Hauts-de-France : parcours d’artistes n°2

Etude

Le Patch, pôle des musiques actuelles en Picardie, en partenariat avec le réseau Raoul en Nord-Pas-de-Calais, publie le deuxième volet d’une enquête sur la situation des artistes du secteur des musiques actuelles, professionnels ou non, résidant en Région Hauts-de-France. Les résultats sont établis à partir d’un panel de 500 réponses.


Après la réalisation d’un État de lieux des locaux de répétition en Hauts-de-France publié en septembre par le collectif Croma, cette enquête a pour objectif de permettre de mieux comprendre les parcours d’artiste installés dans la région : Comment ont-ils appris la musique ? De quels accompagnements ont-ils bénéficiés ? Dans quels lieux se sont-ils produits et dans quelles conditions ? Quelles sont leurs ressources financières et matérielles ?

Trois fascicules thématiques, publiés en décembre 2016, mars et juin 2017, présentent les résultats de l’enquête. Le premier document publié en décembre se consacre à l’étude du profil des musiciens, (caractéristiques générales, formation et pratique). Ce deuxième volet de l’étude s’intéresse aux activités et aux conditions de vies des artistes (projets musicaux, production phonographique, rémunération). Le troisième document portera quant à lui sur l’accompagnement des musiciens et les enjeux pour la filière.


Les enseignements du deuxième fascicule :

- Des musiciens polyvalents : 57% des musiciens ont participé à la création d’une ou plusieurs associations et/ou d’entreprises en lien avec leurs projets musicaux au sein desquelles ils s’occupent également de la communication, de la logistique ainsi que de l’administration ; des tâches dont ils souhaiteraient pouvoir s’affranchir pour se concentrer sur leurs projets.

- Une réelle implication dans la diffusion, professionnels et amateurs confondus : les données varient selon les esthétiques mais, parmi les amateurs, ils sont 21% à avoir participé à plus de 20 concerts en 2015. On note également une grande mobilité de la part des musiciens professionnels dont les trois quarts diffusent leur musique au niveau national et la moitié au niveau international.

- Une production phonographique maison : en moyenne, 70% des musiciens ont réalisé au moins une production phonographique. Mais l’activité est majoritairement bénévole, ce qui implique un financement personnel de leur part et produit, in fine, des conséquences sur leurs propres moyens de rémunération et leurs possibilités de financements.

- Une précarité professionnelle : plus de 50% des musiciens professionnels ont gagné moins de 14 999 € nets en 2015, seuls 14% ont touché plus de 25 000 € nets et 3% plus de 40 000 € nets, et ce malgré une diversification des activités.