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Publié le jeudi 28 juin 2012
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Le Snep a publié l’édition 2012 de l’Économie de la production musicale. Le syndicat y dresse un bilan complet de l’année 2011 : marché français, marché mondial, consommation de musique, lutte contre le piratage, musique et médias, acteurs de la distribution numérique, artistes qui ont marqué l’année.
Comme chaque année, le Syndicat national de l’édition musicale publie le bilan de l’année précédente. L’Économie de la production musicale 2012 présente les chiffres clés de l’année 2011, pour le marché français et le marché mondial. Le marché de gros de la musique enregistrée en France a représenté 617,2 millions d’euros, contre 642,3 millions en 2010, soit une baisse de 3,9%. Le marché numérique, en hausse de 25,7%, représente 110,6 millions d’euros, alors que le marché physique continue d echuter ( -11,5%, pour 412,6 millions d’euros). Le marché numérique affiche la plus forte progression du Top 5 mondial des marchés nationaux. Le numérique ne représente toujours qu’une part de marché réduite (21%), très inférieure aux autres pays, mais compense désormais à hauteur de 55 % la baisse du marché physique.
La France s’impose comme la championne du streaming. Il représente en effet 40 % dans le numérique (12 % aux États-Unis, 15 % au Japon et 14 % au Royaume Uni ou en Allemagne). Cette part exceptionnelle s’explique par la très forte progression de l’abonnement sur Internet (+ 197,9 %) et à celle du streaming financé par la publicité (+ 50 %, contre + 8,3 % seulement en 2010). A elle seule, la hausse globale des revenus du streaming (+ 73,6 %) a représenté l’an dernier un taux de substitution de la baisse des ventes physiques de 31,2 %, contre 16,2 % pour le téléchargement, qui ne progresse pour sa part que de 18,4 % en valeur sur un an.
Dans ce bilan de l’année 2011, le Snep présente également pour la première fois les parts de marché des différents acteurs du numérique. Sans surprise, iTunes se taille la part du lion pour le téléchargement (70,2 %), et Deezer domine largement le streaming (69 %).
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)