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Publié le jeudi 1er avril 2010
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Le rapport de branche 2009 remis par huit syndicats d’employeurs du secteur du spectacle vivant a été analysé par le SMA sous le prisme de l’emploi dans les salles de musiques actuelles. Cette synthèse offre un panorama des contrats et des salaires pratiqués dans ce secteur.
Les organisations d’employeurs sont tenues de remettre chaque année aux organisations de salariés un rapport de branche des entreprises artistiques et culturelles. Il constitue un élément pour la négociation annuelle obligatoire (NAO) des salaires de la convention collective nationale des
entreprises artistiques et culturelles (CCNEAC).
L’association Opale a recueilli et traité les données des 8 syndicats d’employeurs de la branche [1].
L’un de ces syndicats, le SMA (Syndicat national des
petites et moyennes
structures non lucratives
de musiques actuelles) a établi une synthèse de ce rapport en analysant spécifiquement l’emploi dans les lieux de musiques actuelles.
Cette synthèse fait ressortir certains éléments, mais précise qu’il convient d’avoir à l’esprit que les comparaisons annuelles peuvent être perturbées du fait que l’échantillon interrogé pour le rapport 2009 ne concerne pas nécessairement les mêmes entreprises que celles sollicitées pour le précédent rapport de branche.
Les conclusions du SMA établissent un premier constat global sur les salaires pratiqués par les salles de musiques actuelles, qui sont faibles au regard de ceux des autres secteurs du spectacle : "ces entreprises représentent 6% des entreprises sondées alors que les salaires correspondants ne représentent que 2% des salaires de la branche" .
Dans le détail,
- Contrats et filières d’emploi
La masse salariale des salles de musiques actuelles est majoritairement
affectée aux salariés de la filière administrative (41%), puis à ceux de la filière technique (30%), artistique (15%)
et enfin communication (14%), ce qui correspond approximativement aux données fournies par les réseaux régionaux de musiques actuelles étudiés par Carole Le Rendu (lire son interview).
74% des contrats utilisés sont des CDI (contre 77% en
2007), 20% des CDDU (contre 17% en 2007) et 6% des CDD (idem 2007).
- Les emplois artistiques
Les salles de musiques actuelles ont massivement recours au CDDU pour l’embauche des artistes. A noter que la place de l’emploi artistique est en forte hausse, passant de 10 à 15% de la masse globale en un an, même si ce
chiffre est faible compte tenu du recours très fréquent aux contrats de cession.
- Les emplois hors artistes
Les rémunérations des CDI Cadres et CDI TAM (techniciens agents de maîtrise) hors artistes embauchés par les salles de musiques actuelles sont majoritairement au
minimum de la convention collective, ce qui n’est pas le cas des CDI Employés hors artistes qui sont le plus souvent (75%) au dessus des minima. Ces derniers ont d’ailleurs connu une augmentation annuelle
de 7% pour le salaire brut moyen.
Si les CDD hors artistes restent peu présents dans les salles de musiques actuelles, on constate globalement une augmentation du nombre d’heures par salarié et par entreprise.
Concernant les techniciens, les salaires qui leur sont versés sont parmi les plus élevés de la branche avec un salaire moyen de 17,5 euros/heure.
- Rémunération, aides à l’emploi, ancienneté
Les charges de personnel représentent 51% du total des charges d’exploitation, pour une
moyenne de la branche à 54%. En 2007, les charges de personnel
représentaient alors 44% des charges d’exploitation des salles de musiques actuelles et 45% en moyenne pour
l’ensemble de la branche. Une des hypothèses avancées peut être une stagnation des recettes dans la branche,
entrainant proportionnellement une augmentation de la part des charges de personnel.
Concernant le recours aux aides à l’emploi : les salles de musiques actuelles sont celles qui en ont le plus recours : 74% de l’échantillon sont bénéficiaires de ces aides pour une moyenne dans la branche à 45%.
La synthèse précise par ailleurs que les salariés présents depuis plus de 10 ans
dans la structure sont nettement moins nombreux dans les salles de musiques actuelles qu’en moyenne dans la
branche : 11% contre 33%.
Télécharger le Rapport de branche 2009 des entreprises artistiques et culturelles
Télécharger la synthèse du Rapport de branche 2009 faite pas le SMA :
[1] SMA (Syndicat national des
petites et moyennes
structures non lucratives
de musiques actuelles)
SYNOLYR
(Syndicat national des
orchestres et théâtres lyriques
subventionnés de droit privé)
PROFEVIS
(Syndicat professionnel
des ensembles vocaux et
instrumentaux spécialisés)
SNSP
(Syndicat national
des scènes publiques)
SCC
(Syndicat du cirque
de création)
SYNDEAC
(Syndicat national des
entreprises artistiques
et culturelles)
SYNAVI
(Syndicat national
des arts vivants)
CPDO
(Chambre
professionnelle
des directeurs d’Opéra)
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.