Votre panier est vide
Publié le vendredi 25 septembre 2009
Version imprimable
Les premiers chiffres de fréquentation communiqués par les festivals aux médias montrent que la crise financière et la baisse du pouvoir d’achat n’ont pas freiné les spectateurs cet été. La plupart des "grands" festivals ont maintenu, voire augmenté, leur nombre d’entrées.
La logique faisait craindre aux organisateurs de festivals une désertion du public face à la situation économique des ménages. On pourrait effectivement penser qu’en temps de crise et de porte monnaie allégé, ce soit la culture qui trinque en premier… Que nenni ! Avignon a réuni 160 000 personnes, et, record toutes catégories de l’été, la biennale d’art contemporain de l’Estuaire près de 890 000 !
L’audience des festivals de musiques actuelles suit la même logique. Plusieurs d’entre eux n’avaient même jamais accueilli autant de monde (Main Square, Vieilles Charrues, FnacIndétendances, Rock en Seine…). D’autres maintiennent ou augmentent leurs affluences (Francofolies, Les Escales, Les Suds, 3 Éléphants…). Et le plus important d’entre eux au niveau européen, le Sziget Festival, a réuni 390 000 visiteurs.
Pour expliquer ce phénomène a priori contradictoire, le journaliste Jean-Noà« l Escudié avance, sur Localtis.info, l’idée de vacances recentrées sur la France et d’un certain besoin de sorties culturelles en temps de crise : "Le recentrage des Français sur le territoire national a largement compensé la défection des touristes étrangers. L’appétence accrue pour la culture et les "vacances intelligentes" - qui explique aussi les hausses de fréquentation des musées - joue en faveur des festivals. Enfin, même si l’effet est difficile à quantifier, les loisirs et la culture semblent bien apparaître comme un dérivatif à la crise, d’autant plus que le pouvoir d’achat se maintient pour la très grande majorité des Français."
Été 2009 - Source : Musique Info (n°509),La Lettre du Spectacle (n°235), Localtis.info
3 Éléphants : 17 000 entrées contre 14 000 l’an passé
Astropolis : 22 000 entrées
Eurockéennes de Belfort : 95 000 entrées contre 100 000 en 2008
FnacIndétendances : 105 000 spectateurs (+ 33%)
Francofolies de La Rochelle : 80 100 entrées payantes (81 000 l’an passé avec une journée en plus)
Furia Sound Festival : 15 000 entrées contre 20 000 en 2008 (festival ramené de trois à deux jours) et 52 000 en 2005
Garden Nef Party : 18 000 personnes
Interceltique de Lorient : 80 000 entrées payantes contre 110 000 en 2008
Jazz à Vienne : 90 000 entrées
Jazz à La Villette : 25 000 spectateurs contre 20 000 en 2008
Jazz in Marciac : 50 000 entrées
Les Escales de St-Nazaire : 30 000 entrées (dont 26 000 payantes) contre 33 000 l’an passé
Les Suds à Arles : 19 000 entrées payantes (et 60 000 spectateurs en comptants les spectacles gratuits) contre 18 000 entrées payantes en 2008
Les Voix du Gaou : 35 000 spectateurs
Main Square : 85 000 spectateurs
Musilac : 50 000 spectateurs
Nice Jazz Festival : 39 000 entrées (dont 31 000 payantes), soit -10% d’entrées payantes par rapport à l’an passé (une des scènes était fermée pour rénovation cette année)
Reggae Sun Ska : 30 000 spectateurs contre 16 000 en 2008
Rock en Seine : 97 000 spectateurs contre 76 000 l’an passé
Route du Rock : 15 000 entrées (- 10 % par rapport à 2008)
Solidays : 152 000 entrées
Vieilles Charrues : 230 000 entrées (190 000 payantes) contre 220 000 en 2008
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.