Fermeture de Beezik : "notre métier n’est pas la musique"

Publié le vendredi 8 mars 2013

Musique enregistrée

Beezik, plateforme de téléchargement légal racheté en 2012 par eBuzzing, a annoncé cette semaine sa fermeture prochaine. En cause, la rentabilité du site, entamée selon les dirigeants par les "droits à payer aux maisons de disques."

Beezik, platefome de téléchargement légal et gratuit financé par la publicité, a annoncé sa fermeture prochaine. En cause, la rentabilité du site. Ou plutôt sa trop faible rentabilité : avec un catalogue de 8 millions de titres, 3 millions de membres, et 2 millions de téléchargements mensuels, le site est à l’équilibre. Mais les marges ne sont pas assez importantes pour le groupe eBuzzing, groupe international de communication, qui a racheté en septembre 2012 le site créé en 2009. Pourtant, en septembre dernier, Beezik avait signé un accord avec Warner pour la mise à disposition de leur ctalogue.

Jugé trop franco-français et difficilement exportable, le site n’entre plus dans la stratégie du groupe, pour qui "la complexité des négociations sur les droits pays par pays rendrait l’internationalisation d’un service comme Beezik coûteuse et problématique." Il faut dire que le modèle choisi, le téléchargement gratuit financé par la publicité, a été expérimenté sans succès par la plupart des acteurs sur le marché, qui se sont, depuis, tournés vers un système d’abonnements. Beezik choisit donc de se concentrer sur son service de distribution de vidéos publicitaires. Pierre Chappaz précise ainsi, "notre métier n’est pas la musique, nous n’avons pas de temps à perdre en négociations interminables avec les maisons de disques dans l’espoir d’obtenir un partenariat plus équilibré." Une nouvelle démonstration du fait que la musique n’est pas un business comme les autres, qui nécessite de rémunérer les créateurs sur la commercialisation de leurs œuvres….

La fermeture devrait être effective d’ici quelques semaines. Le groupe assure négocier actuellement pour que les fichiers téléchargés par les internautes ne soient pas perdus (un quart du catalogue comporte des DRM et nécessite de se connecter au moins une fois par mois pour renouveler les licences de détention des titres).


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