IRMA

Centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles

Connexion / inscription

Le panierVotre panier est vide

PUBLICITE
Accueil du site

Publié le lundi 20 décembre 2004

Version imprimable de cet article Version imprimable  

Institution ?

Institution ? La question est souvent posée à propos de l’irma. La réponse n’est pas automatique. Tout dépend ce qu’on met derrière le mot et de quel point de vue on se place. Quelques opinions, â ? ?prochesâ ? , glanées de ci de là .

Jean-François Dutertre, vous êtes aujourd’hui secrétaire général de l’Adami. Créateur du CIMT, vous avez vécu la fusion dans l’irma où vous avez poursuivi votre mission jusqu’en 2002. L’irma, une institution ? Incontournable ?

Institution je n’en sais rien (qu’est-ce que ça veut dire ?), incontournable je ne sais pas, je dirais indispensable.
L’irma doit demeurer iconoclaste. Une institution, c’est quelque chose de posé, d’académique. Je pense que l’irma doit demeurer agitateur.
Quand on a une tutelle prégnante comme l’Etat, on ne peut pas faire n’importe quoi. Mais ce qui n’est pas assez su, c’est que l’irma est une structure autofinancée à 50%.

[extrait du dossier de presse des « 10 ans de l’irma »]

Bruno Lion, vous êtes l’un des fondateurs du CIR avant de devenir le « Mr Rock » du ministère de la Culture à la fin des années 80. Vous n’avez pas directement participé au passage du CIR à l’irma, mais comment le jugez-vous ?

C’est un peu difficile à juger, car en partant travailler au ministère, j’ai été responsable de l’institutionnalisation, peut-être trop rapide, du CIR. Or, dans l’histoire du ministère, aucune association opérationnelle (hormis l’Afaa) n’a vécu un tel processus.
Pour l’irma, il était logique que toutes les musiques populaires se retrouvent dans un lieu de ressources et d’information. Mais le fait que l’outil prévale sur les différents secteurs artistiques m’a toujours choqué, même si je suis le premier à dire que c’était inévitable. Reste que je ne sais pas si cela permet aux nouveaux arrivants de retrouver ce qui, nous, nous a fait rentrer dans ce métier en terme d’agitation et de fibre militante.

[extrait d’une interview réalisée en décembre 2003]

Marie-José Sallaber, vous avez été directrice-adjointe de l’irma jusqu’en 1998, que représentent pour vous ces 10 ans de l’irma ?

Une institutionnalisation. L’existence acceptée par le secteur d’une structure intégrée dans le paysage des musiques actuelles.
Si l’irma a tenu 10 ans, pour obtenir une reconnaissance qui a pu être contestée par d’autres structures, ou négligée par l’Etat, cette institutionnalisation ne s’est pas faite sous les "rouges et ors du théâtre national" mais sous l’angle incontournable des acteurs du secteur.

[extrait du dossier de presse des « 10 ans de l’irma »]

Bernard Batzen, vous avez été président de l’irma pendant 6 ans. On qualifie souvent l’irma d’institution ?

Le terme institution n’est pas adapté pour qualifier l’irma. C’est une structure souple et sachant s’adapter à tous les soubresauts qui peuvent agiter le milieu. L’irma deviendra une institution le jour où elle n’épousera plus les contours des musiques qu’elle défend.
Il y a eu un travail intéressant qui s’est fait sur les musiques électroniques, le hip hop ; intégrer les problèmes du terrain, des professionnels, des semi professionnels, des amateurs. Et c’est essentiel.
L’irma doit continuer à avoir cet esprit d’indépendance et montrer qu’il n’est justement pas devenu une institution et continue à être vraiment en phase avec les musiques que l’on défend.

[extrait du dossier de presse des « 10 ans de l’irma »]

Et on gardera le mot de la fin en reprenant deux citations :

Bruno Lion, alors qu’il était le « Mr Rock » du ministère de la Culture : L’important n’est pas de savoir si le rock doit ou ne doit pas s’institutionnaliser, mais de savoir comment il peut le faire.

Maurice Lidou, alors qu’il était directeur du CIR (à l’époque encore Centre d’information du rock et des variétés) : Je ne suis pas inquiet, le rock a toujours su récupérer sa récupération.

Saisissez votre mot clef (plus de trois caractères) et tapez sur 'Entrée'.
Si vous saisissez plus d'un mot, le moteur de recherche vous renvoie les pages comprenant AU MOINS un des ces mots.

Masquer cette palette

PUBLICITÉ

IRMA : Centre d'information et de ressources pour les musiques actuellesInformations légalesRégie publicitaireNous contacterPlan du siteRSS 2.0