IRMA

Centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles

Connexion / inscription

Le panierVotre panier est vide

PUBLICITE
Accueil du site
Accueil du site > Actualités > Actualités professionnelles > EMI revendu, comment se positionne le paysage des majors ?

Voir aussi...

Publié le mardi 22 mai 2007

 
Version imprimable de cet article Version imprimable  
Disque

EMI revendu, comment se positionne le paysage des majors ?

L’affaire fait du bruit : hier, la maison de disques anglaise EMI a accepté l’offre de rachat du fonds d’investissement Terra Firma, après avoir refusé à plusieurs reprises des offres de Warner Music. Quel va être dorénavant le paysage des majors du disque ? EMI va-t-il modifier sa politique artistique ? Comment va se positionner Warner sur le marché ?

Hier, EMI a annoncé des pertes importantes sur le dernier exercice : le 3e groupe mondial de la musique enregistrée perd 263,6 millions de livres sur l’année fiscale, contre un gain de 118,1 millions l’an dernier. Son chiffre d’affaires, de 1,751 milliards de livres, perd 15,8 %.
Dans le même temps, la major a informé qu’elle acceptait l’offre de rachat du fonds de capital-investissement Terra Firma qui lui a proposé plus que ses concurrents, soit 265 pence par action, ce qui valorise le label historique des Beatles à 2,4 milliards de livres (environ 3,6 milliards d’euros). En reprenant le déficit, le rachat s’élève en fait à 3,2 milliards de livres (environ 4,8 milliards d’euros).
Les autres offres, dont celle de Warner (qui avait proposé 260 pence par action en mars), mais aussi celles des fonds Cerberus & Fortress, et One Equity Partners, ont ainsi été déboutées.

Quel sera dorénavant la politique d’EMI ?
Alors qu’elle vient d’ouvrir la voie des majors à la vente de fichiers sans DRM, la firme ne changera sans doute pas son positionnement sur ce point, souhaitant accentuer la vente numérique qui ne représente pour l’heure que 10% du chiffre d’affaires d’EMI.
L’objectif des nouveaux propriétaires est de "construire sur l’actuelle position d’EMI une des plus grandes entreprises musicales du monde". Mais avec quelle politique artistique ? Le rachat par un fonds de capital va-t-il modifier l’investissement de la major sur le développement de carrière de certains artistes ? Pour l’heure, ce rachat maintient à 4 le nombre de majors, évitant une fusion entre EMI et Warner (qui aurait pu être remise en cause par la cour européenne) et une concentration accrue du marché. Or, si Warner insistait pour reprendre EMI, c’est que respectivement en 3e et 4e position du marché mondial derrière Universal et Sony BMG, il semblait que la fusion soit la seule façon de se maintenir sur le marché…

Et si Warner n’avait pas dit son dernier mot ?
Après avoir longtemps espéré la fusion avec EMI afin de créer une troisième major à la hauteur de ses concurrents, comment va se positionner Warner ? Fragilisée, il n’est pas dit que la major ait complètement abandonné ses vues sur la firme anglaise et son fonds de catalogue important. Une dépêche Reuters annonce aujourd’hui que "le groupe américain pourrait proposer un peu plus de 265 pence par action d’ici quelques semaines. A moins que Warner n’attende que Terra Firma cède certains actifs de la maison de disque britannique ou la revende en totalité." Mais à quel prix ?
Hier, l’action EMI a fini en hausse de 9,3 % à la Bourse de Londres, soit un cours supérieur à celui de l’offre, sous-entendant que les marchés financiers croient encore possible une surenchère.

PUBLICITÉ
RRS 2.0
FOCUS DU MOIS
Article

MÉTIERS ET MARCHÉS DE LA DISTRIBUTION NUMÉRIQUE
La mutation prend forme

Avec la crise du disque, on a d’abord raisonné "transfert", les ventes numériques devant compenser la perte sur le physique. Puis, rapidement, on a bien compris que de nouveaux comportements s’installaient et que c’est une mutation globale qui allait s’opérer.
Quand Apple et iTunes ont débarqué, une révolution industrielle du téléchargement s’est engagée. De nouveaux acteurs se sont positionnés en interfaces entre le vieux et le nouveau monde.
Depuis, la distribution numérique progresse inexorablement. Elle explore les débouchés inconnus, adapte les savoir-faire aux environnements de demain et porte l’espoir d’un renouveau économique.
Entre métiers et marchés, focus sur la distribution numérique.

Interviews

"On ne peut pas forcément parler de transition"

Cinq distributeurs - Idol, Believe, Yozik, Jamendo, Toolbox - un journaliste spécialisé - Frédéric Neff et le co-fondateur d’une société de conseil - Aymeric Pichevin - évoquent pêle-mêle les joies du métier, les services monétisables, l’évolution des ventes et du streaming, l’essor des vidéos musicales, l’équilibre et les déséquilibres du marché…

- Pascal Bittard, président fondateur d’Idol
- Romain Becker, chef de projet Vidéo chez Believe Digital
- Henri Pierre, gérant de Yozik
- Pierre Gérard, cogérant de Jamendo
- Christophe Brunel, responsable de production chez Toolbox
- Frédéric Neff, journaliste et blogueur spécialisé
- Aymeric Pichevin, journaliste à Billboard et cofondateur de Home

IRMA : Centre d'information et de ressources pour les musiques actuellesInformations légalesRégie publicitaireNous contacterPlan du siteRSS 2.0