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Publié le vendredi 12 mars 2010
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Les chiffres de vente de disques en janvier 2010 confirment le ralentissement de la décroissance du marché. Mais si le nombre d’unités vendues augmentent (+4,8%), le marché enregistre une baisse en valeur de 4,7% qui s’explique probablement par une importante politique de mid price. Seul le jazz tire de nouveau son épingle du jeu.
Le baromètre mensuel des ventes de CD audio en France publié par l’Observatoire de la musique/GFK établit, pour le mois de janvier 2010, des données qui s’inscrivent dans la même dynamique que celle constatée au 3e semestre 2009 : le marché du disque est toujours en mauvaise santé, mais semble se porter moins mal que les années précédentes.
Lire l’article du 16 décembre 2009 : Marché du disque : une chute plus lente ?
Ainsi, en janvier, le marché du CD audio totalise 6,3 millions d’unités vendues, soit + 4,8% par rapport à la même période l’an passé. Le hic est que le chiffre d’affaires généré est en baisse de 4,7% pour s’établir à 72,7 millions d’euros TTC.
Ces données s’expliquent probablement par les politiques d’offre post-Noà« l où de nombreux disques ont été "soldé".
Par supports
Dans le détail, les ventes unitaires d’albums augmentent en volume sur la période de +6,6%, mais enregistrent une baisse de -4,2% en
valeur. Les ventes de singles chutent de -29,3% en volume et -33,2% en valeur. En structure de marché, le format single représente
3,3% des ventes unitaires de CD audio (-1,6 pt) pour 1,1% du chiffre d’affaires (-0,5 pt).
Par genres esthétiques
Les variétés internationales prédominent sur la période avec 33,7% de parts de marché en volume (-0,3 pt) et 31,5% en
valeur (-1,1 pt). Les variétés françaises ne totalisent que 28,8% de parts de marché en volume (-1,3 pt) et 30,6% en valeur (+0,2 pt). Le segment classique enregistre la plus forte baisse sur la période : -1,2% en volume et -14,4% en valeur. Ce segment réalise 8,3% de parts de marché en valeur, soit une perte de -1 pt. Les ventes de musiques du monde progressent de +16% en volume mais perdent -2,4% en valeur. Elles réalisent 4,6%
du chiffre d’affaires du CD audio (+0,1 pt). A noter que le segment jazz / blues réalise de très bonnes performances depuis avril 2009 et progresse en janvier 2010 de +44,4% en
volume et de +37,4% en valeur, portant ce segment à 5,7% de parts de marché en valeur, soit +1,8 pt.
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.