EditA : "un rendez-vous de la création et de ceux qui la font, la vivent ou la partagent"

Salon

Les 3 et 4 mai, la deuxième édition d’EditA, le salon dédié à la création et à l’édition musicale, se tiendra au Carreau du Temple à Paris. Isabel Dacheux, présidente d’Eifeil, qui organise ce rendez-vous, nous détaille les nouveautés de cette année.

- Edita revient cette année pour sa deuxième édition. Quel bilan avez-vous tiré de la première édition ?

La première édition a été un succès : plus de 1 000 visiteurs, une trentaine d’intervenants, des débats et ateliers très suivis, de bons retours des artistes. C’est donc logiquement que nous avons décidé de continuer l’aventure, avec une deuxième édition. Avec l’ambition de faire encore mieux !

- L’événement a-t-il aussi apporté de la visibilité à Eifeil ?

EditA a permis d’augmenter le rayonnement d’Eifeil auprès de la profession, des partenaires et des institutionnels. Cela a déclenché, dans l’année qui a suivi, de nombreuses réflexions en interne pour mener des actions culturelles. Nous faisons désormais des points réguliers sur nos actions avec le ministère de la Culture, la Région, la Ville de Paris. Cette dernière nous soutient sur la communication et nous met à disposition le Carreau du Temple. Le fait d’avoir participé au conseil parisien de la musique, en étant les seuls représentants des éditeurs, a permis d’être bien identifié par la Ville de Paris. D’où leur soutien fort. En dehors du plan media, très conséquent puisque l’on bénéficie du réseau d’affichage, de la communication auprès des bibliothèques et des écoles… D’ailleurs, de nombreux organismes de formation nous ont demandé de pouvoir venir avec leurs élèves.

- Quelles sont les nouveautés cette année ?

Il y aura plus de débats et d’ateliers, sur des sujets de fond ou d’actualité : rôle de l’éditeur, financement de la création, mais aussi le transmedia, le crowdfunding, les outils du nouveau portail Sacem, la diversité culturelle et les quotas, le grand atelier Sacem… Pour cette dernière, l’idée est d’offrir un espace de rencontre avec cette « institution », qui nous soutient depuis le début : qu’elle vienne à celle et ceux qui ne se déplacent pas pour la rencontrer le reste de l’année. Il y aura aussi deux speed meetings pour faire se rencontrer auteurs/compositeurs et éditeurs. On a déjà près d’une centaine d’inscrits ! Les partenaires et représentations professionnelles seront regroupés au sein du « manège ». On y retrouvera les stands d’Eifeil, de l’Ucmf, du Prodiss, de MMF, de Rec (incubateur de projets culturels), du Mila/Map… Il y aura aussi plus de scènes. Et nous sommes en partenariat avec l’espace Walrus, un espace bar avec trois disquaires et des points d’écoute.

- Vous avez également renforcé le travail de sensibilisation auprès des lycéens.

Tout au long de l’année, nous avons mené un travail auprès des lycéens pour les sensibiliser au droit d’auteur. Au moment du cocktail du salon, les lycéens de seconde du lycée Edgar Quinet remettront 3 prix lycéens de la création musicale : auteur, compositeur et chanson. L’année prochaine, nous y ajouterons le prix éditeur. Ils sont très réceptifs, et très curieux de connaître les rouages de la création. A partir d’une playlist de 20 chansons, on a détaillé qui étaient les auteurs, les compositeurs, les éditeurs… Tout en leur retraçant l’histoire du droit d’auteur. Ca les a passionné !

- EditA, c’est donc à la fois un salon professionnel et un espace de découverte pour le grand public ?

Ce sont deux piliers nécessaires : faire cohésion au sein de la profession, et communiquer sur les enjeux auprès du grand public. La période est primordiale. Nous sommes quand même un peu malmenés ces derniers temps : sur la question des quotas radio, sur les discussions autour du droit d’auteur en Europe, les impacts de la crise… Le message fort, c’est d’affirmer que la crise ne peut en aucun cas justifier les coups portés à la culture. Le droit d’auteur ne peut être une variable d’ajustement. Et il est important de sensibiliser et d’informer les gens. Il faut faire comprendre que derrière les grands slogans de gratuité, il y a du business. Internet est un business. Le droit d’auteur n’est absolument pas, comme on voudrait nous le faire croire, une barrière au développement du numérique et de ses usages. Il a d’ailleurs été largement pionnier dans l’adaptation au numérique. Pour oser un parallèle, personne ne songe à demander la gratuité de l’électricité quand on branche une sono ! D’où l’importance de faire se rencontrer et échanger sur le salon des jeunes, des professionnels, des amateurs, des étudiants, des musiciens… EditA, c’est un rendez-vous de la création et de tout ceux qui la font, la vivent ou la partagent. Pour rester mobilisés, et en alerte permanente pour la défendre.

- Il y aura donc une nouvelle édition l’année prochaine ?

Nous serons là en 2017 ! Nous aimerions également l’exporter dans d’autres villes de France. Nous réfléchissons à un événement à Marseille, plus léger. Il y aura donc deux EditA l’année prochaine !


Informations et programme d’EditA 2016


Publié le 29 avril 2016

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