Disque d’or : nouvelles certifications à la baisse

Publié le lundi 6 juillet 2009

Musique enregistrée

Trois ans après une première baisse, le Snep a de nouveau modifié les seuils de certifications des disques d’or qui équivalent dorénavant à 50 000 exemplaires vendus. Ces distinctions suivent ainsi la décroissance du marché, sans pour autant prendre en compte les ventes sur les plateformes en ligne.

Il y a trois ans, un disque d’or équivalait à 100 000 exemplaires vendus. Après un premier abaissement à 75 000 exemplaires (lire l’article du 12 juillet 2006), le seuil d’obtention de la distinction équivaut aujourd’hui à 50 000 exemplaires.

L’ensemble des certifications est ainsi modifié :
- disque d’or = 50 000 ex.
- disque de platine = 100 000
- disque de diamant =500 000
- single d’or = 150 000
- single de platine = 250 000
- single de diamant = 400 000 Les disques et singles d’argent disparaissent des seuils.

Le parti pris du Snep est ainsi de mettre en valeur les artistes les plus vendeurs d’une époque, en s’adaptant à la conjoncture économique comme c’est le cas aujourd’hui. Par défaut, on ne pourra comparer ces distinctions dans le temps et la valeur accordée aux disques d’or suit une phase de dévaluation.
A noter (avec étonnement) que ces seuils ne prennent toujours pas en compte les ventes dématérialisées effectuées à partir des sites de ventes en ligne.

Si la décision du précédent abaissement de seuil avait envenimé les rapports entre le Snep (syndicat des majors ; qui établit les seuils) et l’Upfi (syndicat des labels indépendants), il semble que ce soit moins le cas aujourd’hui. Les indépendants déplorent l’abaissement des seuils mais savent que c’est l’un des rares moyens leur permettant d’obtenir plus de distinctions pour leurs artistes.


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