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Publié le mercredi 19 mars 2014

 
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Musique enregistrée

Ifpi / Digital music report 2014 : le streaming, booster du marché numérique mondial

Selon les chiffres rendus publics, mardi 18 mars, à Londres, par l’Ifpi (Fédération internationale de l’industrie phonographique), le chiffre d’affaires mondial de la musique enregistrée est en baisse de 3,9% sur 2013. Le marché numérique progresse (+4,3%), boosté par le streaming, et les marchés émergents sont en plein boom.

Le chiffre d’affaires mondial de la musique enregistrée est en baisse de 3,9% sur 2013 (représentant 15 milliards de dollars, équivalant à 10,8 milliards d’euros), selon les chiffres rendus publics, mardi 18 mars, à Londres, par l’IFPI, la Fédération internationale de l’industrie phonographique. La principale cause de cette baisse est la chute, à -16,7% du marché japonais, qui représente plus d’1/5 du marché mondial. Sans celui-ci, le marché mondial affiche une stabilité, à +0,1%. En pleine transition, le marché nippon est encore marqué par un poids historique de la téléphonie mobile et des ventes physiques qui commencent seulement à décliner, alors que les offres de streaming et d’abonnement sont encore en gestation.

Comme l’a précisé Frances Moore, Directrice Générale de l’IFPI, « même en tenant compte de la situation difficile du Japon, l’industrie mondiale de la musique enregistrée est désormais dans une phase positive de développement. Le chiffre d’affaires des principaux marchés est revenu à la croissance. Les services de streaming et d’abonnement se développent. Les consommateurs ont un choix de plus en plus large entre les différents services et plateformes disponibles. La musique numérique est clairement entrée dans une nouvelle ère, au moment où les maisons de disques, après avoir donné en licence leurs catalogues à des services dans le monde entier, commencent à présent à développer l’énorme potentiel des marchés émergents ».

Le numérique profite de la percée du streaming

En progression de 4,3 %, à 5,9 milliards de dollars, le numérique a représenté 39 % des revenus de l’industrie de la musique enregistrée l’an dernier au niveau mondial, et plus de la moitié de ses revenus sur trois des dix principaux marchés, dont les États-Unis. Après 12 ans de baisse, l’Europe a renoué avec la croissance sur ses cinq principaux marchés (France, Allemagne, Italie, Pays-Bas et Grande Bretagne). L’Amérique latine enregistre une hausse de 1,4% avec un développement du marché numérique qui permet de compenser la baisse des ventes physiques.

Les revenus issus du streaming et des abonnements ont augmenté de 51,3%, dépassant le milliard de dollars. Le chiffre d’affaires mondial du streaming représente maintenant 27% des revenus numériques (14% en 2011). Le nombre de personnes payant désormais pour un abonnement à un service de musique est estimé à 28 millions, contre 20 millions en 2012 et 8 millions en 2010. Les marchés scandinaves, Suède et Norvège en tête, conservent leur avance dans ce domaine (81% des 2,5 millions d’abonnés en Suède à Spotify paient leur abonnement, sur une population totale de 9,5 millions d’habitants), mais sont rejoints par le Danemark et les Pays-Bas. Un effet de l’internationalisation grandissante des champions mondiaux du streaming (Spotify, qui s’est développé dans 38 territoires en 2013, Deezer, Google Play…), du développement des accords entre maisons de disques et nouveaux services (comme Beats et i-Tunes Radio, récemment lancés aux États-Unis) et de la multiplication de l’offre au niveau mondial, notamment de services régionaux (Muve aux États-Unis, KKBox en Asie…) . On compte aujourd’hui environ 450 services de streaming dans le monde.

Autre aspect important pointé par le rapport, le dynamisme des marchés émergents. En effet, de nombreux marchés jusqu’ici secondaires, car dépourvus de réseaux de distribution physique suffisants, commencent à recueillir des revenus significatifs issus de la distribution numérique de musique, dopés par les accords de licence passés entre les maisons de disques et les plateformes ces dernières années. Parmi les pays ayant connu des progressions spectaculaire de leur chiffres d’affaires, on compte l’Argentine, (+69%), le Pérou (+149%), l’Afrique du sud (+ 107%), ou encore le Venezuela (+85%). Ces nouveaux marchés représentent un potentiel considérable, surtout si l’on considère la Chine et son demi-milliard d’internautes, qui ne pointe aujourd’hui qu’à la 21e place du classement mondial…

Installation du streaming dans les marchés traditionnels, montée en puissance dans les marchés émergents, existence de marchés de réserve conséquents, l’industrie mondiale de la musique enregistrée espère tenir là les données permettant d’asseoir un nouveau modèle pérenne qui aurait désormais parfaitement digéré la mutation numérique.

Téléchargement et ventes physiques : toujours une place majeure dans les ventes de musique.

Les ventes issues du téléchargement à l’acte restent un revenu essentiel, qui représentent 67% des revenus numériques. Elles sont à l’origine de la croissance du numérique dans des marchés en développement, comme Hong Kong, les Philippines, la Slovaquie et l’Afrique du Sud. A l’échelle mondiale, les revenus du téléchargement ont légèrement baissé en valeur (-2,1%), mais ont été compensés par la hausse des revenus du streaming et des abonnements.  

Les ventes physiques représentent encore une part conséquente du chiffre d’affaires de la musique enregistrée dans de nombreux marchés clés. Elles totalisent plus de la moitié (51,4%) des revenus de l’industrie, contre 56% en 2012. Malgré cette baisse de 11,8% en 2013, leur déclin s’est ralenti en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Elles ont même connu une légère progression en France (+0,8%). Si les ventes de vinyles restent marginales dans le chiffre d’affaires de la musique, elles ont néanmoins augmenté de manière significative ces dernières années sur certains grands marchés : + 32% aux USA (Nielsen Soundscan), +101% en Grande-Bretagne (BPI).

Les droits voisins en pleine croissance

Autres signes de l’évolution des pratiques de consommation et du développement de débouchés pour la musique enregistrée, la nette progression des revenus liés aux droits voisins (diffusion radio, webradio, sonorisation des lieux publics) : avec une croissance de +19%, qui a doublé en 2013 par rapport à la progression constatée en 2012, ils dépassent pour la première fois le milliard de dollars (1,1 milliard) dans le chiffre d’affaires mondial des producteurs, dont ils représentent désormais 7,3%. Quant aux revenus issus des droits de synchronisation (publicité, films, programmes audiovisuels), ils ont baissé de 3,4% en 2013 et représentent 2,1% du chiffre d’affaire total des producteurs.

Placido Domingo, président de l’Ifpi, rappelle également en introduction du rapport, que « le droit d’auteur fournit la base du marché de la musique numérique moderne ».


Lire le rapport :

Ifpi digital music report 2014


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