Ifpi : panorama 2016 des consommateurs de musique

Version imprimable de cet article Version imprimable  

Publié le mardi 13 septembre 2016

Musique enregistrée

L’Ifpi sort aujourd’hui une nouvelle étude réalisée par Ipsos qui donne un coup de projecteur sur les nouveaux modes de consommation de la musique dans le monde et les tendances qui se dessinent.

Avec Music consumer insight report 2016, l’Ifpi met un coup de projecteur sur les nouveaux modes de consommation de la musique dans le monde : abonnements, mobiles, streaming vidéo… Cette enquête, réalisée par Ipsos, a été menée dans 13 marchés majeurs de la musique enregistrée dans le monde, offrant un état des lieux sur l’évolution des pratiques du public mais aussi des éléments clés sur le "value gap", première priorité de l’industrie musicale, aujourd’hui au cœur débats européens.

Pour Frances Moore, Directrice Générale de l’IFPI, « cette étude met en lumière de nombreux points positifs pour l’industrie de la musique : l’essor du streaming, qui a révolutionné l’expérience musicale des consommateurs, avec aujourd’hui un nombre croissant d’utilisateurs payant pour un service de streaming audio ; l’engagement des plus jeunes consommateurs pour la musique ; le succès des avantages de la mobilité qui répond aux aspirations d’accéder tout le temps et partout à la musique - une tendance particulièrement forte dans les pays en développement ».

Parmi les points essentiels de l’étude, on trouve la confirmation de position centrale de YouTube : 82% des internautes qui utilisent YouTube le font pour la musique. Ils sont plus nombreux à s’en servir pour consommer la musique qu’ils connaissent déjà que pour découvrir des nouveautés. De même, les consommateurs les plus jeunes apparaissent très attachés à la musique : 82% des 13-15 ans écoutent légalement la musique et la majorité d’entre eux déclare son consentement à la payer.

Cependant, la violation des droits d’auteur reste un problème majeur : plus d’1/3 des internautes (35%) consomme la musique de manière illégale. Les pratiques de piratage évoluent : près de la moitié des 16 – 24 ans (49%) utilisent des services de stream ripping pour télécharger la musique. Et Frances Moore d’ajouter : « cette étude donne aussi des informations clés qui viennent alimenter le débat politique sur le value gap dans la musique, préoccupation majeure de notre secteur aujourd’hui. Elle met en lumière la position dominante des services musicaux de YouTube, et le fait que ce site est avant tout utilisé par ses utilisateurs pour y écouter à la demande, les musiques qu’ils connaissent déjà. Et pourtant, YouTube se garde bien de rémunérer équitablement les artistes et les producteurs en s’abritant derrière le statut juridique d’hébergeur (« safe harbour »), des règles qui n’ont jamais été conçues pour des services qui distribuent la musique et la mettent à disposition d’un nombre considérable d’utilisateurs ».

>> Consulter l’étude Ifpi’s Music consumer insight report 2016