Fermeture des Centres d’information spécialisés

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Publié le mercredi 4 juin 2014

Conformément à la décision du Conseil d’administration du 22 avril, l’Irma vient de fermer ses trois centres d’informations spécialisés par esthétiques (CIMT, CIR et CIJ), perdant ainsi ses missions d’expertise artistique.

Annoncée sur le site de l’Irma à l’issue de ce CA, cette décision a amené notre présidente à préciser « dans le cadre du rétablissement de son équilibre budgétaire après des années d’affaiblissement structurel (…), l’Irma a été conduit à redéfinir, avec le ministère de la Culture, ses priorités de mission ». Ainsi, fin mai, les trois centres d’information spécialisés — le CIMT, le CIR et le CIJ — ont donc été fermés, Pascal Anquetil et Francois Bensignor [1] licenciés et Frédéric Drewniak reclassé sur une fonction transversale liée à la qualité des fichiers de la base de données.
Les temps sont durs et on ne soulignera jamais assez l’importance du travail œcuménique réalisé par ces missions, leurs animateurs et leurs réseaux territoriaux, pour aider à la structuration du secteur au cours de ces vingt années d’exercice commun. « Un long processus de maturation  » comme nous en parlions à l’occasion de notre dixième anniversaire.

Cette fermeture a bien évidemment suscité de nombreuses réactions, à commencer par un communiqué coordonné par le SMA (Syndicat des musiques actuelles) et signé d’une quarantaine d’organisations professionnelles (fédérations, pôles, réseaux,…) du secteur des musiques actuelles. Affichant « désaccord, incompréhension et inquiétudes » sur cette disparition des centres info, elles appellent de leurs vœux « un temps de travail concerté au plan national sur la fonction de ressources et d’accompagnement » et « un rééquilibrage des moyens en faveur des musiques actuelles ».
Dans le même temps, les milieux artistiques se sont mobilisés, notamment du côté du jazz où circule une pétition initiée par Guillaume de Chassy intitulée « Non à la disparition du Centre d’information du Jazz » et exigeant « des engagements, mettant en œuvre une nouvelle politique, imaginative et concrète, toujours fondée sur l’expertise et le lien avec le terrain ». Une revendication qui n’est pas sans faire écho à celle d’une “Maison du Jazz” souhaitée depuis de nombreuses années.

Face à cette restructuration économique, le conseil de l’Irma affirme « sa volonté de se positionner dans la réorganisation du dispositif d’intérêt général d’accompagnement de la filière », ce chantier ayant été largement ouvert dans le cadre (abandonné) de la préfiguration du Centre national de la Musique que devait intégrer l’Irma aux côtés du FCM, du CNV, de l’Observatoire de la Musique, du Bureau Export et de MFA.
De fait, les missions transversales de l’Irma sont préservées et doivent connaître un développement important dans la perspective « d’un dispositif de soutien global et cohérent », besoin évoqué par la ministre de la culture dans son discours au Midem, poursuivant « je souhaite que la mission musique accompagne l’Irma afin de moderniser son modèle et de l’adapter aux nouveaux enjeux du numérique ».

L’enjeu d’un « Centre de ressources 2.0 » est une ambition partagée. Comme le disent les artistes de la GAM dans leur communiqué : « Notre environnement de création est plus propice si les partenaires qui nous entourent sont informés, formés et outillés ». Un cahier des charges récurent pour l’Irma et ses outils mutualisés (base de données, plateforme d’emploi, formation, édition, action professionnelle, étude, veille et accompagnement de l’innovation,…). Au service de l’écosystème musical dans toute sa diversité, l’équipe de l’Irma se mobilise quotidiennement pour cet objectif.
Le soutien « attentif » apporté par TPLM dans son communiqué tombé hier, va également dans ce sens. « Fédérant l’ensemble des professions, l’association Tous Pour La Musique compte sur l’Irma pour poursuivre et développer son action dans une logique transversale adaptée aux nouveaux usages » peut-on y lire.

Soyez convaincus que c’est bien à tous ces besoins que, dans la mesure de nos moyens (et de leur reconstitution), nous tentons de répondre.

[1] Nb : Les adresses mails panquetil@irma.asso.fr et fbensignor@irma.asso.fr restent opérationnelles pour joindre ces deux experts qui poursuivent leurs activités journalistiques.

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