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Publié le mercredi 2 septembre 2009
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Lors du festival Rock en Seine, Jean-Paul Huchon, le président de la Région IDF, a annoncé qu’il allait proposer le vote d’une délibération pour aider le développement des musiques amplifiées, estimant qu’il y avait "un trou dans la politique culturelle" de la collectivité en ce domaine.
Le fonds de soutien aux œuvres cinématographiques et audiovisuelles, créé en 2001, est un dispositif régional quasi-unique en France, permettant à de nombreuses productions d’être tournées et produites en Ile-de-France (IDF). Il semble que le président de la Région se soit inspiré de cette réussite et des discussions qu’il entretient avec le RIF (Réseau des musiques actuelles en IDF) pour penser à un système d’aide spécifique pour les musiques actuelles sur le territoire francilien.
Lors d’une conférence de presse tenue à Rock en Seine, Jean-Paul Huchon a convenu d’un retard de la Région en matière de musiques populaires : "À part Rock en Seine, les dispositifs de la région ne sont pas adaptés aux musiques actuelles et amplifiées". Il compte ainsi présenter au Conseil régional une délibération pour la mise en place d’une politique d’appui aux musiques amplifiées. Une concertation aura lieu à l’automne et le dispositif pourrait voir le jour "au mois de décembre, peut-être avant, de manière à ce que nous soyons engagés dès avant la fin du mandat régional".
"Les représentants des réseaux de musiques amplifiées nous ont dit qu’il fallait faciliter la pratique amateur, l’équipement des salles, la possibilité d’accéder au meilleur matériel et celle de se produire". Il a également mentionné le soutien aux disquaires qu’il "faudra aider en période de mutation numérique".
Un comité composé d’élus et de professionnels aura la charge de sélectionner les projets, que ce soit des projets liés à la production phonographique indépendante ou des projets de répétition.
Rappelant que des budgets de la Région alloués au cinéma ou au spectacle vivant étaient passés de 1,5 M € à leur création pour atteindre aujourd’hui les 12 à 14 M €, Jean-Paul Huchon a affirmé que la collectivité sera "capable de mettre des moyens significatifs dès le départ" sans baisser les aides culturelles déjà existantes.
À suivre…
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.