Votre panier est vide
Publié le lundi 1er octobre 2012
Version imprimable
Le crédit d’impôt en faveur de la production phonographique arrive à échéance à la fin de l’année, et aurait du être renouvelé. Mais nulle trace de celui-ci dans le projet de loi de finances pour 2013. Si la rue de Valois se veut rassurante, cet "oubli" à de quoi agacer les producteurs, un mois à peine après l’abandon du projet de Centre national de la musique.
Aurélie Filippetti l’avait assuré au journal Le Monde dans son interview datée du 11 septembre. Le projet de Centre national de la musique ne peut être continué, mais l’État entend soutenir la filière musicale. La ministre l’affirmait à propos des producteurs phonographiques : "j’ai dégagé des crédits et sauvé le crédit d’impôt dont ils bénéficient". Nulle inquiétude à avoir sur ce sujet. Cependant, ces propos sont pour l’instant restés lettre morte, puisque la reconduction du crédit d’impôt n’est tout simplement pas inscrite au projet de loi de finances de 2013…
Bien évidemment, immédiatement, le gouvernement a tenu à rassurer les producteurs en assurant que ce raté serait rectifié dans le cadre des débats parlementaires sur la loi de finances, via un amendement gouvernemental. Mais à peine un mois après l’annonce de l’abandon du projet de Centre national de la musique, cet oubli est fâcheux. Marc Thonon, pdg du label Atmosphériques et président de la SPPF (Société civile des producteurs de phonogrammes en France), cité par Newstank culture précise : "Aurélie Filippetti a assuré de sa volonté de défendre le crédit d’impôt, tandis que d’autres sources gouvernementales nous ont également donné des garanties".
Pour rappel, le crédit d’impôt en faveur de la production phonographique a été instauré par une loi du 1er août 2006. Pour en savoir plus, lire le focus La relance du disque par le crédit d’impôt.
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)