121, qui était à l’époque nouvelle. Si on fait tout le travail de structuration, d’outillages, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout ?

Jean-Claude Herry nous a accompagné via la constitution d’un groupe de travail dédié intégrant quelques employés représentatifs de l’Aéronef. Il y a eu une phase de diagnostic qui nous a amené à comprendre et à saisir tout ce qui relève de nos impacts sociaux, sociétaux, environnementaux… Il est plus facile de se dire qu’on peut fonctionner en vase clos sans s’occuper de ses salariés, de ses fournisseurs, des clients, mais là, on intègre une dimension globale de nos partenaires, à tout niveau, salariés, artistes, publics, voisins… On dialogue, on écoute et on avance conjointement. C’était une phase assez longue, suivie par la création de deux documents de management : le premier sur la politique générale comprenant des objectifs opérationnels (accessibilité, accueil des publics, ancrage local, santé, sécurité …) ; le deuxième qui est une déclaration de missions et de valeurs qui s’inscrit en dialogue avec nos missions Smac.

-  Comment cela se traduit-il dans les faits ?

On traduit nos grands objectifs stratégiques en actions qui peuvent être de l’ordre de la programmation, de l’action culturelle, mais aussi techniques, de communication. Comment communiquer aujourd’hui sur un projet global comme celui de l’Aéronef ? Pour beaucoup, cela ne reste qu’une simple salle de concerts, mais il y a tous les autres pans d’activités. On déploie un plan d’action avec nos équipes et on assure le suivi. S’il y a matière à corriger, on met en place des actions correctives et on mesure l’ensemble avec des indicateurs et des tableaux de bord. Cela permet de se positionner en terme d’inclusion sociale, de transparence, de devoir de vigilance, d’intégrité, qui sont l’ensemble des principes de la norme. On fait également une revue périodique de direction concernant notre système de management pour permettre une amélioration continue de notre système. La boucle est ainsi bouclée.

- De quelle façon l’évaluation se déroule-t-elle ?

L’évaluation passe par un audit valable 3 ans réalisé par un organisme de certification, au terme duquel il y a un audit de renouvellement. Tous les ans, on organise un « audit interne », réalisé par une personne externe qui vient vérifier le système. Cela permet de savoir où on en est et comment on progresse sur tel ou tel item.

- Quel intérêt voyez-vous à cette norme ?

Laisser un héritage positif. C’est un argument philosophique mais très concret selon moi. C’est facile de se dire « après moi le déluge » même pour une personne morale comme l’Aéronef. À titre individuel comme pour une structure, on est tous responsables. Quand on parle de développement durable, on pense d’abord à l’environnement, mais il y a un volet économique, social. C’est tout aussi important d’être vigilant sur les modes de contractualisation, d’être intègre et aussi de répondre à la mise en œuvre d’un projet artistique et culturel. C’est aussi cela être responsable.

Il y en a d’autres : on implique les équipes, on structure mieux le projet. Il y a une certaine valorisation en terme d’image. On étend également nos partenaires. On ne discute plus seulement avec nos collègues des musiques actuelles ou de la culture, mais aussi avec des réseaux développement durable, RSE, RSO. On est nouvellement certifié mais je suis certain que dans 6 mois ou 1 an, je pourrai citer bien d’autres intérêts. On y travaille en tout cas.

- Avez-vous eu des retours du public ?

Pour le moment on n’a pas encore communiqué sur la certification, vu que nous l’avons obtenue en février. Mais les quelques premiers retours sont positifs. Cela reste bien perçu du moment où l’on arrive à expliquer aux gens ce qu’on fait, comment et pourquoi on le fait. Il arrive quelques fois qu’un spectateur soit mécontent suite à un concert. En ce qui nous concerne, tous les retours sont traités et on appelle en direct les usagers pour comprendre et trouver un moyen d’avancer ensemble. On est en plein dans les principes de la norme : se soucier des usagers. C’est toujours très bien perçu, les personnes sont surprises qu’on leur accorde cette écoute pourtant légitime. C’est ce que dit la norme : vous devez dialoguer, évaluer le rapport au public, le niveau de (mé)contentement vis-à-vis de vos actions. C’est toujours positif même sur le cas de figure d’une personne mécontente.


Pour en savoir plus sur la norme ISO 20121 :

- HERRY, Jean-Claude, Le Management responsable du spectacle, Comment intégrer les principes de développement durable à son activité, éditions Irma

- LE MANAGEMENT RESPONSABLE DU SPECTACLE : La norme ISO 20121 en pratique

PUBLICITÉ
RRS 2.0
FOCUS DU MOIS

Focus du mois

PRESSE PROFESSIONNELLE : LES PLUMES DE LA FILIÈRE MUSICALE

On connaît leurs noms, souvent leurs visages. On les lit ou les écoute régulièrement. On les croise dans les salons, conventions et autres rencontres professionnelles. Ils sont, pour certains depuis plus de 30 ans, les plumes qui racontent la filière. Entre souvenirs et prospection, leur(s) histoire(s) se confondent avec celle de l’industrie musicale, offrant un angle de vue différent.

Avec : Emmanuel LEGRAND, Emmanuel TORREGANO, Gildas LEFEUVRE, Philippe ASTOR, Rémi BOUTON, Romain BERROD, Sophian FANEN, Nicolas DAMBRE.

>> Lire l’article


Starting-blocks : les startups de la musique se racontent !

À mi-mois, on lève la tête du guidon et on s’intéresse à l’innovation. Starting-blocks c’est des entreprises, des activités innovantes, et celles et ceux qui les font ! Et tout ça, dans la musique ! Chaque mois, une startup présentée en détail par leurs créateurs : parcours, produits, services, clients, business models…

>> Découvrez les startups qui font le secteur musical de demain !

Suivez l’Irma en continu !

IRMA : Centre d'information et de ressources pour les musiques actuellesInformations légalesRégie publicitaireNous contacterPlan du siteRSS 2.0