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Publié le lundi 20 octobre 2008
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Comment l’action publique intègre-t-elle le hip hop depuis son implantation en France ? Comment cette culture est-elle présente dans les territoires ? Quelle passerelle existe-t-il entre les institutions relevant de politiques publiques et le mouvement hip hop ? Un livre de Loïc Lafargue de Grangeneuve et un séminaire proposé par Pick Up et Trempolino abordent ces questions…
Une enquête réalisée à Bordeaux et à Marseille par le chercheur (ENS Cachan-CNRS) Loïc Lafargue de Grangeneuve vient de donner lieu à la publication du livre Politique du
hip hop. Action publique et cultures urbaines aux Presses Universitaires
du Mirail (Toulouse).
Présentation
Née aux États-Unis, la culture hip-hop (rap, danse hip-hop, graffiti…) s’est fortement développée en France, qui est devenue sa seconde patrie. Dans le cadre de la politique de la ville, les autorités politiques ont soutenu de multiples projets liés à cette mouvance artistique, afin de faire émerger des modèles de réussite pour les jeunes habitants des quartiers dits « sensibles ». À partir d’une enquête réalisée à Bordeaux et à Marseille, l’auteur met au jour la généalogie de cette action publique et examine sa mise en œuvre. Il montre les tensions sous-jacentes au processus de légitimation artistique du hip-hop et explore la dimension politique de cette culture. Car si les acteurs du hip-hop sont avides de reconnaissance, ils redoutent aussi les effets de l’instrumentalisation dont leur mouvement est l’objet…
Politique du
hip hop. Action publique et cultures urbaines aux Presses Universitaires
du Mirail, collection Socio-logiques, 2008.
Plus d’infos
Le 28 novembre de 14h à 18h, dans les locaux de Pol’n, 11 rue des Olivettes à Nantes.
Pick Up production et Trempolino organisent, dans le cadre du festival Hip OPsession et en collaboration avec le Pôle, un séminaire sur le sujet le 28 novembre (14h à 18h, Pol’n, 11 rue des Olivettes, Nantes).
Présentation
Ballotté entre culture, social, jeunesse… le mouvement hip hop a engagé une démarche de reconnaissance et de structuration. Des coordinations, groupes de travail, temps de rencontres et de débats animent les réflexions des acteurs et des partenaires. Ce séminaire propose un temps d’arrêt et d’étude. Où en sont les relations entre acteurs, institutions, collectivités ? Quelles perspectives ?
Le séminaire s’organise en deux temps :
Rencontre entre les acteurs du Hip hop, de 10h à 12h30, animée et coordonnée par Hugues Bazin et Nicolas Reverdito. Cette matinée ouverte exclusivement aux acteurs du mouvement permettra de faire un point de situation et formulation des attentes et perspectives. Elle constituera une base de réflexion pour l’après-midi.
Mise en débat avec les partenaires institutionnels, de 14h à 18h. En repartant du temps de travail de la matinée, en s’appuyant sur les travaux engagés par les groupes de travail depuis quelques mois, le séminaire posera la réflexion à partir de deux entrées : le hip hop mouvement artistique/mouvement social et le hip hop spécificité et intérêt général.
Table ronde :
Introduction :
Hugues Bazin / conférence introductive,
Nicolas Reverdito / responsable de Hip OPsession, les enjeux du séminaire.
Présentation des problématiques :
Mathieu Lefort / association la Contremarche à Saint-Brieuc, animateur de l’atelier n°1,
Vincent Gaugain / conseiller artistique hip-hop et musiques actuelles à l’ARIAM Ile-de-France, animateur de l’atelier n°2.
Les ateliers :
Atelier n°1 : Le hip hop, mouvement artistique/mouvement social…
Le mouvement hip hop est présent dans les grands outils de diffusion culturelle (CNDC, Scène Nationale, SMAC) tout en restant ancré dans une pratique sociale. Comment cette culture est-elle présente dans les territoires ? S’agit-il de la mise en valeur d’une réalisation artistique ou de la valorisation d’une culture, de ses codes et de ses réalités ?
Atelier n°2 : Le hip hop, spécificité et intérêt général
Chaque culture revendique sa propre reconnaissance et ses outils spécifiques. Comment donner une place aux nouvelles pratiques, aux évolutions de comportement tout en organisant une offre d’intérêt général ? Quelles passerelles existe-t-il entre les institutions relevant de politiques publiques et le mouvement hip hop ?
Les synthèses :
Présentation des travaux réalisés par chaque atelier, mise en débat et en perspective.
Modération de la journée :
Vincent Priou / Trempolino
Hugues Bazin est chercheur indépendant en sciences sociales depuis 1993, diplômé de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales en anthropologie et en sociologie. Il travaille principalement sur la problématique des formes populaires et des émergences culturelles. Ancien directeur de la revue Paroles Et Pratiques Sociales, il s’est intéressé depuis le début des années 1980 à la naissance de mouvements sociaux et culturels, aux politiques de développement et à la pratique des acteurs sociaux. À la suite d’un premier travail entre 1990 et 1995 sur les mouvements sociaux et culturels qui donna lieu au livre « La culture hip-hop » (Desclée de Brouwer, 1995), il entame une série d’études entre 1995 et 2000 sur les résidences d’artistes dans les quartiers populaires. Il développe aujourd’hui à travers le principe de recherche-action des espaces de connaissance partagée et de transformation sociale en milieu populaire. Le cycle 2001-2005 fut l’objet de l’ouvrage : Espaces populaires de création culturelle : enjeux d’une recherche-action situationnelle, Éditions de l’INJEP, 2006, 91p, (Collection « Jeunesse / Éducation / Territoires : cahiers de l’action »). Ce programme de recherche en situation a contribué au développement du réseau inter-régional « Espaces populaires de création culturelle ». Il constitue des collectifs de travail auprès d’une nouvelle génération d’acteurs populaires et participe à l’émergence des problèmes publics et des enjeux de société sur la place du populaire et le rôle de la création. D’autres interventions alimentent des formations ou répondent aux sollicitations d’acteurs (associations, équipements socioculturels et artistiques), désirant approfondir une réflexion collective autour de ces problématiques.
Inscriptions - renseignements :
Trempolino - 51 boulevard de l’Égalité - 44100 Nantes - 02 40 46 66 33 - lucie@trempo.com
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Aymeric Pichevin, journaliste à Billboard et cofondateur de Home