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Publié le mercredi 10 septembre 2008
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Alors que depuis quelques années, certains festivals souffrent économiquement face à une concurrence accrue et face à l’augmentation des cachets de têtes d’affiche, la majeure partie des "grands" festivals français se réjouit des chiffres d’entrées de l’été 2008.
On ne peut pas dire que l’été 2008 a été le plus ensoleillé qu’on ait connu. Pourtant, les festivaliers étaient au rendez-vous, du moins sur les événements les plus importants.
Les Vieilles Charrues avec 215 000 entrées (contre 170 000 l’an passé), Solidays avec 160 000 entrées (contre 120 000) les Eurockéennes avec 100 000 entrées, mais également le Rio Loco (184 000), les Suds (60 000) et des festivals étrangers comme le Dour festival (144 000) ou le Sziget (385 000) ont établi des records d’affluence cet été.
D’autres organisateurs se félicitent des scores enregistrés : la Route du Rock évite ainsi le dépôt de bilan grâce à une affluence de 16 000 personnes, Jazz in Marciac a accueilli 51 000 spectateurs, les Francofolies plus de 81 000 spectateurs et le Nice Jazz festival enregistre plus de 35 000 entrées payantes.
On notera au passage les affluences d’autres grands noms : Rock en Seine (76 000), Le Rock dans tous ses états (16 000), Les 3 éléphants (14 000), Furia (20 000), Jazz à Vienne (90 000), Les nuits secrètes (53 000), et à l’étranger : Montreux Jazz (87 000), Benicassim (148 000), Paléo (225 000). Quant aux jeunes festivals comme la Garden Nef Party (3e édition) ou le Main Square (1e édition), ils enregistrent respectivement 21 000 et 63 000 entrées.
En revanche, tous les festivals n’ont pas tiré leur épingle du jeu : le festival des Terre Neuvas n’a réuni "que" 95 000 spectateurs, contre 150 000 l’année dernière. Incapable d’honorer tous ses engagements financiers, l’association organisatrice a été placée en redressement judiciaire.
Face aux succès des plus importants festivals, on peut également penser que de nombreux "petits" ont peut-être eu du mal à se faire une place. La France compte en effet plus de 1 600 festivals…
Avec la crise du disque, on a d’abord raisonné "transfert", les ventes numériques devant compenser la perte sur le physique. Puis, rapidement, on a bien compris que de nouveaux comportements s’installaient et que c’est une mutation globale qui allait s’opérer.
Quand Apple et iTunes ont débarqué, une révolution industrielle du téléchargement s’est engagée. De nouveaux acteurs se sont positionnés en interfaces entre le vieux et le nouveau monde.
Depuis, la distribution numérique progresse inexorablement. Elle explore les débouchés inconnus, adapte les savoir-faire aux environnements de demain et porte l’espoir d’un renouveau économique.
Entre métiers et marchés, focus sur la distribution numérique.
Cinq distributeurs - Idol, Believe, Yozik, Jamendo, Toolbox - un journaliste spécialisé - Frédéric Neff et le co-fondateur d’une société de conseil - Aymeric Pichevin - évoquent pêle-mêle les joies du métier, les services monétisables, l’évolution des ventes et du streaming, l’essor des vidéos musicales, l’équilibre et les déséquilibres du marché…
Pascal Bittard, président fondateur d’Idol
Romain Becker, chef de projet Vidéo chez Believe Digital
Henri Pierre, gérant de Yozik
Pierre Gérard, cogérant de Jamendo
Christophe Brunel, responsable de production chez Toolbox
Frédéric Neff, journaliste et blogueur spécialisé
Aymeric Pichevin, journaliste à Billboard et cofondateur de Home